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Abbé Yves GROSJEAN


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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 05:55

La distribution dans les lycées d'Ile-de-France d'un "Pass contraception", destiné à réduire le nombre d'avortement chez les adolescentes, provoque des remous dans l'enseignement catholique. Les directions diocésaines de Paris et de Nanterre s'opposent à cette initiative, jugée contre-productive et déresponsabilisante.

Le pass contraception avait déjà été distribué à des lycéennes de la région Poitou-Charentes, en novembre 2009 © AFP

Le pass contraception avait déjà été distribué à des lycéennes de la région Poitou-Charentes, en novembre 2009 © AFP

«Nous vous demandons de vous abstenir de distribuer ces Pass contraception». L'évêque de  Nanterre, Mgr Brouwet et son directeur diocésain, François de Chaillé, ont envoyé un message clair aux directeurs des établissements catholiques des Hauts-de-Seine : le pass contraception... ne passera pas dans leurs écoles. Financé par le conseil régional et soutenu par l'Education nationale,  ce « pass santé contraception » se compose de cinq coupons donnant droit à deux consultations chez un médecin, un examen biologique et à la délivrance de contraceptifs chez le pharmacien. Il est prévu qu'il soit distribué gratuitement par les infirmières scolaires, dans les lycées publics mais aussi privés sous contrat.

Or depuis l'annonce de sa mise en place, le pass contraception se heurte aux réactions hostiles des responsables de l'Eglise catholique. Une semaine plus tôt, la direction diocésaine de Paris avait, elle aussi, exprimé son opposition à ce chéquier: «Le choix de la Région de proposer un Pass Contraception ne répond pas à la demande de l'Enseignement catholique, qui n'a pas été associé à cette décision » expliquait-elle dans un communiqué. Et de conclure: «les établissements scolaires catholiques de Paris continueront à privilégier une politique d'éducation ouverte sur le sens de la vie, de la liberté et de la responsabilité.» Interrogé par Radio Notre-Dame, le cardinal André Vingt-Trois a pour sa part estimé que ce pass était le «symptôme de l’échec de la pédagogie qui a été mise en œuvre dans les établissements depuis 15 ans».

Déresponsabilisation des jeunes

Pourquoi cette levée de bouclier? Alors qu'il est présenté par ses promoteurs comme un moyen de lutter contre la hausse des interruptions volontaires de grossesse chez les mineurs (13 500 par an), l'enseignement catholique craint qu'il ne soit inefficace, pire qu'il soit contre-productif. «Ces chèques sont des chèques en blanc accordés aux jeunes et leur enlevant, de fait, toute responsabilité dans l’usage de la sexualité», estime les responsables du diocèse de Nanterre. Reste que l'enseignement catholique a toujours eu une position délicate vis-à-vis de l'éducation à la sexualité, se devant de respecter à la fois les programmes officiels de l'Education nationale et la position de l'Eglise catholique. Ainsi dans un guide, édité l'an dernier, à l'usage de ses équipes éducatives, il rappelait que s'il fallait participer «à l’indispensable travail de prévention», cela ne pouvait se faire qu'«à partir d’une conception [globale] de la personne, et en subordonnant l’information et la prévention aux enjeux éducatifs.»

Les parents évincés

Autre objet de discorde soulevé par le pass: la mise à l'écart des parents. «En rendant la contraception gratuite et anonyme, [le pass] évince les parents et empêche donc un dialogue, une parole de vérité et d’autorité de la part de ceux qui sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants», indique Mgr Brouwet. «Non seulement l'école ne peut pas tout toute seule, mais nous restons les premiers et ultimes éducateurs de nos enfants», renchérit Béatrice Barraud, présidente de l'association des parents d'élèves de l'enseignement libre. Pour elle, ce pass demeure «une mauvaise réponse à une vraie question».

A l'association Sésame qui intervient en milieu scolaire (dans le public et surtout le privé sous contrat), on se montre aussi sceptique quant à l'efficacité du pass. «Il y a quelques années, suite à la campagne de santé en faveur du préservatif et la gratuité de la pilule du lendemain, on a constaté une augmentation des IVG chez les adolescentes, contrairement à ce que les décideurs espéraient, fait remarquer Jacques Bancal, membre de Sésame. Je crains que sans mesures d'accompagnement, le pass contraception ne produise les mêmes effets». Pour l'association en effet, donner aux jeunes «une information claire et objective » sur les différents modes de contraception n'exclut pas de les éduquer à la vie affective et relationnelle... et inversement. L'idée étant toujours de partir de leurs questions, « et faire en sorte qu'ils arrivent eux-mêmes à trouver les réponses », explique ainsi Jacques Bancal.

Les établissements catholiques suivront-ils les recommandations de leur direction diocésaine ? C'est fort probable. Rien ne les oblige au niveau légal à distribuer le pass, puisque cette proposition relève de la vie scolaire et non des programmes officiels. Aussi, on imagine mal les chef d'établissements catholiques risquer d'entrer en conflit avec leur hiérarchie. Pour autant, le sujet n'est pas clos. La Fondation d'Auteuil, organisation privée catholique gérant plusieurs lycées, a affirmé qu'une réflexion spécifique autour du pass contraception allait été menée à partir de la semaine prochaine. « La question n'a pas été tranchée, reconnaît-on au siège. Ce qui est sûr c'est que nous inscrivons cette réflexion dans une démarche éducative globale, et qui nous conduit depuis plusieurs années à proposer aux élèves des temps de formation et d'écoute sur ces sujets. » Le pass contraception n'a pas fini de faire parler de lui...

 

Source : La Vie

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Published by paroisse.bligny - dans Société
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