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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 18:23
 
  • Famille Chrétienne
  • 17/06/2006
  • Numéro 1483
  • Par Juliette Levivier

C’est avec beaucoup de joie et de tendresse que nos enfants fêteront leur papa dimanche prochain. Il en a bien besoin : être père aujourd’hui, ce n’est pas une sinécure… surtout quand il faut aborder certains sujets sensibles.

Pas si facile que ça d’être père ! Le père nouveau modèle est prié d’être un Lenôtre de la casserole, un Schumacher de l’aspirateur et un Mozart du ramassage de chaussettes. Comme c’est un héros, il assume tout cela tranquillement.

 Le plus compliqué, pourtant, n’est pas là. Le pire s’abat sur lui sans prévenir le jour où, de sa petite voix encore flûtée, son fiston haut comme deux pommes et demie lui demande : « Dis Papa, comment on fait les bébés ? ».

Silence de mort. Comme les métaphores bucoliques sont passées de mode, le papa est bien embêté.

Prudent comme le chat, rusé comme le renard et lâche comme pas deux, il propose traîtreusement : « Vas demander à Maman… », et s’enfuit sans demander son reste.

 

Éducaton sexuelle

L’aspirateur, les poubelles, le boulot, le métro, il veut bien. Mais l’éducation affective et sexuelle, là, il cale. Et c’est dommage, car lui seul peut apprendre à son fils à vivre dans sa peau d’homme.

Dès la toute petite enfance, l’enfant apprend le sens et le respect du corps : du sien comme de celui de l’autre. Par ses attitudes, ses gestes, ses paroles, ses exigences, le père donne à son fils une perception positive ou négative de son propre corps. L’expérience et l’image qu’il en a modèlent petit à petit le psychisme de l’enfant : il découvre que son corps, c’est lui.

Le petit garçon va bientôt s’identifier à son papa, étape essentielle à la structuration de sa personnalité. Il a alors besoin de lui : comment s’imprégner positivement d’une image paternelle si celle-ci semble inaccessible ? Comment intérioriser un modèle qui s’enfuit dès qu’on lui demande une explication sur le sens de la vie ?

Imprégné de l’image de son père, le petit bonhomme intériorise la différence entre les sexes, leur complémentarité, et se situe lui-même. Acceptant son corps, il accepte son sexe et sa sexualité.

À l’adolescence, tout se complique. Parce que son corps se transforme, son affectivité et son intelligence vont aussi se transformer. Le jeune homme est plus angoissé qu’on ne le pense lorsqu’il découvre son corps d’homme. Il a parfois du mal à le maîtriser, et en conçoit une grande culpabilité.

L’aide discrète de son père lui permet de passer le cap sans angoisse et sans s’enfermer dans de mauvais choix. C’est son père qui va l’introduire, petit à petit, au respect et à la maîtrise de son corps, au don de soi, au don de la vie.

 

Le bon moment

Pudiques et peu bavards, les hommes ont souvent du mal à aborder avec leurs fils ces sujets intimes qui sont pourtant un élément central de leur structure affective et sexuelle. Choisir le moment et les mots adaptés n’est pas la moindre des difficultés. Des mots clairs, précis, délicats, adaptés à l’âge de l’enfant… Le bon moment ? Mieux vaut parler trop tôt que trop tard : si l’on ne veut pas que ce soient les copains qui fassent (mal) son éducation, autant prévenir.

Il existe de fort bons livres qui sont de précieux secours pour savoir que dire, comment le dire et à quel âge (1). Quel beau cadeau de Fête des pères ! Le héros ne sera ainsi pas complètement démuni face à l’adversité…

Ne croyez que l’enjeu soit simplement psychologique. Parce que ces questions sont essentielles à la structuration de la personne, l’enjeu est aussi spirituel. La sexualité, en effet, est fondatrice de l’être. Elle modèle son psychisme et donne à la personne humaine la plénitude de sa capacité de don et de communion. « La sexualité affecte tous les aspects de la personne humaine, dans l’unité de son corps et de son âme » (Catéchisme de l’Église catholique § 2332).

Vivre pleinement sa vocation d’homme suppose d’« habiter » harmonieusement son corps. Quel père de famille, quel moine, quel prêtre peut-il vivre pleinement sa vocation s’il n’est pas solidement d’aplomb dans son propre corps, s’il n’a pas réalisé cette « intégration réussie de sa sexualité » (Catéchisme de l’Église catholique § 2337) sans laquelle son unité intérieure ne peut se réaliser ?

Notre corps, nous dit saint Paul, est le temple de l’Esprit. Il est le signe visible du mystère de la personne, il « participe à la dignité de l’image de Dieu » (Catéchisme de l’Église catholique § 364). Dans l’éternité, il sera glorifié. Unie au corps et servie par lui, l’âme donne à la personne son sens et son unité. Corps, âme, esprit, aidons nos enfants à réaliser pleinement cette unité à laquelle ils sont appelés.

Juliette Levivier


(1) •  S’il te plaît, parle-moi de l’amour ! par Inès Pélissié du Rausas

Comment parler à nos enfants de l’amour et de la sexualité en respectant le jardin secret de chacun ? par le Pr Henri Joyeux.

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 05:26


Comment demander à ses enfants de prier si l’on ne prie pas soi-même ? Dans ce domaine, l’exemple du papa marque l’enfant à jamais. Quelques propositions de pères engagés… à dupliquer !
Zoom
© Aurélie de la Pontais



Un groupe paroissial de pères

On connaît la prière des mères… les pères leur emboîteraient-ils le pas ? La paroisse parisienne Saint-François-Xavier organise depuis la rentrée des temps forts pour les pères de famille : topos en soirée sur la mission du père clôturés par un temps convivial autour d’une bouteille, journée « père-fils » et pèlerinage. Ils étaient 70 à la dernière rencontre. « Nous avons pris conscience de notre rôle spirituel dans notre propre famille et notre environnement, explique Laurent, père de trois enfants. Nous avons une responsabilité, un devoir de transmission dont nous ne devons pas nous exempter, en laissant exclusivement à nos femmes le caté ou un engagement paroissial ! »

Contact : Père Jean-Philippe Fabre jeanphilippefabre@gmail.com


Une matinée pour se ressourcer

« J’avais un peu laissé tomber la foi, avoue Éric, 43 ans. J’ai été accueilli sans jugement. Le Père Élie transmet le message évangélique en vérité, puis nous laisse cheminer à notre rythme. » Depuis la rentrée, la Famille de Saint-Joseph propose aux pères de se retrouver un samedi matin toutes les six semaines. Au programme, de 8 h 45 à 12 h 45 : enseignement, échanges, louange, adoration, chapelet, messe. Vingt-cinq papas ont répondu présents à Chasselay (69), près de Lyon. 
« Ce cheminement m’a complètement re-converti. Relire nos vies, nos erreurs, nos difficultés, sous le regard de Dieu ouvre à une miséricorde extraordinaire. » Qui rejaillit sur toute la famille. « Méditer les béatitudes fait réaliser notre volonté de toute-puissance, et invite à l’humilité. Je suis plus à l’écoute. En couple, on revient à la source de son amour que la vie a tôt fait d’écraser en vingt ans de mariage. On réapprend à regarder l’autre, à le valoriser, à être heureux quand il va bien. Je pose sur mes enfants un regard plus bienveillant et ils le sentent. On réalise qu’un père est là pour les faire grandir et non pour leur gu… dessus ! Je passe davantage de temps avec eux, j’ai même eu des discussions sur la foi avec mes deux adolescents. Ce temps de désert insuffle une grande bouffée d’oxygène à nos vies étriquées et matérialistes ! »

Contact : Famille de Saint-Joseph au 04 78 47 35 26 / papas@fsj.fr


Prier grâce aux ondes

« J’écoute régulièrement RCF, qui me nourrit énormément, témoigne Arnaud, père de cinq enfants. Dans la voiture, en allant au bureau, je me branche sur les prières du matin. C’est un rythme à prendre ! Cela lance bien la journée. » 
Et on y repense le soir. Ainsi, dans le domaine de l’éducation, le modèle de saint Joseph l’inspire : « quand la moutarde me monte au nez, j’essaie d’invoquer ses vertus de sagesse, de justesse de cœur, de patience… »


En marche avec ses fils

Père de trois garçons, Nicolas a lancé un chapitre « père-fils » dans le cadre du Pèlerinage de chrétienté reliant Paris à Chartres, à la Pentecôte. « Je ne peux voir mes enfants autant que je le voudrais. Comment trouver des moments de qualité moins limités qu’un ciné ou un restau ? Personnellement, j’ai beaucoup progressé spirituellement lors de retraites. Va pour le pèlerinage… » Trois jours par an, ils cheminent donc ensemble à travers la Beauce. Les enfants marchent rarement aux côtés de leur père, mais ils viennent régulièrement, pour une confidence, un encouragement, ou proposer de porter ensemble les bannières. 
À la clé, la notion de persévérance que le père inculque : « C’est dur, c’est long, et on n’est pas encore arrivé ! » Le défi physique est réel, la marche rend pauvre et purifie les relations qui vont à l’essentiel : « Entendre les mêmes prières, les mêmes offices, les mêmes enseignements introduit une réelle connivence père-fils et favorise les discussions. »


Pèlerinages annuels de pères

« En cheminant entre hommes, des rapports très différents s’instaurent. Peut-être avons-nous plus de liberté pour faire part des difficultés que nous rencontrons dans notre couple, dans notre travail, dans notre foi… », analyse Laurent. Comme chaque année, le pèlerinage des pères de famille aura lieu le premier week-end de juillet à Cotignac. À la même date et sur le même thème « Je m’abandonne à toi », d’autres papas chemineront aux quatre coins de France, vers Vézelayen Vendéedu côté de Montpellier, etc.

« Parti marcher pour m’arrêter un peu dans le tourbillon de l’année, je voulais avoir le temps de contempler », témoigne Damien, originaire de Colmar, à la suite du pèlerinage organisé l’an passé par les AFC du Haut-Rhin. « Merci à tous les participants pour cette formidable cohésion et communion qui s’est créée entre nous », complète Olivier, venu d’Ensisheim. « Alléluia, merci Seigneur, pour cela et... pour toutes les grâces qu’on n’a pas encore vues ! »

Stéphanie Combe

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 07:30
Les conférences de Carême à Notre-Dame de Paris (1/6). Cette année, le sens humain et chrétien de la famille est au cœur des conférences de Carême de Notre-Dame de Paris. Ce premier dimanche examine les questions que pose la transformation du noyau familial

 
famille_article.jpgPour La Croix, Nicolas, Élise et leurs trois petits garçons, une famille catholique engagée dans sa paroisse, a accepté de recevoir un photographe qui les suivra dans les différents moments de leur vie. Une façon d’illustrer pendant ces six semaines chaque étape des conférences de Carême consacrées à la famille (Photo : Rodolphe Escher pour La Croix).

EXTRAITS
Martine Segalen
Sociologue


«Ni en miettes, ni désinstitutionnalisée, la famille, les familles de ce XXIe siècle sont cependant méconnaissables. (…) J’identifie deux causes à l’origine de l’avènement des modèles qui nous sont contemporains : la montée du sentiment et la montée de l’égalité de sexe dans la société. Les trois conséquences en sont une fragilisation du lien conjugal, un renforcement des liens de filiation, de nouveaux rapports à l’enfant. L’avènement du sentiment dans la formation des unions a une origine ancienne ; on peut la faire remonter à la doctrine chrétienne du mariage qui insistait sur le libre consentement des époux.

Au cours du XIXe siècle, l’émergence du sentiment amoureux a transformé le sens du mariage bourgeois, fondé sur la transmission du patrimoine. Les années 1960 ont vu le triomphe du mariage d’amour entre jeunes gens, jusqu’à ce que s’instaure une révolution des mœurs qui deviennent plus permissives en matière de sexualité. Et, au prétexte de la montée de la vie privée, on voit se scinder le mariage et l’amour, à tel point qu’aujourd’hui le nombre de mariages est en chute libre, certes compensée par le pacs, sorte de mariage light du point de vue du droit, beaucoup moins protecteur pour les contractants. À la racine de ces changements, celui du statut des femmes.

La montée du sentiment a servi la cause des femmes, puisque, comme l’observe Paul Lacombe, un sociologue du XIXe siècle trop peu connu, et qui a étudié les sociétés qu’on appelait encore “primitives”, c’est la façon dont la femme entre en mariage qui détermine la manière dont elle sera traitée (…).

«Le “démariage” a changé la place de l’enfant»

Aujourd’hui, les femmes entrent en union sur un pied d’égalité avec les hommes, et tout change ou presque tout. Éduquées, libérées de grossesses non désirées, les femmes sont aussi entrées sur le marché du travail, et comme les hommes, elles ont mis en œuvre une conception individualiste de la vie. La France est d’ailleurs un des rares pays d’Europe qui a compris que pour encourager les femmes à devenir mères, il fallait les aider à faire garder les enfants en bas âge. (…).

Des changements législatifs majeurs ont accompagné et aussi permis ces changements familiaux, instaurant une égalité de droits entre hommes et femmes au sein de la famille. Nous sommes entrés dans ce qu’Irène Théry a nommé le temps du “démariage” qui modifie le point d’équilibre de notre système de parenté. Reposant autrefois sur le mariage, il s’est déplacé vers la filiation, arbre généalogique aux branches duquel se rattacher lorsque, par exemple, le couple se rompt. Notre système de parenté n’échappe d’ailleurs pas à une règle universelle : dans les sociétés où le mariage est faible, c’est la filiation qui forme la colonne vertébrale de la famille. (…)

Le “démariage”, en second lieu, a changé la place de l’enfant qui est appelé à fonder la famille. Celui-ci est devenu l’intense objet de désir d’une société bébéphile. La socialisation du couple marié qui s’était construite dans sa vie intime et privée s’effectue avec la naissance de l’enfant qui prolonge la double lignée. Des personnes, sans liens entre elles jusqu’alors, deviennent, par le biais du nouveau-né, des paires de grands-parents.

«L’État de plus en plus présent dans les trajectoires familiales»

Enfant voulu, la date de sa naissance est programmée. Grâce à la dissociation entre sexualité et fécondité, la conscience de choisir, dominer, prévoir une grossesse est une réalité toute neuve dans notre monde. Cet enfant, plus que jamais désiré, fantasmé est pourtant en risque : d’être élevé au sein d’un foyer qui n’est pas constitué de ses deux parents.

Si la mort rompait autrefois les familles, aujourd’hui ce sont les ruptures informelles et les divorces qui ont transformé le cadre d’élevage et d’éducation de l’enfant. Décompositions et recompositions familiales, parents en plus et en moins caractérisent le nouveau paysage de la famille, souvent au prix de difficultés économiques et sociales : tel est le cas d’un nombre important de mères chargées d’enfants, qu’on n’appelle plus mères célibataires mais familles monoparentales.

On sait que ces difficultés sont aggravées dans certains milieux de migrants où la socialisation familiale fonctionne mal. C’est dans ce cas notamment qu’intervient l’État, de plus en plus présent dans les trajectoires familiales. Voilà donc un paradoxe qu’il faut encore souligner : les individus ne se réclament que d’une vie privée, mais s’appuient sans cesse davantage sur l’État providence, partenaire de la famille comme l’avait bien noté le fondateur de la sociologie Émile Durkheim dès la fin du XIXe siècle. »

 

 

Source :La-Croix.com

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 23:00

Pour la Chandeleur, dix recettes de crêpes savoureuses !

Mais… pourquoi des crêpes à la Chandeleur ?


Le 2 février, pour fêter la Présentation de Notre- Seigneur, des processions de chandelles s’organisaient au Ve siècle à Rome, en l’honneur du Christ, Lumière des hommes. Puis le pape Gélase Ier offrait aux pèlerins des galettes, dont la forme et la couleur symbolisaient le soleil et le retour prochain des beaux jours. Au fil du temps, ces galettes sont devenues des crêpes. Et pour respecter la tradition, tout en innovant, voici quelques idées de recettes de crêpes salées et sucrées.

 

 

index
GARNITURES SALÉES

 

1) Aux œufs : œuf de caille au plat, parsemé d’œufs de lump
    (sur le principe de la tartine livrée par Délices de France).


2) Franc-comtoise : saucisse de Morteau, pommes de terre, cancoillotte nature ou ail.


3) Italienne : tomates cerise, mozzarella ou champignons, ricotta, parmesan
    (une suggestion de Cuisine TV).

4) Océane : noix de Saint-Jacques, crème fraîche, parmesan
    (source : Marmiton).

5) Sucré-salé : figues, feta, tapenade et ciboulette                                                

     (d’après Recevoir sans prendre de poids).

I 07012010 161548 

                                                                              GARNITURES SUCRÉES

1) Épicée : fruits secs (amandes, noix, noisettes), miel, épices (cannelle ou gingembre), cognac.

2) Exotique : ananas, mangue, lait de noix de coco
    (recette sur Magic Recette).

 

3) Light (ou presque !) : compote de fruits et crème fraîche, ou fruits frais et crème chantilly.

4) Le must : confiture de lait, saupoudré d’amandes effilées ou de noisettes concassées.

5) Normande : pomme, spéculoos, jus de citron
     (source : le blog La main à la pâte).

 

 

Source : famillechretienne.fr

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 06:25


Six familles, une paroisse. Des parents adoptifs, une mère divorcée, un foyer recomposé, un jeune couple redécouvrant la foi, un élève de terminale heureux de ses racines portugaises, des grands-parents qui cultivent les liens à distance : ils se croisent à la messe du dimanche ou dans les équipes pastorales autour d’Emmanuel Pic, curé de la paroisse Saint-Pierre, à Dijon. En cette année où l’Église de France lance une grande réflexion sur la famille, ils racontent leur parcours singulier et parlent de leur place dans la communauté chrétienne. © Brenda Inderson

© Brenda Inderson

Les catholiques d’aujourd’hui sont comme tout le monde. À de rares exceptions près, ils habitent ensemble avant de se marier, certains divorcent, refont leur vie. Leurs enfants commencent par conclure un pacs prudent et c’est souvent en préparant le baptême d’un bébé que leur vient le désir d’une alliance. Face à la stérilité, beaucoup ont recours aux procréations médicalement assistées avant de se tourner vers l’adoption. Même les milieux les plus fermement attachés aux valeurs dites traditionnelles n’ont pas été épargnés au cours des dernières années par le « démariage », une remise en cause collective de l’idéal de fidélité et de chasteté vécue comme un engagement à vie. Alors comment assumer l’écart entre la doctrine et la vie tout en évitant les écueils de l’intransigeance et du relativisme ? Comment l’Église peut-elle accueillir les familles dans leur diversité tout en continuant à affirmer ce qu’elle dit depuis toujours ?

Les évêques de France s’emparent cette année de ces questions et lancent une grande réflexion sur la façon dont l’Église peut mieux accompagner les réalités familiales : Familles 2011. Le pluriel est tout un programme et affiche déjà un point de vue : la famille n’est pas une entité abstraite, elle s’incarne dans la singularité des parcours. Rappelons-le, les exigences du magistère pour les catholiques en matière de morale sexuelle et de vie familiale n’ont pas changé. Pas de relations sexuelles hors mariage, pas de remariage à l’église après un divorce, pas de recours à la procréation médicalement assistée. Tout cela au nom de la conviction que le couple est porteur d’une alliance fondatrice. Mais si l’idéal proposé n’est pas irréalisable, il est forcément soumis aux contingences de la vie, bousculé par les choix vertigineux qu’ouvrent depuis 30 ans le droit et les techniques médicales.

Cet écart, personne ne le nie. Surtout pas André Vingt-Trois dans son livre la Famille, un bonheur à construire (éd. Parole et Silence). Trois couples posent au cardinal archevêque de Paris toutes les questions qui fâchent : « Pourquoi l’Église insiste tant sur ce qui touche à la vie privée ? Est-elle légitime sur ces questions ? » « Les textes officiels que produit le magistère ne sont-ils pas trop éloignés de la réalité ? » « Jusqu’à quel point peut-on continuer à se dire catholique quand les circonstances amènent à s’écarter du mode de vie préconisé par l’Église ? » André Vingt-Trois répond méthodiquement à toutes les questions en exposant clairement et fermement la doctrine actuelle. Mais il précise : « Une Église qui n’accueillerait que des chrétiens parfaits n’a plus qu’à mettre la clef sous la porte. Jésus est venu ouvrir un chemin de changement, de progrès et d’amélioration. L’Église ne condamne personne, mais indique un chemin. Une des règles de l’accompagnement pastoral est de prendre les gens tels qu’ils sont à la condition qu’ils aient l’intention de ne pas en rester là. »

La plupart des évêques, des responsables de pastorale familiale, et des théologiens s’accordent en effet à promouvoir l’accueil quelle que soit la situation. « C’est déjà une avancée, admet Guy de Lachaux, prêtre du diocèse d’Évry, auteur de nombreux livres sur l’accompagnement des divorcés. Mais est-ce une réalité ? De fait, il existe des groupes, des sessions organisées par des mouvements et des communautés. Mais vu le nombre de chrétiens concernés, il en faudrait dans chaque paroisse ! Ce n’est pas d’abord l’accès aux sacrements que demandent les gens qui souffrent, mais une écoute profonde de ce qu’ils traversent. » De fait, pousser la porte d’un presbytère quand on n’est pas tout à fait dans les clous comporte un risque. Celui de voir les visages se fermer face à une situation que certains pasteurs et laïcs ne savent pas gérer.

Tout le monde peut raconter une histoire désastreuse. Comme ce couple de divorcés, membre d’un groupe de recherche biblique qui décide de se rendre en Terre sainte. Ils s’inscrivent. « Dans votre situation, votre présence n’est pas souhaitable », leur signifie le prêtre animateur. Ou comme ces deux sœurs dont le père a obtenu la déclaration de nullité de son mariage catholique après des années vécues avec leur mère. Il va pouvoir épouser sa nouvelle femme à l’église tandis qu’elles se demandent si elles aussi sont déclarées nulles… Tous les responsables de communautés catholiques ont-ils pris la mesure des changements qui bouleversent la vie intime des personnes depuis 30 ans ? Manifestement, un énorme travail d’éclaircissement auprès des pasteurs et de leurs équipes mérite d’être mené.
« Le décalage entre les normes et la vie des personnes est une question qui a traversé toute l’histoire de l’Église, rappelle Laurent Lemoine, dominicain, qui enseigne l’éthique familiale et sexuelle à l’université catholique d’Angers. Que peut faire un chrétien pris dans cette tension ? Du “bricolage”, au sens où il dispose d’une boîte à outils, avec les repères proposés par l’Église : normes, règlements, vertus qui ne doivent pas être envisagés comme une barre placée très haut car, dans la vie morale, atteindre le but ne se fait pas forcément du premier coup : il y a parfois place pour des esquisses. La morale sexuelle et familiale n’est pas de la chirurgie orthopédique, c’est un schéma d’humanisation inscrit dans l’histoire. »

Laurent Lemoine plaide pour un accompagnement de proximité. « Sur ces sujets, nous pensons spontanément : que disent le pape, les évêques ? Demandons-nous aussi : que disent le curé de ma paroisse, mon accompagnateur spirituel ? L’Église n’est pas d’abord une structure hiérarchique, mais une communion, un peuple. Elle ne peut pas se comporter comme un système de pouvoir. Sinon la morale sexuelle et familiale risque de dériver vers une certaine “normopathie”. On serait d’autant plus saint qu’on est en règle avec la loi. Rappelons-nous que la loi évangélique est une loi d’amour. On peut être en règle avec la loi, jamais avec l’amour. »

Une vaste réflexion sur la famille

- La Conférence des évêques de France lance une réflexion sur les réalités et les enjeux de la famille d’aujourd’hui à travers des rencontres et par le biais d’un blog que chacun peut enrichir. Parmi les nombreuses manifestations prévues, signalons un colloque sur le rôle social de la famille (le 26 mars, à Lille), sur sa mission éducative (les 14 et 15 mai, à Strasbourg). Un rassemblement national des familles est attendu à Lourdes du 28 au 30 octobre. www.blogfamilles2011.fr

- Le diocèse de Dijon inaugurera les Ires Universités de la famille du 21 au 27 mars. Un colloque sur la famille, « invention humaine ou dessein divin » viendra clore l’événement. http://catholique-dijon.cef.fr

- La session annuelle de formation du Ceras (Centre de recherche et d’action sociale, jésuite) propose du 14 au 17 février, un riche programme intitulé Famille cherche société. www.ceras-projet.org

- Les conférences de carême à Notre-Dame de Paris, à partir du 13 mars, auront pour thème la famille : héritage ou avenir. www.paris.catholique.fr

 

Source: La Vie

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 05:36

 

Communiqué

« Le Collectif pour l’Enfant se réjouit de la réponse du Gouvernement à la question de la députée Marie-Line Reynaud qui sollicitait la légalisation du mariage entre des personnes de même sexe. (Question publiée au JO le : 06/07/2010 page : 7483 ; Réponse publiée au JO le : 21/12/2010 page : 13809)

Dans cette réponse, le Gouvernement réaffirme avec vigueur que l’article 144 du code civil pose notamment l’altérité sexuelle comme condition pour pouvoir contracter mariage, réponse déjà donnée par la Cour de Cassation dans un arrêt du 13 mars 2007. Le Gouvernement rappelle également qu’une forme d’union est prévue pour les couples de même sexe à travers le PACS. Ce dernier a déjà beaucoup évolué depuis 1999 et le Gouvernement poursuit d’ailleurs sa réflexion afin de continuer à faire évoluer le régime juridique du PACS. Béatrice Bourges, porte parole du Collectif pour l’Enfant insiste sur « la nécessité de préserver la spécificité du PACS avancée par le Gouvernement et donc sa différenciation avec le mariage ».

En effet, le PACS est et doit rester un contrat de couple. L’intérêt supérieur de l’enfant exige de la loi qu’elle favorise la naissance de l’enfant dans un cadre stable. Seul le mariage offre ces garanties. En effet, il s’agit d’un acte solennel pris devant la société qui implique un réel engagement des époux, l’un envers l’autre mais également envers les enfants (art 203 du Code Civil). Face à cela, la précarité du PACS, du point de vue d’une part des obligations qui sont limitées et d’autre part de la possibilité d’une rupture unilatérale par lettre recommandée ne présente pas les garanties nécessaires pour la fondation d’une famille. »

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 05:45


paru dans La Croix du 12/01/2011

Le retour des bonnes manières

Désuètes, les bonnes manières ? Pas si sûr. Décriées au nom de la sincérité, les règles de politesse amorcent un certain retour…


 
Pendant longtemps, la transmission des règles de politesse occupait une place importante dans l’éducation des enfants. Ne disait-on pas de ceux qui les appliquaient qu’ils avaient reçu une « bonne éducation » ?

Elles ont été partiellement balayées après Mai 68, au nom de la sincérité : la politesse est alors apparue comme une hypocrisie sociale, un carcan, dans lequel il ne fallait surtout pas enfermer les enfants, pour ne pas brider leur spontanéité.

Aujourd’hui, elle amorce un certain retour. Même si elle n’ose pas toujours employer le mot, l’éducation nationale multiplie les initiatives pour inculquer aux élèves les règles du « vivre-ensemble». La RATP a lancé sur ses lignes une nouvelle campagne (« Partageons plus, partageons le bus ») : « Merci de vous adresser au conducteur et aux autres voyageurs avec courtoisie… »

La galanterie, rejetée par les féministes, reprend du galon : alors que dans les années 1970, les hommes se faisaient foudroyer du regard quand ils aidaient une femme à enfiler son manteau, les jeunes filles reconnaissent volontiers qu’un homme galant les séduit.

Les guides sur les « bonnes manières » se vendent comme des petits pains

Le terme « bonnes manières » n’est plus ringard. Les guides sur le sujet se vendent comme des petits pains, et ne sont plus l’apanage de Nadine de Rothschild. Les manuels et sites d’éducation destinés aux parents leur redonnent une place de choix. La tenue à table revient au goût du jour.

L’un des sites de cuisine les plus populaires, marmiton.org, consacre ainsi une rubrique à « l’art de recevoir », rappelant la façon dont il faut disposer verres et couverts, servir les mets et le vin. Le site La Cuisine d’Annie énumère « les 22 bonnes manières indispensables à table », « les conseils de nos mères qu’il faut respecter » et la façon dont on doit placer ses invités : « Sans être trop à cheval sur le protocole, il y a des places meilleures que d’autres, les meilleures devant être réservées aux personnes à qui on doit le plus d’attention, les plus âgées par exemple. »

Les nouvelles technologies ont elles aussi édifié leur protocole. Yahoo a publié sur le Web la «netiquette», un « guide des bonnes manières à l’usage du mail », où l’on apprend par exemple que le fait d’écrire des mots en majuscules « peut donner au destinataire le sentiment qu’on lui crie dessus ». Les opérateurs de téléphonie mobile ont édité un guide du bon usage du téléphone portable, édictant des « règles de savoir-vivre ou de bonne conduite », destiné aux adolescents et à leurs parents.

Une politesse « minimale »

Dépoussiérée de toute ringardise, la politesse reviendrait-elle au goût du jour ? « On assiste effectivement à un certain retour du balancier », reconnaît Bertrand Buffon, chef de cabinet du président de l’Afii (Agence française pour les investissements internationaux) et auteur d’un essai intitulé Le Goût de la politesse.

« Face à la montée des incivilités – un terme étrange, précise-t-il, qui évite de parler de la disparition de la politesse –, on a pris conscience que l’homme, naturellement sociable, avait besoin de la politesse pour être heureux et s’épanouir. » Mais si retour de la politesse il y a, il s’agit d’un retour à une politesse « minimale », précise-t-il.

« On n’a jamais totalement abandonné la politesse, mais il y a des périodes de l’histoire où elle a plus d’importance que d’autres, observe Dominique Picard, psychosociologue et auteur de deux livres sur le sujet. Dans une période de grande instabilité face à l’avenir, on en a d’autant plus besoin. »

« La politesse en effet, explique-t elle, c’est d’un côté un système de règles un peu formel (comment on pose sa fourchette, quels mots dire pour se saluer...). Mais dans son fondement, c’est l’huile qu’on met dans les rouages des relations sociales, c’est ce qui permet de vivre ensemble dans le respect de l’autre, de façon à ce que tout le monde ait sa place. On sait bien que vivre dans la spontanéité n’est pas viable… Quand on se lève le matin de mauvaise humeur, on ne peut pas dire à son voisin qui nous dit bonjour dans l’escalier : fichez-moi la paix ! »

La politesse inclut aussi le respect du territoire et de l’intimité de l’autre

Et tout être humain a besoin d’être reconnu pour ce qu’il est. Ainsi on apprend à un enfant à ne pas dire bonjour de la même manière à tout le monde : « bonjour monsieur », « bonjour madame », à une personne plus âgée qu’il connaît mal et non « salut », comme à ses copains.

La politesse inclut aussi le respect du territoire et de l’intimité de l’autre : c’est par tact qu’on frappe avant d’entrer dans la chambre de son frère ou de ses parents. « Ces règles ont pour fondement, résume Dominique Picard, de permettre aux gens de vivre ensemble dans le respect mutuel, sans les mettre dans l’embarras, ni mal à l’aise. »

Elles continuent donc à se transmettre. Mais de façon très variable, suivant les familles et les groupes sociaux. Car, dans une société où coexistent de nombreuses « micro-cultures », il est de plus en plus difficile de se mettre d’accord sur des codes communs. On ne se salue pas de la même manière en France et au Maghreb. Dans certaines familles, on continue à exiger des enfants une certaine tenue à table, dans d’autres, les repas partent un peu en vrille.

Des "bonnes manières" parfois socialement discriminantes

La façon de se servir de ses couverts ou de dire bonjour est encore socialement discriminante. Comme le soulignait Pierre Bourdieu, il y a une forme de politesse qui crée du lien, permet la convivialité, et une autre qui distingue et exclut les autres. Les adolescents ont ainsi leurs propres règles de politesse, différentes de celles de leurs parents : ils s’embrassent facilement, se «charrient» pour se dire bonjour, et celui qu’on ne « charrie » pas se sent exclu.

« L’un des problèmes majeurs auquel on est confronté dans ce domaine, souligne Dominique Picard, est cette cassure entre les codes des jeunes et ceux des adultes. De nombreux jeunes refusent ainsi de se plier aux règles de la classe d’âge de leurs parents ou de leurs grands-parents. Je suis frappée ainsi par le fait que la plupart des élèves ne se disent pas insolents. Quand en classe, par exemple, ils veulent garder leur casquette (ou leur bonnet) sur leur tête, alors que leurs professeurs leur demandent de l’enlever, ils disent : les profs ne respectent pas notre mode à nous. » Il est difficile en effet dans une société où on valorise l’individu, où chacun revendique d’être reconnu dans sa différence, d’accepter de se soumettre à des règles communes.

Distinguer les « règles de surface » et les « règles profondes » de la politesse

Mais l’absence de codes communs peut susciter malentendus et incompréhension. Les jeunes vont dire « les vieux ne nous respectent pas » et les plus âgés « les enfants ne sont pas polis ». D’où la nécessité, explique Dominique Picard, de distinguer les « règles de surface » et les « règles profondes » de la politesse.

« Ainsi, en Europe, on apprend aux enfants à regarder l’adulte qui lui parle, alors qu’en Asie, il doit baisser les yeux. Mais le principe est le même : il y a une façon particulière de montrer à une personne qu’on la respecte. Au niveau des règles de surface, il y a des différences énormes entre la Seine-Saint-Denis et le 8e arrondissement de Paris. Mais l’incompréhension entre un jeune de Seine-Saint-Denis et une vieille dame sur une ligne de métro se réduit, s’il se lève pour céder sa place : cela suffit pour marquer son respect. Car si on prend l’épure même de la politesse, on se trouve face à très peu de règles : se respecter soi-même, respecter l’autre, privilégier la convivialité sur le besoin personnel. »

Il est donc important que ces « règles profondes » auxquelles la politesse obéit soient connues et communes. Au-delà de la diversité des codes, ce sont ces principes fondamentaux de la politesse qu’il est important de transmettre aux enfants.
Christine LEGRAND
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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 06:58

   

 


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"Pourquoi tu ne donnes pas d’argent au monsieur ?" "S’ils n’ont pas de maison, on pourrait les inviter chez nous…" Dès l’âge de 4 ou 5 ans, les enfants s’interrogent sur ces gens pas comme les autres qui campent sur nos trottoirs en plein hiver. Que comprennent-ils de la situation des SDF ? Quels mots choisir pour leur répondre ? Comment trouver l’équilibre entre notre souci de les protéger et celui de leur transmettre certaines valeurs de partage et de solidarité ? Voici quelques pistes pour aborder le sujet en famille.

Rassurez d’abord l’enfant sur sa propre situation

"Surtout lorsqu’il est petit, l’enfant a des besoins très primaires : celui d’être alimenté, rassuré, protégé, explique Marie-Claude François-Laugier, psychologue et psychanalyste. Voir des gens dormir dans la rue réveille chez lui des peurs archaïques, comme celle d’être abandonné par sa mère, de ne plus avoir à manger…" Rassurer l’enfant sur sa propre situation est donc la première mission des parents, ce qui ne les empêche pas d’expliquer que certains ont eu des malheurs, des accidents de la vie… "Ils peuvent aussi préciser que les sans-abri ne sont pas non plus oubliés par la société, qu’il existe des associations qui leur proposent des hébergements pour la nuit", précise Marie-Claude François-Laugier. À l’heure où 60 % des Français craignent un jour de se retrouver à la rue (selon un sondage TNS-Sofres de septembre 2008), le plus difficile est sans doute, pour les parents, de ne pas trop transmettre leurs angoisses, d’éviter de renvoyer à leurs enfants une vision trop inquiétante du monde qui les entoure.

Apprenez-lui le respect de la différence

"Un jour, ma fille de 5 ans m’a dit : “C’est bien, quand il pleut, comme ça, les pauvres, ils peuvent prendre des douches !” J’ai eu trop honte, elle parlait d’eux comme s’ils étaient des chiens ou des chats", se souvient Camille, 37 ans. "Les enfants sont souvent très conformistes, la différence les interpelle, alors c’est important de leur apprendre à ne pas juger sur les apparences, à respecter ceux qui ne sont pas comme eux", souligne Béatrice Copper-Royer, psychologue et psychothérapeute. Derrière cette foule sans visages, sur laquelle on colle commodément une étiquette, nous oublions parfois qu’il y a des hommes, des femmes avec un nom et une histoire que nous ne connaissons pas, que nous n’avons pas à juger : encourager ses enfants à dire bonjour, à répondre aux sourires, voire à échanger quelques mots avec la personne sans abri qu’on croise tous les jours au coin de la rue, cela peut les aider à en prendre conscience. "C’est important de faire comprendre aux enfants que, derrière le type qui demande de l’argent, qui sent mauvais, qui fait parfois un peu peur, il y a d’abord quelqu’un qui a vécu toute une succession de souffrances et de ruptures, qui l’ont mené à cette situation qu’il n’a pas choisie", assure Bruno Masurel, volontaire chez ATD-Quart-monde, qui intervient régulièrement dans les écoles et collèges pour sensibiliser les élèves à l’exclusion.

Attachez-vous à éviter les stéréotypes

Parler à nos enfants nous oblige aussi à nous confronter à nos propres stéréotypes : alors qu’un tiers des SDF auraient un emploi (selon une étude de l’Insee de 2003), nous avons parfois tendance à les mettre tous dans le même sac, à voir en eux des assistés qui vivent aux crochets de la société. "Les parents se méfient souvent de nous, mais ce n’est pas parce qu’on n’a pas de toit qu’on ne cherche pas à s’en sortir, s’indigne Quentin, 25 ans, qui a passé quatre ans dans les rues de Lyon (une expérience qu’il raconte dans son blog : www.adhaine.org). Moi, je ne me suis jamais considéré comme un clochard. Chaque matin, j’allais aux bains-douches municipaux, j’avais des rendez-vous réguliers avec l’assistante sociale, j’ai toujours essayé de garder une hygiène de vie, le respect de moi-même."  

Transmettez des valeurs de partage et de solidarité

La confrontation avec la précarité est aussi l’occasion d’éduquer les enfants à une certaine idée du partage, de la générosité… Même si celle-ci a forcément ses limites. "Souvent, je donne une pièce aux enfants, qu’ils vont eux-mêmes remettre aux sans-abri, mais ils ont du mal à comprendre que je ne puisse pas donner à chaque fois", raconte Sophie, 43 ans. "Dès qu’ils ont 7 ou 8 ans, il est possible de leur expliquer que l’argent ne tombe pas du ciel, qu’il est le fruit du travail des parents, et qu’eux-mêmes vont à l’école pour pouvoir plus tard gagner leur vie, conseille Marie-Claude François-Laugier. Cela dit, on peut aussi donner sans être privé, apprendre à ne pas être indifférent à l’autre." Inciter les enfants à donner un de leurs jouets au Secours populaire au moment de Noël, prévoir quelques conserves pour la Banque alimentaire pendant les courses familiales… sont aussi des moyens de les ouvrir à d’autres réalités, de les aider à relativiser lorsqu’ils font des caprices. "Je les encourage souvent à avoir des gestes de solidarité à leur portée, explique, pour sa part, Bruno Masurel. Par exemple, aider leurs camarades qui ont plus de mal à l’école ou encore ne pas enfoncer les plus faibles."

 

Source: La Vie

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 18:14

Des idées de cadeaux pour Noêl de livres à lire en famille

 

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 06:39

 

 

D'autrefois, les grands-parents ? Ils sont au contraire terriblement modernes et présents.

 

On parle, à juste titre, des progrès immenses réalisés par les nouveaux pères mais, dans la constellation familiale, n'oublions pas les grands-parents.

On sait depuis toujours leur importance : ils sont l'arbre de vie, et leur histoire ressemble très souvent à celle des héros imaginaires de notre enfance. D'ailleurs, on le sait bien : les contes de fées sont fondamentaux pour notre développement psychologique (à ce propos, que devient la grand-mère dans Le petit Chaperon rouge ?).
 
Il était mineur de fond, marin ou conducteur des locomotives à vapeur hurlantes et haletantes... Elle était pâtissière dans la rue des Marchands, ou vendeuse des quatre-saisons, spécialisée dans les artichauts pointus.

Dans un coin du séjour, leurs photos sépia trônent sur le rebord de la cheminée, prêtes à tomber mais toujours là ; ou bien au grenier, une vieille carte postale écrite à l'âge où ils avaient le nôtre est enfouie au fond d'une commode.

D'autrefois, les grands-parents ? Ils sont au contraire terriblement modernes et présents. Voilà qu'un couple d'entre eux réussit à faire reconnaître le lien biologique avec l'enfant de leur fille, né sous X, avant d'être déboutés au printemps, par le tribunal, de leur demande de droit de visite ou de garde : ils ne peuvent se prévaloir d'un lien de filiation rompu par l'accouchement sous X. 

On ignore s'ils avaient des relations difficiles avec leur fille ; on ne se substitue pas non plus à la décision de justice, mais tout le monde reconnaîtra que dans cette affaire-là, les grands-parents expriment une demande légitime.

Il vaut mieux s'échapper de cette histoire sombre. Tout en restant solidaire de cette jeune femme, rappelons néanmoins qu'une mère, si elle peut abandonner son enfant, ne peut pas annuler l'histoire de la vie. Une grand-mère, « c'est comme le mimosa : c'est doux et c'est frais mais c'est fragile », dit le petit bossu quand la sienne disparaît (vous souvenez-vous du beau film de Pagnol, Naïs ? Le bossu étant interprété par Fernandel).

C'est lorsque l'on perd cette incroyable douceur, cette gentillesse et l'attitude distanciée qui caractérisent les grands-parents que l'on mesure combien ils comptent. Aujourd'hui, les grands-mères sont dynamiques, elles se chargent du mieux : musées, rééducation orthophonique et facilitation du droit de visite de l'un ou l'autre des parents en cas de séparation du couple.

Dans l'arbre généalogique, pour ceux qui ont la chance de pouvoir l'établir, observons ce sourire si doux à côté de l'attitude fière, un peu soumise, du grand-père. C'est beau, un arbre de vie.

 

Source: Le Pèlerin

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