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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 19:07

En ville comme à la campagne, la bénédiction du buis reste un rituel apprécié, dont l’Église mesure l’importance, dans un contexte de baisse de la pratique religieuse

 

 

Aspersion lors de la célébration des rameaux en l'église Notre-Dame d'Espérance, à Paris (Photo : Corinne SIMON/CIRIC).

Le jugement de Claudine, 73 ans, est sans appel : les messes ordinaires lui paraissent « tristes et sans intérêt ». Même Pâques ne la fait plus se déplacer. Mais, ce dimanche 17 avril, elle se rendra dans sa paroisse de Metz pour la célébration des Rameaux. À l’image de nombreux Français pour lesquels la bénédiction du buis reste l’un des derniers rites, comme la messe de minuit.

Et ce n’est pas « langue de buis » que d’affirmer que les paroisses rivalisent aujourd’hui d’inventivité pour perpétuer une tradition qui résonne toujours dans l’inconscient collectif. « Comme dans le temps, c’est une belle célébration chantée, qui a du sens », s’exclame Claudine, impatiente de trouver un brin tout frais à rapporter chez elle.

« Pour moi, les Rameaux, c’est Jésus monté sur un âne qui entre dans Jérusalem triomphant. Enfant, je voulais servir Jésus, comme ce petit âne. Glisser mes brins de buis dans les crucifix, c’est une façon d’accueillir Dieu dans ma maison », confie de son côté Marie, 61 ans, fidèle de la Meuse.

Les 30-40 ans ont gardé la tradition du brin de buis

À Nancy, David, étudiant de 21 ans, accorde un sens particulier à cette « fête populaire », à laquelle il est très attaché. Comme les autres années, il distribuera du buis à ses proches.

Depuis trois ans, l’entrée dans la Semaine sainte est aussi devenue un moment fort pour la jeunesse de son diocèse : la pastorale des jeunes y organise une « marche des Rameaux » pour les 15-30 ans. « Cette année, ce sera notre principal rendez-vous avant les JMJ », explique ce chef scout, responsable de l’aumônerie étudiante. Deux cent cinquante personnes sont attendues dimanche à Nancy.

En milieu rural aussi, cette date s’impose de plus en plus comme un moment clé de l’année : « Dans une paroisse de 52 clochers, les personnes âgées ne peuvent pas participer à l’eucharistie tous les dimanches, mais, pour les Rameaux, elles trouvent généralement quelqu’un pour les emmener, et la génération des 30-40 ans, qui ne pratique plus, a gardé la tradition du brin de buis et y envoie ses enfants », observe le P. Jacques Heinrich, curé de Contrexéville (Vosges).

«Le rameau symbolise le printemps plus fort que l’hiver»

Bien qu’il note un peu moins de participants depuis quelques années, il dit percevoir « un intérêt pour la Semaine sainte, qui garde son importance dans l’esprit de nombreux baptisés ». Aussi n’hésite-t-il pas, quand la météo est propice, à appuyer cette dimension festive en bénissant les rameaux à l’extérieur, d’autant que certains n’assistent pas à la suite de la messe…

Vouent-ils à ce rameau une croyance superstitieuse ? « Je ne crois pas, mais nous vivons dans un milieu rural où l’on mettait jadis du buis dans les étables pour protéger les bêtes. Ils ont gardé ce souvenir », analyse le prêtre.

Lorsqu’il était curé de l’ensemble paroissial Saint-Aventin en Dunois, dans la Beauce, le P. Jean-Marie Lioult, aujourd’hui à Dreux, a lui aussi pu constater la vivacité de ces coutumes : « Comme à la Toussaint, les gens sont attachés à une célébration qui les renvoie aux questions essentielles. Le rameau symbolise le printemps plus fort que l’hiver, la vie qui transcende la mort. »

Les participants agiteront toutes sortes de branchages verdoyants

Après la célébration, beaucoup se rendent au cimetière pour déposer leur brin de buis sur la tombe d’un défunt. « Tout l’enjeu est d’évangéliser ces pratiques », reconnaît le P. Lioult.

Responsable de la communauté des clarétains de Narbonne, dans l’Aude, le P. Benoît Cayuela souhaite clairement « sortir du folklore religieux ». Les Rameaux, souligne-t-il, ne doivent pas être seulement une belle cérémonie, mais une occasion de susciter une réflexion, de permettre de « découvrir le sens de la vie, une rencontre avec le Messie, quelqu’un qui nous dit : “Tu comptes pour moi.” »

Sa communauté anime deux églises situées à l’est de la ville, près de la gare ferroviaire. Le P. Cayuela célébrera les Rameaux à Sainte-Bernadette, au cœur d’un quartier populaire, avec de jeunes familles. « Nous avons la chance de disposer d’un parking. Nous accueillerons donc la procession à l’extérieur, pour nous rappeler l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et ce mouvement de foule qui va vers l’église pour accueillir le Christ. » Dans la procession, les participants agiteront toutes sortes de branchages verdoyants : feuilles de palme, branches d’olivier, de buis ou de laurier.

«Une manière de réinventer la proximité de l’Église»

Bien sûr, le P. Cayuela se demande si ces paroissiens occasionnels reviendront les dimanches suivants : « Je ne connais pas la réponse. Ma mission est de mettre un peu de sel dans cette célébration, de leur donner le goût de chercher le Christ dans leur vie. »

Après le mot d’accueil, la célébration se poursuivra par la longue lecture de la Passion. « Tout ce récit dramatique de l’arrestation et de la mort du Christ est prenant. J’aimerais permettre aux participants de se rendre compte que la Passion est le résultat de l’amour que le Sauveur porte à l’humanité et donc à chacun d’entre nous. »

Dans certaines paroisses du diocèse de Chartres, des célébrations sur mesure sont proposées à ces fidèles d’un jour : une liturgie de la Parole, suivie d’une bénédiction des rameaux, mais sans eucharistie. La veille au soir, des équipes de laïcs sont envoyées dans leurs villages par le curé.

« Les messes sont maintenues dans les églises centrales, mais nous nous efforçons aussi d’assurer une célébration dans chaque église. Ceux pour qui la messe est secondaire ont aussi le droit de recevoir la Parole de Dieu », fait valoir le P. Lioult. Plus que tout, ces célébrations locales sont pour lui « une manière de réinventer la proximité de l’Église », sur des territoires de plus en plus vastes.

Source : http://www.la-croix.com

 

François-Xavier MAIGRE, avec Élise DESCAMPS (à Metz) et Anne-Isabelle SIX (à Montpellier)

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Published by LN - dans Carême
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