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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 13:30


Depuis le mois de mai 2011, Benoît XVI dispense un enseignement sur la prière à l’occasion des audiences générale du mercredi. Ce 6 septembre, son enseignement s’appuie sur le psaume 3 pour inviter les croyants à résister à l’ultime tentation : celle de perdre la foi, celle de croire que « même Dieu ne me sauve pas, même Dieu ne me connaît pas ». Car « le Seigneur protège celui qui se confie en lui ».
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© CTV - capture d’écran

C’est parce qu’ils sont le « livre de la prière » par excellence queBenoît XVI appelait déjà en juin à se laisser porter par les Psaumes. Ce mercredi 6 septembre, alors que le pape rentre à Saint-Pierre de Rome, il choisit en particulier le psaume 3 pour nourrir son enseignement sur la prière.

« Seigneur, qu’ils sont nombreux mes oppresseurs, nombreux ceux qui se lèvent contre moi, nombreux ceux qui disent de mon âme :"Point de salut pour elle en son Dieu !" » crie ici le psalmiste, que la tradition identifie à David forcé de fuir son fils Absalom pour sauver sa vie. Une situation tragique, souligne-t-il : « Une multitude s’approche et s’insurge contre lui, engendrant une peur qu’amplifie la menace, la faisant apparaître encore plus grande et terrifiante ».

Mais David (ou le psalmiste) répond de manière exemplaire : il « ne se laisse pas vaincre par cette vision de mort, il maintient fermement sa relation avec le Dieu de la vie et s’adresse tout d’abord à lui pour rechercher de l’aide. »

 

La dernière et la plus grande tentation : celle de perdre la foi

Pourquoi Benoît XVI choisit-il de commenter ce psaume ? Parce qu’il « nous touche très personnellement : dans de nombreux problèmes, nous sommes tentés de penser que même Dieu ne me sauve pas, ne me connaît pas, qu’il  n’en a peut-être pas la possibilité. C’est l’extrême tentation : celle de perdre la foi, de perdre la confiance dans la proximité de Dieu. La tentation contre la foi est l’ultime agression de l’ennemi, et c’est à cela que nous devons résister. »

 

Dans notre prière, la certitude de la présence de Dieu

Face à ses ennemis qui « nient que Dieu puisse l’aider », l’auteur du psaume invoque le Seigneur, « l’appelle par son nom, s’adresse à lui en un tutoiement emphatique, qui exprime un rapport stable, solide, et qui contient en soi la certitude de la réponse divine : "Mais toi, Seigneur, mon bouclier, ma gloire, tu tiens haute ma tête. À pleine voix, je crie vers le Seigneur ; il me répond de sa montagne sainte. Et moi, je me couche et je dors ; je m’éveille : le Seigneur est mon soutien. Je ne crains pas ce peuple nombreux qui me cerne et s’avance contre moi" ».

 

L’homme crie, Dieu répond

Le psalmiste livre là une clé de la prière : celle de la confiance en Dieu, de la foi. En soi, la prière délivre de la peur. Benoît XVI le décrit en détail : « Le Seigneur est aide, défense, salut ; comme un bouclier, il protège celui qui se confie à lui, et il lui fait relever la tête, dans le geste de triomphe et de victoire. L’homme n’est plus seul, ses ennemis ne sont pas imbattables comme ils le semblaient. Car le Seigneur écoute le cri de l’opprimé et répond du lieu de sa présence. L’homme crie, dans l’angoisse, dans le danger, dans la douleur ; l’homme demande de l’aide, et Dieu répond. »

 

La dialectique de la prière et la clé de l’histoire du salut

« Ce mélange du cri humain et de la réponse divine est la dialectique de la prière et la clef de lecture de toute l’histoire du salut, continue le Saint-Père. Crier signifie poser un geste de foi dans la proximité et dans la disponibilité de Dieu. La prière exprime la certitude de la présence divine, déjà éprouvée, et en laquelle on croit. Cette présence se manifeste en plénitude dans la réponse salvifique de Dieu ».

« Que le Seigneur nous donne foi, qu’il vienne en aide à notre faiblesse et qu’il nous rende capable de croire et de prier dans l’angoisse, dans les nuits douloureuses du doute et dans les longs jours de douleur, en nous abandonnant avec confiance à lui, qui est notre "bouclier" et notre "gloire" » conclut Benoît XVI.

Saluant les pèlerins français de passage à Rome, il résume ainsi sa pensée : « Dieu est toujours proche, il écoute, répond et sauve. Qu’il vienne en aide à notre faiblesse et nous rende capables de croire et de prier, en nous abandonnant à lui avec confiance ! »

Sybille d’Oiron, avec Zenit


Version intégrale de l'audience générale traduit en français par Zenit.

 

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