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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:41

 

EVANGILE - Luc 24, 13-35

Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciplesfaisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient de tout ce qui s'était passé.

Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas. Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors ils s'arrêtèrent, tout tristes. L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul, de tous ceux qui étaient à Jérusalem, à ignorer les événements de ces jours-ci. »

Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophètepuissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtreset nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé le corps ; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu. »

Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messiesouffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, en partant de Moïse et de tous les prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Ecriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l'un à l'autre : « Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Ecritures ? » A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtreset leurs compagnons, qui leur dirent : « C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

 

Dans la primitive Eglise, membre de la communauté chargé de l'annonce de l'Evangile.Celles et ceux qui ont suivi et qui suivent Jésus Christ.Rédempteur, Sauveur annoncé dans l'Ancien Testament.Chrétien qui a reçu le sacrement de l'Ordre pour être signe du Christ pasteur.Personne inspirée par Dieu pour être son porte parole.

Qu’est-ce que je pourrais bien vous dire pour retenir votre attention ? Vous avez tous entendu parler des disciples d’Emmaüs et vous savez faire une synthèse de ce récit. Alors quoi de neuf ? Quels sont les temps forts de ce récit ? L’accueil, l’écoute de la Parole, la fraction du pain et l’envoi en mission ! A quoi cela vous fait penser ?…

L’accueil tout d’abord.

Ce qui me trouble souvent quand je viens à la messe, ce sont ces pensées de doute et de désespoir qui me viennent à l’esprit : je pense à ceux parmi vous qui sont dans le malheur, blessés par la perte d’un être cher, en recherche de travail, meurtris par des blessures douloureuses, ou encore en recherche de Dieu. Je me demande souvent comment mieux faire sans blesser les gens, sans donner l’impression de chercher à tout révolutionner, juste faire un peu plus, rendre service, aider ceux qui souffrent, aimer mon prochain.

Chacun d'entre nous est ce deuxième disciple, celui qui n'est pas nommé. Comme lui, nous marchons souvent sur la route en tournant le dos à Jérusalem et à nos espérances. Le doute, la tristesse et le découragement nous accablent ; nous gardons les yeux rivés sur nos problèmes et nos ennuis. Et puis l'actualité n’est pas très rose. Même si nous avons eu la chance de vivre la magnifique célébration de béatification de Jean Paul II le Bienheureux, même si nous allons célébrer l’armistice du 8 mai 1945 qui a mis fin définitivement aux guerres entre les pays d’Europe, tous les jours, on nous parle de guerres, de violences, de crises, de drames familiaux.

Et pourtant, sur ce chemin qui me conduit dans cette église, je sens sa présence, de plus en plus forte ; Jésus est à côté de moi, il m’écoute, comme il écoute les disciples d’Emmaüs, il me console et me dit « avance vers la maison de mon Père ».

 

Alors, comme vous tous, j’arrive à l’église et après avoir échangé quelques mots avec quelques uns d’entre vous (et avec Marie-Claire !), après un début de célébration toujours aussi recueillant, vient le temps de la Parole. Et c’est ce que fait Jésus avec les disciples d’Emmaüs : il les écoute, puis il ouvre leurs yeux, leurs oreilles et leurs cœurs à l’intelligence des Ecritures. Et vous avez entendu cette puissance qu’ont les Ecritures : il y a un parallèle entre deux formules « leurs yeux étaient aveuglés » (verset 16) et « alors leurs yeux s'ouvrirent » (verset 31). Et pourquoi leurs yeux se sont-ils ouverts ? Parce que Jésus leur a expliqué les Ecritures : « Partant de Moïse et de tous les prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Ecriture ce qui le concernait ». Nous aussi, nous avons à demander au Seigneur d'ouvrir nos cœurs à l'intelligence des Écritures.

Et puis, toujours pendant ce temps de Parole, vient le « Je crois en Dieu ». Quels sentiments habitent mon cœur quand je dis « je crois en Dieu ? » Chers frères et sœurs, quand nous allons réciter ensemble dans quelques instants notre Crédo, je vous invite à penser très fortement aux paroles que nous allons prononcer : essayons de mettre du sens sur ce que nous allons dire, prenons le temps de nous imprégner de cette prière « Je crois en Dieu, le Père Tout puissant »…

 

Après ce temps de Parole, voici le moment tant attendu où, Jésus nous invite à sa table ! Certes, les paroles peuvent nous aider, réchauffer nos cœurs, nous redonner de l’espoir, mais elles ne suffisent pas à ranimer l'espérance. Alors, nous sommes invités par le Christ à partager le Pain de Vie et nos yeux s’ouvrent pour le reconnaître ! Mais dites donc : quand vous reconnaissez quelqu’un, vous lui souriez, vous êtes heureux, vous allez à sa rencontre avec un merveilleux sourire aux lèvres… Alors pourquoi vous n’en faîtes pas autant quand vous reconnaissez le Christ ? Pourquoi vous ne souriez pas en vous approchant de la Table et en recevant le Corps du Christ ? Souriez, faîtes-vous plaisir, soyez heureux de venir partager ce Pain de Vie ! En participant à la communion, Jésus nous redonne du courage, il nous invite à relever la tête, à affronter nos peines et nos difficultés.

Je pense à celles et ceux qui ne souhaitent pas venir à la communion : réfléchissez à ce que vous pourriez faire pour retrouver le Christ à sa Table.

Et pour celles et ceux qui ne peuvent pas, la communauté est de tout cœur avec vous et vous soutien sur votre route d’Emmaüs : sachez que nous sommes à votre écoute et que la prière est une véritable source d’espérance.

Seigneur, soit notre source d’espérance.

 

Et paf, Jésus disparaît ! Et oui, nous mangeons ce Pain et il va dans notre estomac, il disparaît de nos yeux. Est-ce pour autant que nous l’avons déjà oublié, alors que nous venons tout juste de le reconnaître ? Non bien sûr ! L’œuvre de Dieu s’accomplit dans l'Eucharistie. Si Jésus n'était pas ressuscité des morts, s’il n’était venu inviter les disciples d’Emmaüs à sa table, il n'y aurait pas d'Eucharistie, et donc pas d'Église. Alors, si nous avons délaissé l'Eucharistie, si nous avons pris nos distances vis-à-vis de l'Église, c'est que nous avons oublié que ... Jésus est ressuscité.

Il faut alors passer à la vitesse supérieure : l’annoncer ! Comme les disciples d’Emmaüs, nous ne pouvons pas garder cette bonne nouvelle pour nous. Nous devons nous mettre en marche, sortir de cette église, heureux et gonflés à bloc, pour annoncer à nos amis, à nos frères et sœurs à nos familles, à nos enfants, que le Christ est ressuscité. Bien sûr, c’est un peu ringard aujourd’hui de dire qu’on est chrétien, quoique… ça change… En tous cas, cette rencontre avec le Christ vivant nous pousse à nous lever pour annoncer cette bonne nouvelle.

Et si tout à l’heure, le Christ était à mes côtés en venant à la messe, maintenant, il est en moi, profondément, bien installé et il m’aime ! Il partage ma vie, m’accompagne, je crois en Lui. Il est aussi en vous, que je croise régulièrement ou gens de passage avec qui nous partageons notre pain, dans celui qui est triste et découragé et que nous sommes invités à réconforter, et dans tous ceux que nous ne connaissons pas mais qui sont connus et aimés par Dieu.

Alors comme les disciples d’Emmaüs, dites Lui « reste avec nous, reste avec moi ». Vous savez, cette attention au Christ me fait penser à un magnifique tableau « la Lumière du monde ». Il se trouve dans la cathédrale Saint-Paul de Londres.

Développer ces deux idées :

  • Il attend de nous que nous lui ouvrions la porte, celle de notre cœur et de notre vie.

  • Jésus veut nous faire franchir un seuil, nous mener à un acte de foi qui dépasse l'expérience humaine de la vie et de la mort.

 

La phrase à retenir :

« C'est en vain que l'on cherche à remplacer Dieu. Rien ne saurait combler le vide de son absence » (Jean Paul II)

 

Jésus la lumière du monde , impression de William Holman Hunt peinture, 1851.
Ce fut l'une des peintures les plus connues au 19ème siècle en Angleterre et en Amérique, Hunt a peint trois exemplaires. Une pour St. Paul 's Cathedral, un autre est en Keble Chapelle Oxford.

PaintingLa peinture montre Jésus, couronné d'une couronne d'épines et une couronne de gloire, frapper à la porte de l'âme humaine. La porte a été fermée pendant un certain temps et est envahie par les mauvaises herbes. Une chauve-souris, une créature des ténèbres et l'ignorance symbolées sont suspendues près de la porte, qui ne peut être ouverte de l'intérieur. Les Ecritures sur lesquelles Hunt a fondé sa peinture sont les suivants:

  • «Voici, je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui et dîner avec lui, et lui avec moi." Apocalypse 3:20
  • "Jésus leur parla de nouveau, en disant:« Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie. "Jean 8:12
  • "Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur ma route." Psaume 119.105
  • "La nuit est avancée, le jour est à portée de main. C'est pourquoi nous laisser rabattre les œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. "Romains 13:12


 

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