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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 06:24

Malmenée jusque dans les années 1980, (la politesse – dépassée, réactionnaire – avait mauvaise presse...) elle revient aujourd’hui parmi les valeurs phares des Français. Mais, dans les faits, le respect des bonnes manières reste rare. Au-delà de règles sociales, la politesse peut être envisagée par le chrétien comme un service rendu au prochain, une première manière d’aimer.
Zoom
© CSA IMAGES

Un jour, dans le métro parisien, à une heure de grande affluence. Arrêt à la station, ouverture des portes. Une foule descend. Une autre monte. Dans un wagon bondé, je suis témoin d’une petite scène juste à côté de moi. Dans cette foule compacte, une dame âgée s’approche des banquettes où quatre personnes semblent absorbées par leur lecture. Mais un homme d’une quarantaine d’années lève le nez, prompt à se lever pour céder sa place. La vieille dame refuse en faisant des manières. Alors une jeune femme s’écrie : « Je vous en prie, Madame, ne refusez pas, c’est tellement rare ! »

Oui, la politesse est devenue une denrée trop rare, et la galanterie un art dépassé. Pourtant la politesse, cet « art de se gêner pour ne pas gêner les autres »  est indispensable à toute vie sociale.

« Seule l’ouverture à l’altérité avec pour horizon l’universalité, donc la civilisation, nous livre la condition suffisante d’une personnalité pleinement humaine » écrit l’intellectuel bulgare Tzvetan Todorov, montrant le lien entre l’attention à l’autre et civilisation.

Mais pour un chrétien, il y a plus.

Au-delà du geste de politesse qui peut paraître conventionnel, je suis amenée à aimer comme Dieu aime. En même temps, le fait de poser un geste – main tendue, parole échangée, service rendu – me permet d’être dans la réalité, d’aimer « en actes et en vérité ». En ce sens, la politesse vue comme une disponibilité à aller à la rencontre du prochain, peut être un premier pas et même un signe de charité.

Benoît XVI dans sa lettre encyclique Dieu est amour, explique fort bien ce processus : « L’amour du prochain […] consiste précisément dans le fait que j’aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je ne connais même pas. […]

Au-delà de l’apparence extérieure de l’autre, jaillit son attente intérieure d’un geste d’amour, d’un geste d’attention, que je ne lui donne pas seulement à travers des organisations créées à cet effet, l’acceptant peut être comme une nécessité politique.

Je vois avec les yeux du Christ et je peux donner à l’autre bien plus que les choses qui lui sont extérieurement nécessaires : je peux lui donner le regard d’amour dont il a besoin. »


 

Raphaëlle Simon


Frédéric Rouvillois, Histoire de la politesse de 1789 à nos jours, Flammarion, 2006
Source : Famille Chrétienne
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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 07:02

 

Chaque bougie permet de soutenir des centaines de projets, près de chez vous et dans le monde entier. Redonnez chaleur et espoir à des milliers de familles.


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© Secours Catholique « 10 Millions d'étoiles » en délégation - JPEG - 52.2 ko
© Secours Catholique
« 10 Millions d’étoiles » en délégation

Les bénévoles organiseront des stands et des temps d’animations dans votre département. Venez à leur rencontre pour découvrir leurs actions.

Soutenir

Vous pourrez soutenir leurs projets, et devenir porteurs de lumière et d’espérance. Pour vous remercier de votre soutien, les bénévoles vous offriront des bougies et des décorations de Noël. Vous pourrez ainsi témoigner de votre générosité et de votre attachement à nos actions.

Témoigner

10 Millions d’étoiles, c’est célébrer Noël en donnant une place aux plus pauvres. À Noël, un Enfant nous est né… une lumière a resplendi, une étoile a brillé ; la couleur du monde a changé, l’espoir est devant nous. La lumière de la bougie de Noël, pour tout homme, qu’il soit chrétien ou non, est symbole de partage et d’espérance. C’est la lumière qui éclaire dans l’obscurité, c’est la flamme qui réchauffe dans le froid.

Agir

Les bougies ou décorations ainsi reçues ne doivent pas rester au fond d’un tiroir. Elles doivent égayer nos tables, illuminer nos crèches, briller à notre fenêtre…

Devenons, chacun à notre mesure, des éveilleurs !

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:25

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 18:23
 

La Société de Saint Vincent-de-Paul a créé le collectif d’associations « Pas de solitude dans une France confraternelle ». Sa demande pour une mobilisation des pouvoirs publics a été entendue

«Les actions de la Société de Saint-Vincent-de-Paul se veulent simples et ses membres ne cherchent pas à se faire remarquer », peut-on lire sur le site Internet de l’association. Pour 2011, ils vont devoir abandonner leur discrétion naturelle : le collectif d’associations « Pas de solitude dans une France fraternelle », constitué et mené par la Société de Saint-Vincent-de-Paul, s’est en effet vu attribuer mardi 23 novembre le label de « grande cause nationale » par le premier ministre François Fillon, après la lutte contre la violence à l’encontre des femmes en 2010.

Pendant un an, la Société de Saint-Vincent-de-Paul va pouvoir porter le sujet de la solitude devant l’opinion, profitant de la possibilité offerte par l’attribution du label de bénéficier de campagnes gratuites sur les télévisions et les radios publiques.

Le président de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, Bruno Dardelet, se dit « très content d’avoir obtenu gain de cause sur un vrai problème de notre temps ». L’association, qui va bientôt fêter ses 180 ans d’existence et qui compte 17 000 bénévoles en France, lance depuis six ans à la période de la Pentecôte un appel aux Français pour lutter contre la solitude, conséquence mais aussi cause de marginalisation et de pauvreté, selon l’association.

Recruter des bénévoles et susciter les dons

Son objectif est double : venir en aide aux personnes âgées, aux mères isolées, ou encore aux sans-domicile-fixe en les accueillant, en leur rendant visite ou en organisant des activités, tout en provoquant une prise de conscience dans la société. « Nous attendons que chacun ouvre les yeux sur son voisin. Nous espérons que les Français prennent l’initiative de petits gestes, comme de dire bonjour tous les matins à la voisine du troisième qui habite seule », détaille Bruno Dardelet.

Les Français semblent déjà conscients du problème. Comme le montrait un sondage réalisé par la Société de Saint-Vincent-de-Paul en collaboration avec La Croix, la solitude est un problème croissant pour 78% des personnes interrogées. Selon cette enquête, les personnes souffrant le plus de la solitude sont les personnes âgées, mais aussi les femmes : 40% des personnes subissant l’isolement sont des femmes âgées de 35 à 49 ans.

La campagne 2011 de la Société de Saint-Vincent-de-Paul sera déclinée tous les mois selon une population différente, chômeurs en janvier, bénévoles en février, ruraux et urbains en mars… Il s’agit aussi de recruter les bénévoles et de susciter les dons, qui servent à organiser des activités à destination des personnes isolées.

«Une préoccupation partagée par de nombreuses associations»

L’attribution du label de « grande cause nationale » consacre aussi la réussite du collectif de 22 associations qui ont fédéré leurs forces autour de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. De tailles différentes, confessionnelles ou pas, tous ces organismes s’occupent des personnes en situation de pauvreté et des personnes seules, à l’image du CCFD-Terre solidaire, de l’ordre de Malte, des petits frères des Pauvres, de SOS Amitié ou du Secours islamique.

« La lutte contre la solitude est une préoccupation partagée par de nombreuses associations, confirme Jean-François Serres, secrétaire général des Petits frères des Pauvres. Toutes les bonnes volontés agrégées par la Société de Saint-Vincent-de-Paul vont devoir maintenant s’organiser. »

Julien DURIEZ

Photo : Visuel de la campagne nationale contre la solitude de la Société Saint-Vincent-de-Paul.

 

Source: La Croix

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 07:10

L’an dernier, le Secours catholique a aidé en France 1 480 000 personnes, soit 80 000 de plus qu’en 2008. Dans son rapport annuel publié le 9 novembre, l’association constate l’augmentation des situations de pauvreté pour la seconde année consécutive, après une baisse en 2007. Brigitte Alsberg, responsable du département Enfance Famille, revient sur les causes d’une telle dégradation sociale.

Les premiers échos de nos lieux d’accueil montraient que les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes en situation de pauvreté augmentent. Nous en attendions la confirmation par les chiffres présentés dans notre rapport.


Observez-vous des changements par rapport à la situation de 2008 ?

Oui, avec l’impact de la crise : de plus en plus de personnes nous sont adressées par les services sociaux. Nous accueillons également davantage de couples avec enfants. Ceux-ci, fragiles économiquement, parvenaient jusque-là à trouver un équilibre. Mais en 2009, beaucoup ont basculé dans la précarité.

Nous observons aussi une augmentation du nombre des actifs (25-40 ans) : des personnes qui étaient en activité, qui perdent leur emploi et n’en retrouvent pas. Nous sommes habitués à rencontrer des jeunes ou des seniors qui ont des difficultés à trouver un emploi en début et en fin de parcours professionnel. Mais que des gens a priori employables soient touchés nous inquiète…


La crise est-elle la seule raison de cette augmentation de la pauvreté ?

Il faut lui ajouter les montants des minima sociaux : ils n’ont pas augmenté alors que le coût de la vie s’accroît. Nous notons depuis deux ans une hausse des dépenses contraintes (logement, énergie, etc.). Et les situations s’ancrent dans la précarité. Le moral des personnes concernées s’en ressent. Découragées, elles se demandent comment s’en sortir. Même chez les bénévoles, la tendance est parfois au pessimisme.

Au-delà des chiffres, le rapport montre que les situations de précarité ne sont pas liées, comme on le croit souvent, à une mauvaise gestion du budget ou à des dépenses inutiles, mais à des dépenses incompressibles. Une fois réglés le logement, l’énergie, le transport, les modes de garde ou la scolarité, le reste à vivre s’élève au mieux à 120 € par mois. Avec cette somme, il faut se nourrir, s’habiller. À cela s’ajoutent les urgences, comme les réparations de voiture ou les soucis de santé. Les loisirs et les vacances sont donc vite oubliés. Et la grande majorité des situations d’endettement trouvent leur origine dans les dépenses de la vie courante (cartes de crédit, découverts bancaires, loyers impayés).


Êtes-vous pessimiste pour 2010 ?

Le Secours catholique s’inquiète de voir certaines dépenses sociales encore diminuer (allocations pour les personnes handicapées, remboursements des soins), ce qui aura une nouvelle répercussion sur les situations fragiles. Nous sommes aussi inquiets de l’augmentation générale des prix. Sur plus de 1 000 budgets réels que nous avons étudiés, même en s’approvisionnant dans une épicerie sociale, les foyers se retrouvent dans le rouge. Et quand on ne mange pas correctement, il y a des conséquences sur la santé, puis sur l’accès aux soins. C'est difficile de sortir de l’engrenage.


Que préconisez-vous ?

Il faut agir sur les ressources. De nombreuses personnes sont éligibles au RSA (revenu de solidarité active), mais n’en font pas la demande parce que la démarche est complexe et que les moyens humains, nécessaires à un véritable accompagnement, doivent être améliorés. La nécessité d’avoir accès à Internet, ou de composer des numéros spéciaux pour faire une demande, dissuade certaines personnes.

Il faut aussi couper court à la précarité du travail en valorisant les contrats à temps complet. Réfléchir à des formations qualifiantes pour les personnes que nous accueillons, afin de les aider à se repositionner professionnellement.

Il manque des structures d’accueil pour les jeunes enfants. Les transports posent également problème : en milieu rural à cause de leur carence, et en banlieue en raison des horaires de circulation. Certains départements ont amélioré l’offre de transport à des prix accessibles.

Des initiatives sont donc possibles, en fonction de chaque situation spécifique.


Les emplois aidés et les allocations ne contribuent-ils pas à précariser encore plus les personnes ?

Nous observons que lorsqu’une personne est bien accompagnée professionnellement, elle s’en sort. A priori, les bénéficiaires n’ont pas le désir que la situation dure.

 

La hausse du nombre de situations de pauvreté en 2009 est-elle une surprise pour le Secours catholique ?

Claire Frangi

La pauvreté souvent liée à des dépenses incompressibles

Plus de jeunes, plus de familles et plus d’actifs : dans son rapport annuel, le Secours catholique attire l’attention sur la hausse des situations de pauvreté rencontrées en 2009 (+ 2,1%), au nombre de 637 200. Ce qui représente 1 480 000 personnes, dont 682 000 enfants, vivant non pas dans l’exclusion, mais dans une pauvreté « ordinaire » (ressources plus ou moins régulières accompagnées d’allocations).

Le niveau de vie moyen de ces personnes, égal à 548 €, est largement inférieur au seuil de pauvreté (970 €/mois). Sur ce budget, 67,9 % des dépenses sont incontournables (logement, téléphone, chauffage, mutuelles, impôts, transports). Il suffit que l’un des membres du couple perde son emploi pour que le reste de la famille se retrouve dans cette situation. Par ailleurs, 55,1 % des adultes accueillis par le Secours catholique en 2009 étaient des femmes.

 

 

Source : Famille Chrétienne

 

DM

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LA PAROISSE

 

 

 

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