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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 12:35

 

Toute l'année liturgique est constellée de fêtes en l'honneur de Marie. Chacune d'elles nous fait entrevoir un aspect de la Mère de Dieu.

http://www.latinistes.ch/Textes-scripta/Annee_liturgique/annonciation.jpg

"Si tu te vois balloté dans le courant de ce siècle, écrit Saint Bernard, au milieu des orages et des tempêtes, si les vents de la tentation s'élèvent, si tu rencontres les récifs des tribulations, regarde l'étoile, invoque Marie!".

 

Les fêtes de la Sainte Vierge sont comme des lumières, des phares éclairant la nuit. Ces jours-là, il y a grande joie dans le Ciel mais il y a surabondance de grâces sur la terre; alors ouvrons nos coeurs pour les recevoir, nous laisser combler de bienfaits! Nous les connaissons d'avance : c'est comme l'horoscope des âmes mariales... L'Eglise les classe en quatre catégories : les solennités, les fêtes, les mémoires obligatoires et les mémoires facultatives.

 

Les solennités de la Vierge Marie

 

L'Immaculée Conception (8 décembre)

 


  La tradition nous rapporte qu'après de longue année de stérilité, sainte Anne retrouva son époux saint Joachim, qui s'était retiré sur la montagne depuis quelques mois. Leur rencontre, pleine de joie, eut lieu à la Porte Dorée à Jérusalem. L'un et l'autre avaient été avertis par un ange qu'en réponse à leurs instantes prières une enfant leur serait donnée "qui serait honorée sur la terre jusqu'à la fin des siècles".

 

Cette Conception de Marie était déjà fêtée dans les débuts de l'Eglise puisqu'on en trouve mention sur un calendrier de marbre du IXème siècle découvert à Naples.

 

Dès les premiers siècles du christianisme, les Pères de l'Eglise ont enseigné que Marie fut conçue immaculée, c'est-à-dire avec le privilège exceptionnel d'être préservée du péché originel. "Il fallait que la mère du Christ fut le plus possible digne de lui, et elle ne l'aurait pas été si elle avait un seul instant été sujette à l'emprise du péché".

 

Au XIIème siècle, sous l'influence de saint Anselme, abbé du Bec Hellouin, on fêtait déjà en Normandie l'Immaculée Conception de la Vierge Marie. Ce courant s'étendit bientôt à d'autres régions de France, puis à  Rome, où cette fête fut instituée officiellement en 1477.

 

Le 8 décembre 1854, le Pape Pie IX proclama solennellement comme vérité de la foi catholique le dogme de l'Immaculée Conception. Le curé d'ars en fut si heureux que les cloches de son église sonnèrent à toute volée ce jour-là, si longtemps et si vigoureusement que tous crurent à un incendie!

 

 

Il est remarquable que ce soit sous ce nom ("Je suis l'Immaculée Conception") que la Vierge Marie ait choisi de se présenter, quatre ans plus tard, à Bernadette de Lourdes, en 1858. "Cette solennité nous remplit de joie en célébrant la grandeur de la seule créature de notre race qui a retrouvé par avance la perfection primitive".

En effet, par son immaculée conception, la Vierge Marie nous rappelle notre vocation à la sainteté, notre dignité, et ravive notre désir d'imiter sa pureté qui lui a permis de donner Jésus au Monde.

 

Sainte Marie Mère de Dieu (1er janvier)

 

Au début du Vème siècle, Nestorius, patriarche de Constantinople, se mit à répandre son idée qu'en Jésus-Christ il y avait deux personnes, divine et humaine, et que la Sainte Vierge étant seulement la mère de la personne humaine, ne pouvait être appelée mère de Dieu. Le Concile d'Ephèse se réunit en 431 et, en réponse à l'hérésie nestorienne qui commençait à se répandre, proclama solennellement la maternité divine de Marie, désignée comme "Théotokos", c'est à dire Mère de Dieu.

 

Mais déjà un siècle avant, la plus ancienne prière à Marie que nous connaissons (Sub tuum praesidium) puisqu'elle figure sur un manuscrit du IIIème siècle trouvé près d'Alexandrie, invoque la protection de la "Sainte Mère de Dieu".

Pour l'associer à la joie de la naissance du sauveur, une première fête mariale était célébrée dès le VIème siècle à Rome à l'octave de Noël, le 1er janvier. Un peu éclipsée plus tard par les autres grandes fêtes de la Sainte Vierge, elle revint à l'honneur en 1931 à l'occasion du 1500ème anniversaire du Concile d'Ephèse : le pape Pie XI donna alors à la fête de Marie Mère de Dieu le rang de solennité et décida de l'étendre à l'Eglise universelle.

Depuis que Jésus nous a confiés à la Sainte Vierge au pied de la Croix, elle est non seulement la Mère de Dieu mais aussi la nôtre.

Comblée de grâces par l'Esprit Saint, elle veille sur nous, intercède pour nous, nous conduit à Jésus.

Le premier de l'année, devant ce nouveau calendrier encore plein de mystère, nous nous confions à elle et nous mettons sous sa maternelle protection.

 

 

L'annonciation (25 mars)

 

On pourrait presque dire que cette fête est pour nous le commencement de tout. Par le "Fiat" (Que cela soit ainsi) de la Vierge Marie, le salut est entré dans le monde, Jésus vient "habiter parmi nous" pour nous sauver, l'obéissance de Marie vient réparer la désobéissance d'Eve.

 

L'Annonciation

 

Lange Gabriel entre chez la Sainte Vierge et lui dit : "Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous." C'est le premier "Je vous salue Marie" du monde.

L'Annonciation est l'annonce faite à la Vierge marie qu'elle a été choisie par Dieu, mais c'est aussi, en conséquence de son "Fiat", la conception virginale de Jésus (Jésus conçu en une vierge), à ne pas confondre avec l'Immaculée Conception (Marie conçue sans le péché originel).

Cette grande fête veut faire ressortir la gloire qui revient à la Vierge Marie d'avoir été choisie pour être la mère du Sauveur. La fête de l'Annonciation, célébrée dès les premiers temps, peut être vraiment considérée comme d'origine apostolique. Les premiers chrétiens eux-mêmes avaient aussi une grande vénération pour cette visite de l'ange Gabriel à Marie, comme on le voit dans les catacombes de Priscille, à Rome où on trouve déjà une représentation.

Au début du IVème siècle, sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, fit construire une basilique à l'endroit supposé de la maison de la Vierge Marie à Nazareth où l'on fêtait l'Annonciation.

De là, cette grande fête de la Sainte Vierge, célébrée pendant le temps de l'avent, se répandit dans toute la chrétienté. http://voyagesenduo.com/italie/images/rome/rome_antique_carte_ephese.jpg

C'est à Ephèse au VIème siècle qu'elle fut transférée au 25 mars, neuf mois avant la naissance de Jésus.

Lorsqu'elle tombe pendant la Semaine sainte, ce qui arrive de temps à autre, elle est reportée au lundi suivant l'octave de Pâques.

Au grand sanctuaire mariale du Puy-en-Velay, la coïncidence du 25 mars avec le Vendredi saint marque le début d'un grand Jubilé.

 

 

L'Assomption (15 août)

 

C'est la plus grande des fêtes instituées en l'honneur de la Vierge Marie. En ce jour, nous célébrons sa montée au Ciel, en son âme et en son corps, transporté dans la gloire par les anges. La mort étant la conséquence du péché, il est juste que celle sui porta le Verbe incarné et qu'aucun péché ne souilla jamais ait été exemptée de la corruption corporelle de la mort.

Dès les premiers siècles on célébra une fête de la "Dormition" de la Sainte Vierge.

 

On ne peut affirmer avec certitude où eut lieu cet évènement, peut-être à Jérusalem où était vénéré un "tombeau" de la Vierge, peut-être plus vraisemblablement à Ephèse où vivait saint Jean qui, depuis la mort de Jésus sur la Croix, devait veiller sur la Vierge Marie.

Les révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, corroborés par une antique et solide tradition locale ainsi que des découvertes archéologiques, donnent à penser que l'Assomption  de la Sainte Vierge eut bien lieu à Meryem Ana, sur une colline au-dessus d'Ephèse.

L'Assomption de Marie est rapportée dans les  écrits apocryphes de saint Jean l'Evangéliste qui dut en être témoin; mais  c'est devenu  un article de la foi de l'Eglise depuis que le pape Pie XII, le 1er novembre 1950, a déclaré comme dogme que "l'Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été enlevée en corps et en âme à la gloire céleste".

La belle coutume de faire le 15 août une procession en l'honneur de la Sainte Vierge est très ancienne (VIIème siècle). En France, cette procession se déroule pour accomplir le voeu du roi Louis XIII qui, en 1638, consacra son royaume à Marie. Notre Dame de l'Assomption est patronne principale de la France. 

 

Les fêtes de la Vierge Marie

 

La Présentation de Jésus au Temple (2 février)

 


 

Dans le calendrier dit de saint Pie V, l'intitulé de cette fête ajoute : " et la Purification de la Sainte Vierge". En effet, la loi juive avait deux exigences :  d'une part, elle considérait que comme tout enfant premier-né appartenait au Seigneur, il devait être présenté au sanctuaire quarante jours après sa naissance, et racheté par une offrande. D'autre part, une femme ayant accouché d'un garçon n'avait pas le droit de se présenter au sanctuaire avant quarante jours, temps nécessaire à sa purification. Elle devait en outre offrir un agneau en sacrifice (ou deux tourterelles pour les moins riches).

 

La Sainte Vierge et l'Enfant Jésus n'avaient évidemment nul besoin de satisfaire à ces obligations. Cependant, par humilité et obéissance, et peut-être pour rappeler que toute vie est un don de Dieu, la Vierge Marie se soumet à cette loi et c'est ainsi qu'en ce jour la Sainte Famille se dirige vers le Temple de Jérusalem pour accomplir ces préceptes de la loi de Moïse.

Poussé par l'Esprit Saint, le vieillard Siméon vient aussitôt vers l'Enfant Jésus en qui il reconnait "la lumière pour éclairer les nations". En Orient, on donne à cette fête le beau nom de "Rencontre". Chez nous, la tradition populaire l'appelle souvent "Chandeleur" à cause de cette belle et si ancienne coutume de la procession des chandelles (cierges), en écho aux mots du vieillard Siméon : "lumière du monde". Jésus est bien, en effet, notre lumière et lorsque nous avançons avec ces cierges à la main, il dissipe devant nous les ténèbres. Comme Siméon, et comme toute l'Eglise qui depuis des siècles répète à Complies (dernière prière de la journée des moines) ses paroles, nous pouvons dire : "Maintenant, Seigneur, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix car nos yeux ont vu ton salut".

On conserve les cierges bénis à la Chandeleur pour les allumer en cas de danger, de maladie et au chevet des mourants. Le Bienheureux pape jean Paul II a choisi cette fête du 2 février pour en faire la Journée mondiale de la vie consacrée.

 

 

La Visitation (31 mai)

 

Comme beaucoup d'autres fêtes de la Sainte Vierge, on peut dire que celle-ci en est aussi une de l'Enfant-Jésus, puisque nous assistons à sa première manifestation, décelée par le futur Jean-Baptiste.

La Vierge Marie vient de retrouver à Aïn-Karim (7 kms à l'ouest de Jérusalem) sa cousine Elisabeth. Elle s'y rend "en hâte", nous dit saint Luc, car la charité est empressée!.

Elle veut l'aider avant la naissance de Jean-Baptiste. Celui-ci tressaille d'allégresse dans le sein maternel à l'approche du Sauveur, lui aussi caché dans le sein virginal de Marie.

Elisabeth et Jean-Baptiste, chacun à leur manière, ne cachent pas leur joie à l'arrivée de Marie qui porte le Sauveur du monde. La promesse de Dieu est maintenant sensible : celui que les hommes attendaient depuis des siècles est enfin parmi nous!

 

 

                           Maître-Autel de la Visitation (4)

 

La Vierge Marie laisse éclater sa joie et son action de grâces, qui est celle de tout un peuple, dans ce beau chant du Magnificat qui l'Eglise reprend chaque jour à l'office des Vêpres.

 

 

 

Contrairement aux fêtes précédentes qui avaient souvent leur origine dès les premiers siècles de l'Eglise, la Visitation n'est entrée qu'à la fin du moyen-âge dans le calendrier liturgique. C'est aux franciscains, et à saint Bonnaventure en particulier, qu'on la doit, qui avaient inscrit dans leur bréviaire, dès la fin du XIIIème siècle, une fête pour la rencontre de la Vierge Marie et d'Elisabeth. Ils la propagèrent dans toute l'Europe, en en fixant la date au 2 juillet, mais ce n'est qu'en 1389 que le pape Urbain IV proclama solennellement cette fête de la Vierge et la rendit universelle.

Le concile Vatican II en a déplacé la date au 31 mai, afin qu'elle se trouve, suivant en cela les textes évangéliques, entre l'Annonciation et la naissance de saint Jean-Baptiste, le 24 juin.

Peut-être aussi est-ce combler le vide de ce mois de mai, un des rares mois de l'année, pourtant traditionnellement dédié à Marie, où il n'y avait pas de fête mariale!

 

 

La Nativité de la Vierge (8 septembre) 


 

A Jérusalem, dans la maison d'Anne et de Joachim, naît enfin, après la si longue attente de ses parents, cette petite fille promise comme "l'aurore du salut".

A l'emplacement de la maison natale de la Sainte Vierge, on construisit au début du Vème siècle une église (aujourd'hui basilique sainte Anne) dédiée à la naissance de la Mère du Sauveur :"Basilica Sancta Maria ubi nata est", et la fête en mémoire de cette naissance devint bientôt obligatoire dans l'Eglise d'Orient.

Elle mit plus de temps à s'imposer en Occident où elle n'apparut qu'un peu plus tard. Cependant saint Fulbert, le célèbre évêque de Chartres, au début du XIème siècle, parle de cette fête qu'on célèbre avec beaucoup de solennité dans son diocèse. De même, à Angers, c'est depuis des siècles qu'on fête le 8 septembre Notre Dame Angevine, grâce à l'évêque saint Maurille. "Toutes les nations, soyez présentes, s'écrie saint Jean Damascène : toute race, toute langue, tout âge, toute dignité, célébrons joyeusement le jour natal de l'allégresse du monde! Célébrons avec faste l'anniversaire de Notre dame! Avec sainte Anne et saint Joachim, réjouissons-nous ce 8 septembre, et remercions Dieu d'avoir donné au monde celle qui devait être la mère du Sauveur! A cette nouvelle-née que pouvons-nous apporter?"

"Comment nous présenter à elle? demande Aelred de Rievaulx. Quels présents lui offrir? Si au moins nous étions capables de lui rendre l'hommage qui lui est dû en stricte justice! Nous devons l'honorer, nous mettre à son service; nous devons l'aimer et lui offrir nos louanges. Nous sommes tenus de lui rendre honneur, puisqu'elle sera la mère de notre Dieu et Seigneur!".

Avec Dom Guéranger, demandons à saint Anne de nous permettre, dans sa maison, de "baiser à genoux sa petite main bénie, toute prête déjà aux divines largesses dont elle est la dispensatrice prédestinée".

 

 

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Published by paroisse.bligny - dans Je vous salue Marie
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commentaires

BETSABEE NEFERTITI 09/05/2014 14:58

bon mois de marie 2014

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