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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 05:28

Qui pense encore à tremper sa main dans le bénitier en entrant dans une église, ou à garder chez soi de l’eau bénite pour un usage personnel ou familial ? Pourtant, ce sacramental a toute sa place dans la vie quotidienne du chrétien. Explications.

Zoom

Elle coule, elle coule, l’eau bénite, entre deux excès : certains en font une consommation abusive, lui prêtant des pouvoirs pseudo-magiques, et s’en servant surtout pour « lutter contre » les démons, les maladies, les influences néfastes… Dans son livre L’Eau bénite – Histoire et spiritualité, l’abbé Marc-Antoine Fontelle rapporte comment des prêtres voient ainsi se vider anormalement vite les bénitiers de leur église ; ou note l’emploi de pulvérisateur, pour une protection complète et efficace des maisons contre le démon. Sans parler de ces « accrocs du bénitier », qui cuisinent ou se douchent à l’eau bénite (sic), pour éviter d’être empoisonné, lutter contre les maladies ou les tentations, ou se purifier après une mauvaise rencontre.

De tels abus font office de repoussoir. Ainsi, Magdalena a été « vaccinée à vie » par sa grand-mère, qui « s’en servait à tout bout de champ de façon machinale, à la limite de la superstition ». Ils versent aussi de l’eau (pas bénite, celle-là) au moulin de ceux qui – autre excès – veulent la chasser du lac de la pratique religieuse : elle ferait partie des résidus d’un passé obscurantiste et révolu. Mais prenons garde à ne pas la jeter trop vite avec l’eau (et les grenouilles) de ce bain-là.

Contre le démon

En effet, l’eau bénite, c’est-à-dire l’eau bénie par un prêtre, et son usage dans la liturgie ou la vie chrétienne, font partie des sacramentaux : les rites ou signes – tels que les bénédictions, consécrations, autels, médailles… – institués par l’Église pour l’obtention de grâces particulières. Il s’agit d’aider les fidèles dans leur vie quotidienne : protection des personnes ou des lieux, combat contre les tentations… Plus largement, pour aider le chrétien à être fidèle à la grâce de son baptême, et à devenir un saint. S’appuyant sur le Catéchisme de l’Église catholique, l’abbé Fontelle rappelle les fruits liés à l’usage de l’eau bénite, parmi lesquels la rémission des péchés véniels et l’éloignement des démons (saint Thomas d’Aquin précise d’ailleurs que c’est le sacramental idoine dans ce dernier cas).

Eau bénite, pas « potion bénix » !

Mais attention : l’eau bénix n’est pas une potion magique. Son efficacité, qui procède de la passion et de la résurrection du Christ, dépend des bonnes dispositions de l’utilisateur : humilité, mais aussi foi, espérance et charité, qui mettent en relation directe avec Dieu. Ainsi, se signer avec un peu d’eau bénite n’entraîne pas automatiquement la rémission des fautes vénielles : encore faut-il les reconnaître et en avoir la contrition. Dans ce cas, d’ailleurs, l’usage de l’eau bénite ne dispense pas du recours, fréquent, au sacrement de réconciliation. À noter aussi : les grâces demandées, telles que les guérisons, doivent correspondre au dessein de Dieu. Attention enfin à ne pas se limiter au seul geste (signe de la croix, onction…) mais à l’accompagner d’une prière, même brève, ou au moins d’une prise de conscience de ce que l’on fait. Essentiel pour ne pas tomber dans l’automatisme.

« Dans ces conditions, l’eau bénite peut, et même doit, retrouver sa – juste – place dans la vie chrétienne, comme l’encourage d’ailleurs le concile Vatican II », souligne le Père Fontelle. Pourquoi, par exemple, ne pas veiller à en user au seuil de chaque eucharistie dominicale, pour y entrer purifié et restauré dans notre dignité baptismale ? Pourquoi, aussi, ne pas la réintroduire dans les maisons, où elle a eu sa place (au creux de petits bénitiers) pendant de nombreux siècles ? On pourrait ainsi en user, par exemple, lors de la prière, personnelle ou familiale, ou encore pour bénir les enfants, au moment du départ à l’école, ou du coucher.

Élisabeth de Baudoüin

Quatre saints parlent de l’eau bénite

 

« Pour faire votre prière comme il faut, il faut prendre de l’eau bénite, afin d’éloigner de vous le démon, et faire le signe de la croix, en disant : "Mon Dieu, par cette eau bénite et par le sang précieux de Jésus-Christ votre Fils, lavez-moi, purifiez-moi de tous mes péchés". Il faut bien nous persuader que si nous le faisons avec foi, nous effacerons tous nos péchés véniels. »
Saint Curé d’Ars


« Quand on dit que la bénédiction de l’évêque et l’eau bénite effacent les péchés véniels, ce n’est pas en vertu de la bénédiction, mais en vertu de l’acte d’humilité que l’on fait en la recevant, et en vertu du retour que nous faisons de notre esprit en Dieu ».
Saint François de Sales


« Il est bon d’avoir toujours de l’eau bénite en sa maison, auprès de son lit, afin d’en prendre au soir en se couchant et au matin en se levant, et quand on sent quelque tentation ou peine d’esprit ».
Saint Jean Eudes



« Il n’y a rien de plus efficace que l’eau bénite pour repousser les démons et les empêcher de revenir… pour moi, j’en éprouve une consolation très particulière et très sensible lorsque j’en prends. Et je l’affirme, elle me fait éprouver d’ordinaire un bien-être que je ne saurai exprimer, et une joie intérieure qui fortifie toute mon âme. »


Sainte Thérèse d’Avila

 

 

 

É. de B.

Source : Famille Chrétienne

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Published by paroisse.bligny - dans Presse
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