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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 06:15
 
Mariage du prince Andrew et béatification de Jean-Paul II : le week-end dernier a réuni des millions de téléspectateurs autour de deux évènements aussi populaires qu’historiques. Espérons que, de la même manière, le huit-centième anniversaire de la cathédrale de Reims et de son ange au sourire saura rappeler à la France son unité autour du christianisme.

Des commentateurs avisés ont déjà souligné la conjonction heureuse du calendrier qui a fait se réunir, à quelques jours d’intervalle, des milliards de personnes – via la télévision – autour des images spectaculaires d’un mariage princier et de la béatification d’un pape. On peut adopter une légitime distance face à ces « foules sentimentales », on peut aussi y déceler en creux un désir plus noble, celui de fixer nos regards sur quelque chose qui nous dépasse, sur le plan spirituel ou temporel.

En France, il faut espérer que le huitième centenaire de la construction de la cathédrale de Reims produise la même attraction, pour ce joyau gothique qui compte ordinairement 1 million et demi de visiteurs par an. Car la cathédrale Notre-Dame n’incarne-t-elle pas à merveille cette unité nationale tant recherchée, et qui traverse les siècles et les appartenances ?

De Clovis à nos jours, tous s’y sont reconnus, jusqu’au Parti communiste dans les années 1950, rendant hommage à Jeanne d’Arc comme héroïne nationale, elle qui, pourtant, convainquit le roi Charles VII de se faire sacrer à Reims ! N’oublions pas non plus qu’après la guerre, le premier voyage officiel du chancelier Adenauer, en 1962, s’est achevé par une messe dans la cathédrale rémoise, en présence du général de Gaulle, scellant ainsi la réconciliation franco-allemande

 

«  C’est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l’aube qui poindra »

Mémoire de foi, mémoire de la France, toutes les deux indéfectiblement liées, comme le rappelait Jean-Paul II lors de sa venue à Reims, en 1996, pour le 15e centenaire du baptême de Clovis. Dressant un vaste bilan de l’histoire spirituelle française et de ses nombreux saints, le pape affirmait alors que, malgré les « temps obscurs » et les « infidélités », « toute traversée de l’épreuve est un appel pressant à la conversion et à la sainteté ». Et il ajoutait : «  C’est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l’aube qui poindra ».

C’est sans doute en raison de cette espérance qu’apparaît le sourire mystérieux de cet ange de la cathédrale rémoise, lui qui a échappé à la destruction, au déluge de feu de la Première Guerre mondiale. Par la grâce de cet anniversaire, il apparaît en majesté sur la façade de la cathédrale, elle-même rendue à sa polychromie originelle dans un spectacle donné tous les soirs de l’été. Tandis que l’actualité politique bruisse déjà des inévitables divisions engendrées par la grande bataille électorale de 2012, sachons savourer la leçon de l’ange et la saveur des (trop rares) moments d’unité que notre pays sait encore s’offrir.

 

Source : Famille Chrétienne

 
Mariage du prince Andrew et béatification de Jean-Paul II : le week-end dernier a réuni des millions de téléspectateurs autour de deux évènements aussi populaires qu’historiques. Espérons que, de la même manière, le huit-centième anniversaire de la cathédrale de Reims et de son ange au sourire saura rappeler à la France son unité autour du christianisme.

Des commentateurs avisés ont déjà souligné la conjonction heureuse du calendrier qui a fait se réunir, à quelques jours d’intervalle, des milliards de personnes – via la télévision – autour des images spectaculaires d’un mariage princier et de la béatification d’un pape. On peut adopter une légitime distance face à ces « foules sentimentales », on peut aussi y déceler en creux un désir plus noble, celui de fixer nos regards sur quelque chose qui nous dépasse, sur le plan spirituel ou temporel.

En France, il faut espérer que le huitième centenaire de la construction de la cathédrale de Reims produise la même attraction, pour ce joyau gothique qui compte ordinairement 1 million et demi de visiteurs par an. Car la cathédrale Notre-Dame n’incarne-t-elle pas à merveille cette unité nationale tant recherchée, et qui traverse les siècles et les appartenances ?

De Clovis à nos jours, tous s’y sont reconnus, jusqu’au Parti communiste dans les années 1950, rendant hommage à Jeanne d’Arc comme héroïne nationale, elle qui, pourtant, convainquit le roi Charles VII de se faire sacrer à Reims ! N’oublions pas non plus qu’après la guerre, le premier voyage officiel du chancelier Adenauer, en 1962, s’est achevé par une messe dans la cathédrale rémoise, en présence du général de Gaulle, scellant ainsi la réconciliation franco-allemande

 

«  C’est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l’aube qui poindra »

Mémoire de foi, mémoire de la France, toutes les deux indéfectiblement liées, comme le rappelait Jean-Paul II lors de sa venue à Reims, en 1996, pour le 15e centenaire du baptême de Clovis. Dressant un vaste bilan de l’histoire spirituelle française et de ses nombreux saints, le pape affirmait alors que, malgré les « temps obscurs » et les « infidélités », « toute traversée de l’épreuve est un appel pressant à la conversion et à la sainteté ». Et il ajoutait : «  C’est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l’aube qui poindra ».

C’est sans doute en raison de cette espérance qu’apparaît le sourire mystérieux de cet ange de la cathédrale rémoise, lui qui a échappé à la destruction, au déluge de feu de la Première Guerre mondiale. Par la grâce de cet anniversaire, il apparaît en majesté sur la façade de la cathédrale, elle-même rendue à sa polychromie originelle dans un spectacle donné tous les soirs de l’été. Tandis que l’actualité politique bruisse déjà des inévitables divisions engendrées par la grande bataille électorale de 2012, sachons savourer la leçon de l’ange et la saveur des (trop rares) moments d’unité que notre pays sait encore s’offrir.

 

Source : Famille Chrétienne

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