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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 07:50

Exposition.
Fra Angelico, la grâce faite peinture
Joséphine de Varax le vendredi, 04/11/2011
dans Actualités
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Jamais aucune grande exposition n’avait été consacrée en France à Fra Angelico. Le musée Jacquemart-André vient combler ce manque en exposant près de 25 œuvres du peintre-moine et autant provenant d’artistes l’ayant influencé, offrant ainsi au public une synthèse exceptionnelle de ce qui fait la spécificité de son art.
Florence, au début du XVe siècle, est en plein essor économique. De cette prospérité naissent de nombreux chantiers architecturaux et un climat artistique en ébullition. Si les débuts de la vie de Guido di Pietro, futur Fra Angelico, ne sont pas bien connus, il est certain qu’il a été fortement influencé par le bouillonnement économique, culturel et religieux de l’époque. Formé dans l’atelier du moine Lorenzo Monaco, l’éducation artistique de Guido s’est faite au moment le plus intense et qualitativement le plus élevé du gothique tardif. Ses premières œuvres, exposées au musée Jacquemart-André, notamment les très belles Thébaïdes, montrent l’influence du maître sur l’élève : très vite, il apprit à maîtriser ce style brillant, raffiné, caractérisé par la délicatesse des courbes, l’éclat de l’or et des couleurs. « Il aurait pu fort confortablement demeurer dans le monde et ajouter à sa fortune tout ce qu’il aurait voulu par la pratique de ces arts qu’il posséda à fond dès son jeune âge ; mais il était par nature porté vers la douceur et la bonté ; pour son bonheur et sa tranquillité, et surtout pour le salut de son âme, il préféra se faire religieux chez les frères prêcheurs » écrit Vasari dans ses Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes. Guido devient donc Fra Giovanni – le père Domenico da Corella, prieur de Santa Maria Novella, lui adjoindra après sa mort le qualificatif d’Angelico – dans le couvent de l’observance dominicaine de Fiesole, qui prônait le retour aux règles d’origine de l’ordre et appelait à une plus grande spiritualité. Spiritualité dont Fra Angelico, fidèle à l’idéal dominicain, et habité par une foi profonde, fera la matière même de ses œuvres.
Au cœur de cette agitation artistique, une nouvelle génération d’artistes voyait le jour. Désireux de rompre avec les traditions picturales de l’époque, ils tentaient de placer l’homme au centre de leurs compositions, introduisant dans leurs œuvres une perspective que l’œil humain appréhendait plus facilement. Au long des années 1420-1430, Fra Angelico, à la suite de Paolo Uccello et de Masaccio, intégra à son art de nombreuses innovations, tout en les adaptant à sa vision profondément religieuse de l’art. La manière dont il arriva à concilier la technique et la finesse acquises auprès de Monaco, les acquis de la perspective et d’une certain réalisme humain ou architectural, mais aussi le caractère contemplatif de ses œuvres firent de lui un maître incontesté pour ses contemporains. Sa renommée ayant dépassé Florence, Fra Angelico s’entoura d’assistants comme Zanobi Strozzi ou Benozzo Gozzoli. Vers 1436, il commença la décoration du couvent de San Marco, son œuvre majeure, évoquée dans l’exposition par un film. Il travailla ensuite à Rome pour deux papes, avant de s’éteindre en 1455, ayant toujours refusé les honneurs, fidèle à son vœu de pauvreté.
« Ce bienheureux est unique dans l’histoire de l’art. Peindre, pour lui, c’est faire oraison… les formes lui servent de paroles, et les couleurs sont sa musique », écrit André Suarès après avoir admiré les œuvres de « cet ange de l’art ». Vasari relate en effet que Fra Angelico ne prenait jamais son pinceau avant d’avoir prié et ne pouvait représenter le Christ en croix « sans avoir le visage baigné de larmes ». Le thème le plus cher à Fra Angelico, largement présenté au musée Jacquemart-André, est celui de la Vierge d’humilité (en photo, celle du musée de Turin). Cette image de la Vierge, plus simple et humaine était en accord avec la grande spiritualité et la douceur de la peinture de l’artiste qui a mis toute sa virtuosité dans ses représentations de la mère de Dieu, en particulier dans Le Couronnement de la Vierge. Mais c’est dans l’Armoire des ex-voto d’argent, point d’orgue de l’exposition, que l’on peut admirer la peinture de Fra Angelico à son apogée, tant picturale que théologique : le subtil mélange des procédés artistiques gothiques et modernes est entièrement mis au service du message spirituel qui a toujours habité la vie du peintre. L’intériorité et la modernité de l’art de Fra Angelico ont traversé les âges : il est béatifié en 1982 par Jean-Paul II qui tenait enfin à « le placer dans une lumière particulière au sein de l’Eglise de Dieu, à laquelle il ne cesse de parler aujourd’hui encore à travers son art céleste ». Joséphine de Varax
Fra Angelico et les Maîtres de la lumière, jusqu’au 16 janvier 2012. Musée Jacquemart-André, 158, boulevard Haussmann, 75008 Paris. Tous les jours, de 10h à 18h. Tél. : 01.45.62.11.59 ou www.expofraangelico.com
Catalogue publié par Culturespaces/Fonds Mercator, 240 pages, 45 €.

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