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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 16:50

 

 


Le 13 juin 313, l'empereur Constantin, fort de sa victoire du pont Milvius sur son rival Maxence, promulgue l'édit de tolérance de Milan par lequel il légalise le christianisme. C'est un retournement inattendu après la «Grande Persécution» inaugurée dix ans plus tôt par les tétrarques Dioclétien et Galère.

Le christianisme rassemble à cette date un dixième à peine de la population de l'empire romain (cinquante millions d'habitants environ). Il est surtout présent en Asie mineure (actuelle Turquie) et en Afrique du Nord. 

Né dans les classes populaires, il gagne de plus en plus la faveur des classes supérieures et des élites intellectuelles et urbaines. Fort de la protection impériale, il va prendre son essor et s'imposer en quelques décennies comme la seule religion officielle de l'empire.

Jean-François Zilberman
Le songe de Constantin avant la bataille du pont Milvius (fresque de Piero della Francesca, Arezzo, église san Francesco, vers 1460)

La «Grande Persécution»

La question religieuse est apparue dans l'empire romain à l'issue de la crise du milieu du IIIe siècle. Des soldats de modeste extraction issus d'Illyrie ou des régions danubiennes se succèdent à la tête de l'empire. Ils repoussent les premières invasions barbares et répriment les révoltes paysannes.

Soucieux de remettre de l'ordre dans les institutions et de rétablir l'unité morale de l'empire, ils favorisent  le culte du Soleil au détriment du polythéisme traditionnel.

Ce culte du Sol invictus (le Soleil invaincu) rassemble sous une même identité des divinités traditionnelles (Apollon) et des divinités orientales (Mithra). Il amorce une évolution du polythéisme païen vers le monothéisme façon hébraïque ou chrétienne.

Mithra sacrifie un taureau au Soleil invaincu (villa romaine de Milon, 1er siècle après JC)

L'empereur Aurélien, au pouvoir de 270 à 275, fait du culte solaire la religion d'État. L'empereur se présente lui-même comme l'émanation du dieu sur terre et revendique à ce titre d'être adoré tel une divinité. Ainsi l'empire évolue-t-il vers un pouvoir personnel et autocratique.

Dioclétien, au pouvoir de 293 à 305, veut aller plus loin. Il veut renforcer la cohésion culturelle et politique de l'empire. C'est pourquoi son règne est marqué par de violentes persécutions contre les communautés chrétiennes qui refusent de sacrifier au culte impérial. Elles sont les plus dures qu'ait jamais connues l'Empire romain et obligent les chrétiens à choisir entre le reniement et le «martyre».

La «Grande Persécution» commence en 299 avec l'exclusion de l'armée des soldats baptisés, ces derniers refusant en effet de verser le sang ! Puis, de février 303 à février 304, quatre édits impériaux inspirés à Dioclétien par Galère, lequel a plus que quiconque les chrétiens en horreur, ordonnent de brûler les livres saints et de raser les églises partout dans l'empire.

La persécution atteint son paroxysme avec un édit qui prescrit au début de 304 un sacrifice général dans tout l'Empire, sous peine de mort ou de condamnation aux travaux forcés dans les mines.

Les fonctionnaires locaux exécutent les édits avec un zèle relatif. Constatant l'échec de la répression et désireux de se concilier les chrétiens, l'empereur Galère, malade,  signe sur son lit de souffrance un premier édit de tolérance le 30 avril 311. Il meurt quelques jours plus tard, le 5 mai 311.

La religion devient une affaire individuelle

Après plusieurs années de guerres fratricides et l'élimination de son rival Maximin Daïa en avril 313, l'«Auguste» Licinius reste seul maître de la partie orientale de l'empire.  Constantin, qui tient la partie occidentale, le convainc de publier une déclaration commune en latin et en grec, les deux langues de l'empire, afin de restaurer la paix civile.  Elle est connue sous le nom d'édit de Milan, d'après la ville où elle a été promulguée.

Cette déclaration n'est pas la première du genre. D'autres l'ont précédée dans les précédentes décennies, y compris celle de Galère, deux ans plus tôt. Mais elle se singularise par le fait qu'elle introduit un élément nouveau dans la société romaine, à savoir la liberté religieuse.

Jusque-là, la religion était une affaire de communauté et d'identité ethnique. On suivait la religion de ses ancêtres et de son groupe. L'édit de Milan reconnaît à chaque individu la faculté de suivre la religion de son choix. C'est un changement radical de paradigme que relève Marie-Françoise Baslez, professeur d'histoire des religions à la Sorbonne (*).

L'édit de Milan lève par ailleurs les interdits qui pèsent sur la communauté des chrétiens. Les Églises locales se voient restituer les biens qui leur ont été confisqués, même lorsqu'ils ont été vendus à des particuliers. 

Christianisation des moeurs

Dès lors, tout change assez vite. Constantin, discret sur ses convictions personnelles, continue de présider aux rituels païens en sa qualité de pontifex maximus (grand pontife). Il ménage aussi le Sénat qui siège à Rome et dont tous les membres sont restés fidèles au paganisme traditionnel. Il se contente d'interdire les sacrifices d'animaux, qu'il a en horreur.

Lui-même a sans doute hérité de sa mère Hélène, voire de son père Constance Chlore, un attachement sincère à la nouvelle religion.

Le christianisme n'en garde pas moins l'avantage. Sa doctrine séduit moins par le concept d'un dieu unique et transcendant (comme dans le judaïsme concurrent) que par ses préceptes nouveaux d'amour fraternel et d'égalité entre tous les êtres humains, par-delà les barrières ethniques, sociales ou sexuelles.

Pièce en argent frappée en 315 : Constantin et le chrisme chrétien (Munich, musée des monnaies, DR)L'Église prend ses aises. Elle devient un élément de stabilité et un point de repère dans un empire brinquebalant.

Tandis que périclitent les institutions administratives, elle affirme sa solidité, fondée sur la légitimité démocratique et une hiérarchie respectée. Les évêques sont élus par le peuple et désignent eux-mêmes des suppléants (prêtres) pour guider la communauté.

Sous le règne de Constantin se met en place aussi une organisation religieuse du temps.

Vers 321, le repos hebdomadaire est imposé tous les sept jours, le jour du Sol invictus ou jour du Soleil. Le souvenir s'en conserve dans l'appellation donnée par les Anglais à ce jour : Sunday (le jour du Soleil).

Les autres langues occidentales conservent son appellation christianisée, diem dominicam (le jour du Seigneur, ou dimanche). 

La fête annuelle du Soleil invaincu, fixée au 25 décembre par l'empereur Aurélien, vers 270, devient également la fête de la Nativité du Christ, bien que celui-ci fut plus probablement né au printemps.

Ainsi la religion chrétienne devient-elle la référence dominante autour de la Méditerranée, au IVe siècle, ainsi que le rappelle l'historien Paul Veyne (Quand notre monde est devenu chrétien (312-394), Albin Michel, 2007).

Le serait-elle devenue sans la volonté personnelle de l'empereur Constantin?  Sans doute mais de manière plus lente et peut-être plus tourmentée.

Source : les amis d'Hérodote

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 09:38

Les 600 km qui séparent Domrémy en Lorraine à Sainte Catherine de Fierbois dans le Loir-et-Cher, sont toujours fortement empreints du périple que Jeanne d'Arc a entrepris en 1429 pour rencontrer le roi Charles VII.

Maison natale de Jeanne d'Arc &agrave; Domr&eacute;my (Lorraine)|| © Serge Picard / VUMaison natale de Jeanne d'Arc &agrave; Domr&eacute;my (Lorraine)|| © Serge Picard / VUStatue de Jeanne d'Arc, dans l'Eglise de Domr&eacute;my-La-Pucelle|| © Serge Picard / VUBasilique de Bois-Chenu &eacute;rig&eacute;e dans le bois o&ugrave; Jeanne d'Arc aurait entendu les Voix|| © Serge Picard / VULa Porte de France à partir de laquelle Jeanne d'Arc a commencé son périple pour Chinon|| © Serge Picard / VU|| © Serge Picard / VULa Chapelle Castrale, à Vaucouleurs.|| © Serge Picard / VUPaysage de Lorraine aux alentours de Vaucouleurs|| © Serge Picard / VUFontaine de Poissons (Haute-Marne) où Jeanne d'Arc fit boire son cheval|| © Serge Picard / VUPaysage de l'Auxerrois|| © Serge Picard / VUJeanne d'Arc est pass&eacute;e par Auxerre. Ici la cath&eacute;drale St Etienne.|| © Serge Picard / VUDans le centre historique d'Auxerre.|| © Serge Picard / VUA M&eacute;zilles, dont nous voyons ici le Ch&acirc;teau La Bruy&egrave;re, Jeanne d'Arc se serait faite attaqu&eacute;e par des brigands.|| © Serge Picard / VUA l'abbaye de Clairvaux, du fait de la loi srticte des moines cisterciens ayant fait des voeux d'austerit&eacute;, Jeanne aurait pass&eacute; la nuit &agrave; prier dans la chapelle attenante|| © Serge Picard / VUFor&ecirc;t pr&egrave;s de Gien, dans le Loiret.|| © Serge Picard / VU<p>Vue nocturne de la ville de Gien, au bord de la Loire, avec le pont &agrave; 12 arches que Jeanne traversa le 23 juin 1429.</p> <br />|| © Serge Picard / VU<p>La Forteresse et le Donjon de Loches, pr&egrave;s de Tours. C'est ici que la pucelle rencontre le dauphin Charles dans son logis royal le 3 juin 1429.</p> <p>&nbsp;</p>|| © Serge Picard / VUVilles de Loches.|| © Serge Picard / VUSainte Catherine de Fierbois, &eacute;glise o&ugrave; fut trouv&eacute;e l'&eacute;p&eacute;e de Jeanne d'Arc|| © Serge Picard / VU
Maison natale de Jeanne d'Arc &agrave; Domr&eacute;my (Lorraine)|| © Serge Picard / VU
Maison natale de Jeanne d'Arc &agrave; Domr&eacute;my (Lorraine)|| © Serge Picard / VU
Statue de Jeanne d'Arc, dans l'Eglise de Domr&eacute;my-La-Pucelle|| © Serge Picard / VU
Basilique de Bois-Chenu &eacute;rig&eacute;e dans le bois o&ugrave; Jeanne d'Arc aurait entendu les Voix|| © Serge Picard / VU
La Porte de France à partir de laquelle Jeanne d'Arc a commencé son périple pour Chinon|| © Serge Picard / VU
|| © Serge Picard / VU
La Chapelle Castrale, à Vaucouleurs.|| © Serge Picard / VU
Paysage de Lorraine aux alentours de Vaucouleurs|| © Serge Picard / VU
Fontaine de Poissons (Haute-Marne) où Jeanne d'Arc fit boire son cheval|| © Serge Picard / VU
Paysage de l'Auxerrois|| © Serge Picard / VU
Jeanne d'Arc est pass&eacute;e par Auxerre. Ici la cath&eacute;drale St Etienne.|| © Serge Picard / VU
Dans le centre historique d'Auxerre.|| © Serge Picard / VU
A M&eacute;zilles, dont nous voyons ici le Ch&acirc;teau La Bruy&egrave;re, Jeanne d'Arc se serait faite attaqu&eacute;e par des brigands.|| © Serge Picard / VU
A l'abbaye de Clairvaux, du fait de la loi srticte des moines cisterciens ayant fait des voeux d'austerit&eacute;, Jeanne aurait pass&eacute; la nuit &agrave; prier dans la chapelle attenante|| © Serge Picard / VU
For&ecirc;t pr&egrave;s de Gien, dans le Loiret.|| © Serge Picard / VU
<p>Vue nocturne de la ville de Gien, au bord de la Loire, avec le pont &agrave; 12 arches que Jeanne traversa le 23 juin 1429.</p> <br />|| © Serge Picard / VU
<p>La Forteresse et le Donjon de Loches, pr&egrave;s de Tours. C'est ici que la pucelle rencontre le dauphin Charles dans son logis royal le 3 juin 1429.</p> <p>&nbsp;</p>|| © Serge Picard / VU
Villes de Loches.|| © Serge Picard / VU
Sainte Catherine de Fierbois, &eacute;glise o&ugrave; fut trouv&eacute;e l'&eacute;p&eacute;e de Jeanne d'Arc|| © Serge Picard / VU
 
Conseil : cliquez sur + pour afficher les légendes et sur "ZOOM" pour agrandir les photos

 

Jeanne la Pucelle, figure mythique de la France et figure mystique de l’Église qui ne cesse de fasciner, est à la une des journaux. Pour le meilleur et pour le pire. Max Gallo lui consacre son nouveau livre, tandis que Philippe Ramos la porte à l’écran, au moment où des fondamentalistes catholiques se rallient devant sa statue, à Paris, pour mener croisade contre ce qu’ils nomment "la christianophobie". Le 6 janvier prochain, on célébrera le 600e anniversaire de sa naissance.

Alors que la France de 1429 est écartelée entre les Anglais et leurs alliés bourguignons qui sèment la terreur, que le dauphin et les chevaliers de la France française baissent les bras, Jeanne prend la tête d’une troupe. Partant de Lorraine, elle va jusqu’à Sainte Catherine de Fierbois dans le Loir-et-Cher annoncer à Charles VII qu’envoyée par Dieu elle va bouter les Anglais hors de France.

Soit 600 km de périple qui portent encore aujourd'hui les traces de la "bergerette" de Domrémy, et que nous vous proposons de revivre, avec ces images du photographe Serge Picard.

 

Source : La Vie

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 05:48

Pour répondre à ceux qui parlent de falsification

ou qui doutent du contenu historique de la bible

  1) Profonde insertion dans l'histoire

  Il est difficile de parler de falsification alors que les quatre évangiles et les autres textes de la Bible sont pleinement enracinés dans l'histoire. Ils sont truffés de références historiques, culturelles et géographiques identifiées et confirmées par l'histoire et l'archéologie, références qui montrent qu'il ne s'agit pas de récits légendaires.

  2) Manuscrits anciens et très proches de leur source

  Il est difficile de parler de falsification alors que nous possédons, pour le Nouveau Testament, des manuscrits datés des II et IIIème siècles et des bibles complètes dès le IV° siècle (codex tels le sinaïticus, le vaticanus… )

C’est là un record pour des manuscrits antiques. Car, pour le reste de la littérature antique, les plus anciens manuscrits que nous possédons sont effectivement beaucoup plus tardifs.

Prenons par exemple « La Guerre des Gaules » de Jules César, les écrits de Tite-Live, Tacite, Pline, Thucydide,Suétone, ou encore du philosophe Platon : les plus anciennes copies que nous conservons de ces auteurs sont extrêmement tardives, puisqu'elles datent de la fin du premier millénaire environ ! - donc plus ou moins 1.000 ans après leur auteur. Tout le monde admet pourtant, sans chipoter, l’authenticité de ces écrits antiques !

  3) Manuscrits très abondants

  A propos des manuscrits de Jules César et des autres penseurs ou chroniqueurs de l’antiquité : nous possédons à peine 10 à 20 copies de leurs textes les plus anciens.

Or, rien que pour le Nouveau Testament, il existe plus de 5 000 manuscrits ou fragments grecs, et environ 20.000 manuscrits en d’autres langues sémitiques comme l’araméen, le syriaque, l’arménien. Plus le latin.

  Et on a repéré aussi au moins 20.000 citations de la Bible chez les Pères de l’Église dans les premiers siècles du christianisme, citations qui recoupent parfaitement les manuscrits bibliques.

On comprend facilement la raison de cette montagne de manuscrits : c’est que le christianisme a été une véritable révolution spirituelle, fraternelle et universelle dès son apparition.

  4) Et pourtant concordance

  Le plus remarquable, dans cette masse de documents, c’est leur absolue concordance. Ce qui prouve que le message était clairement annoncé et répandu dans  tout le monde connu de l’époque. Et ceci dès les débuts du christianisme. S’il y a des variantes, elles sont insignifiantes. Ce sont souvent des erreurs de copiste, faciles à repérer et elles ne changent rien au sens profond du message

  Et l’on peut vérifier que les textes ont traversé les siècles jusqu’à notre époque sans avoir été modifiés ! On peut tranquillement l’affirmer sur la base des plus vieux textes que nous possédons.

  La plus grande confirmation en a été la fameuse découverte des manuscrits de Qumran - les « manuscrits de la Mer Morte » - en 1947. Ils sont vieux de plus de 2 000 ans, donc d’avant le Christ. Or on a constaté qu’ils sont rigoureusement identiques à ceux que nous lisons aujourd’hui dans nos bibles. Autrement dit : nulle altération de ces textes durant leur traversée de deux millénaires jusqu’à nos jours.

  La raison en est simple : les copistes anciens avaient un respect sacro-saint du texte sacré et ne pouvaient absolument pas se permettre les moindres modifications… et les copies étaient sévèrement contrôlées. Et, de surcroît, les textes étaient généralement connus par cœur.

  Le texte le mieux attesté

  Il n'existe pas, dans toute l'histoire de la littérature, des sources manuscrites d'une aussi bonne qualité et d’une telle quantité que les écritures chrétiennes du Nouveau Testament. Oui, les sources manuscrites chrétiennes sont uniques au monde de par leur quantité  et leur qualité.

Personne ne met en doute la validité des récits de Jules César, de Tite-Live, de Tacite, de Thucydide ou de Platon.Pourquoi deux poids deux mesures pour les écrits du Nouveau Testament ?

Nombre de biblistes et d’historiens déclarent en conséquence que les textes du Nouveau Testament possèdent une crédibilité qui surpasse incomparablement tous les autres écrits antiques.

 

Quelques citations de biblistes et d’experts en cette matière :

De John Robinson (2) : « Il n’y a pas de faits historiques mieux établis que ceux rapportés dans le Nouveau Testament. La richesse des manuscrits et, avant tout, le petit intervalle de temps entre l’écrit original et les plus anciennes copies existantes en font, de loin, le texte le mieux attesté de tous les écrits anciens du monde. »

  Citation de Sir Frédéric Kenyon (3) : « Désormais l’authenticité comme l’intégrité de l’ensemble des livres du Nouveau Testament ne sont plus à mettre en doute ».

 

Source : http://petitefeuilleverte.over-blog.com

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 06:00

On appelle chant grégorien un répertoire musical constitué des chants en usage dans les offices liturgiques de l'Église catholique romaine. La tradition liturgique de l'Église nous a en effet légué un ensemble de pièces vocales et monodiques composées à partir des paroles latines des textes sacrés. C'est pourquoi le chant grégorien a souvent reçu le nom de Bible chantée. Intimement liées à la liturgie, les mélodies grégoriennes ont pour but de favoriser l'épanouissement spirituel de l'homme en l'aidant à mieux comprendre et à mieux vivre le don de Dieu, et l'incomparable cohérence de la foi chrétienne.

Aux origines du chant grégorien, on trouve le répertoire romain composé pour l'essentiel aux 5-6e siècles par la schola cantorum.

Dans la seconde moitié du 8e siècle, le rapprochement politique entre le royaume franc des Pépinides et la papauté donne au souverain franc l'occasion d'apprécier les usages liturgiques romains. Il décrète alors l'adoption de la liturgie romaine dans son royaume.

Le texte des chants romains, consigné par écrit dans des livres, devint le texte de référence. L'allure générale du chant romain et son architecture modale furent le plus souvent admises par les musiciens gallicans. Mais ceux-ci l'habillèrent d'une ornementation complètement différente.

Cette hybridation des chants romain et gallican donna naissance au grégorien.

Par suite de la baisse progressive du rôle de la mémoire, le chant grégorien tomba en complète décadence à la fin du moyen âge : les manuscrits n'offrent plus alors qu'une « lourde et assommante succession de notes carrées ». La Renaissance lui porte le coup de grâce : les mélodies sont corrigées par les musicologues officiels et les longues vocalises réduites à quelques notes.

En 1833, un jeune prêtre du diocèse du Mans, dom Prosper Guéranger, entreprend de restaurer la vie monastique bénédictine au prieuré de Solesmes, après les quarante années d'interruption due à la Révolution française : il aborde la restauration du chant grégorien avec enthousiasme. Il commence par s'attaquer à l'exécution et demande à ses moines de respecter dans leur chant le primat du texte : prononciation, accentuation et phrasé, autant de garanties de l'intelligibilité, au service de la prière. Dom Guéranger confie aussi à l'un de ses moines, la charge de restaurer les mélodies authentiques.

L'écriture « en fines pattes de mouche » des plus anciens manuscrits est alors indéchiffrable. Mais l'invention de la photographie vient bientôt rendre des services inappréciables. Peu à peu s'élabore une collection incomparable de fac-similés des principaux manuscrits de chant contenus dans les bibliothèques d'Europe : la Paléographie Musicale de Solesmes.

Source : http://www.abbayedesolesmes.fr
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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 04:32
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 03:46

1.  Consécration de la France à Marie en 1638.

Lors ce qu'il eu la certitude d'avoir un enfant (Louis XIV né en 1638) après 22 ans de mariage, Louis XIII en reconnaissance fit la consécration de la France à la vierge Marie. C'est à Toulouse que le vœu de Louis XIII a été fait, dans la chapelle des pénitents bleus. - Il déclare, le 10 février 1638, qu'il prend la très sainte vierge comme protectrice et patronne du Royaume de France. Il demande que tous les ans, le jour de la fête de l'Assomption, on fasse, dans toutes les églises, mémoire de la consécration de la France à Marie à la Grande Messe et qu'après les vêpres on fasse une procession solennelle. Louis XIII a veillé à ce que l'Edit du 10 février 1638, de la consécration de la France à Marie, soit enregistré par le Parlement comme un acte de l'autorité souveraine.

 2. Raisons du Vœu de Louis XIII sur la consécration de la France à la vierge Marie

Raison du vœu de Louis XIII - Les raisons du vœu de Louis XIII  sont complexes. Il y a eu plusieurs raisons dans des circonstances différentes

Raison  du vœu de Louis XIII - Il y a une raison du vœu de Louis XIII concernant la consécration de la France à la vierge Marie. A la suite de prières à Marie, la menace d'une invasion espagnole en France a été écartée.

 Raison du vœu de Louis XIII - Louis XIII eut l'intention de prononcer un tel vœu dès 1630 après être tombé très gravement malade lors d'un séjour à Lyon pendant sa campagne militaire en Italie du nord. Sa guérison ayant été considérée comme un miracle, il aurait alors souhaité en remercier la Vierge Marie, ce qu'il fit presque huit ans plus tard. Cette guérison est une raison du vœu de Louis XIII 

Documents sur les raisons du vœu de Louis XIII et la consécration de la France à Marie

Assomption de la vierge Marie < Texte du "vœu de Louis XIII"  (1638)  http://apotres.amour.free.fr/page4/assomption.htm  

Consécration de la France à Marie, à la Sainte Vierge http://www.spiritualite-chretienne.com/marie/louis.html  

La Consécration de la France à Marie   http://www.mariedenazareth.com/10177+M534e653aa03.0.html    

3Le 15 août fête nationale en France

Par suite du vœu de Louis XIII, le 15 août fut la fête nationale en France depuis 1638 et le demeurera jusqu’à la fin de l’empire. Mais il faut dire que c'était le jour anniversaire de la naissance de l'Empereur Napoléon Ier. Celui-ci, qui est né le 15 août 1769, a fait du 15 août la Saint Napoléon qui redeviendra la fête de l'Assomption à la Restauration. L'histoire de la fête nationale en France a une période un peu  complexe. Le 14 juillet est fête nationale depuis 1880.  

4Notre Dame patronne principale de la France

Notre Dame de l’Assomption est proclamée patronne principale de la France, par le pape Pie XI, le 2 mars 1922.Lettre apostolique : "Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam"  Sa décision fait suite à une demande que l'évêque d'Orléans avait adressé à Benoît XV. C'est un des effets de la consécration de la France à Marie. Ainsi selon la liturgie, Marie est la patronne principale de la France. -  Notre Dame de l'Assomption est aussi la patronne des Acadiens depuis 1881.  (L'Acadie est une partie du Canada de langue française distincte du Québec.) http://www.teleco.org/museeacadien/francais/questi1.html   

Sommaire  Assomption  Sommaire des fêtes  Sommaire général 

DOGME DE L'ASSOMPTION

1. Mouvement en faveur de la définition de l'Assomption

Au XIXème siècle, après la proclamation du dogme de l’immaculée conception par Pie IX en 1854 se développe un courant de piété marial, avec envoi de nombreuses pétitions en faveur de la définition du dogme de l'Assomption. Huit millions de fidèles signent, aux côtés de milliers de cardinaux, archevêques et évêques et de dizaines de milliers de prêtres, religieux et religieuses. Pendant près d’un siècle la foi populaire se passionne littéralement pour cette cause. Les archevêques de Malines (Belgique) et d’Osma (Espagne) ont demandé au Pape, dès l’année 1849, une définition du dogme de l'Assomption. 

2. Proclamation du dogme de l'Assomption en 1950, Définition de l'Assomption

Le pape Pie XII, le 1er novembre 1950 dans la constitution apostolique "Munificentissimus  Deus", déclare solennellement et défini que c'est un dogme divinement révélé que Marie, à la fin du cours de sa vie terrestre a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste.  "Nous proclamons, déclarons et définissons que c'est un dogme divinement révélé que Marie, l'Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste."

Pie XII a promulgué le dogme de l'Assomption de Marie après avoir consulté les évêques du monde entier. 90% des évêques y sont favorables.  En fait, il n'a fait que transcrire l'ancienne tradition en dogme, cette tradition étant reconnue comme  inspirée par l'Esprit Saint.

3. La vierge Marie est elle morte ?

En faisant la définition de l'Assomption, en proclamant le dogme de l'Assomption, Pie XII n'a pas voulu trancher cette question discutée par les théologiens : "Marie est-elle morte ?". Pie XII personnellement croyait à la mort de la vierge Marie. Si la vierge Marie n'était pas morte, elle aurait jouie d'un privilège dont Jésus lui même n'a pas bénéficié. L’itinéraire de Marie pourrait-il ne pas se conformer à celui de Jésus, qui est passé par la mort ? Les orthodoxes critiquent le terme d'Assomption qui pourrait laisser croire que la Vierge Marie a été enlevée au ciel de son vivant.L'Église Orthodoxe affirme que la vierge Marie est morte et ressuscitée. Les orthodoxes repoussent l'expression Dogme de l'assomption.

4. Caractéristique du dogme de l'Assomption

Le dogme de l'Assomption n’a aucune racine scripturaire. L’Assomption de Marie est une pure certitude de foi. A la différence de la résurrection et de l'ascension de Jésus-Christ, qui nous sont attestées par les apparitions du Ressuscité, l’Assomption de Marie dans la gloire céleste n'a eu aucun témoin. C'est un acte de Dieu, mais non un événement historiquement datable. L’Assomption de Marie n'est pas comme la résurrection et l'ascension de Jésus-Christ, le fondement de notre espérance en la résurrection, mais seulement; un fruit de la résurrection de Jésus, qui contribue à affermir notre espérance.

Voir  Rôle des femmes dans l'Eglise

4bis. Documents sur le dogme de l'Assomption

Pie XII, Constitution apostolique "Munificentissimus Deus", 1950  http://www.serviam.net/histoire/assompt2.html     

L'Assomption, tradition devenue dogme
 http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=21365&rubId=214
   

Ch. Journet, Définition solennelle de l'Assomption, Éditeur : Saint augustin, 1996

Source : http://catholique-nanterre.cef.fr

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 15:31

Monseigneur Dominique Le Tourneau est interrogé dans Monde & Vie à propos de son dernier livre Pie XII et la Shoah, Des historiens et des Juifs témoignent, éd. Téqui. Extraits :

P"Notre ouvrage porte comme sous-titre : « Le silence de Pie XII ? » Le point d’interrogation est évidemment essentiel. C’est à cette interrogation que répond l’ouvrage. Les interventions de l’historienPhilippe Chenaux, spécialiste de l’histoire contemporaine, deMe Serge Klarsfeld, bien connu pour sa chasse des nazis, et de Gary Krupp président-fondateur de Pave the Way Fundation et, au départ, farouche adversaire de Pie XII, démontent le mécanisme du soi-disant « silence de Pie XII ». L’on sait de nos jours que toute l’affaire a été montée par le KGB, les services secrets de la Russie soviétique, furieux de la condamnation par l’Eglise, et par le pape Pie XII, du communisme athée. Les premières attaques intervinrent d’ailleurs, dès 1945, sur les ondes de Radio-Moscou. Il est intéressant de noter que le poison ainsi distillé subtilement grâce à la pièce Le Vicaire et réadministré par le film Amen de Costa Gavras, a fait les délices du monde anglo-saxon qui a relayé complaisamment les attaques contre Pie XII, tandis que les Juifs s’en tenaient, dans un premier temps du moins, à l’estime qu’ils éprouvaient pour le Pontife. Des voix ne s’étaient- elles pas élevées en Israël à la mort de Pie XII pour demander que l’on plantât une forêt de 860000 arbres correspondant au nombre de Juifs qu’il avait contribué à sauver pendant le cataclysme mondial ? J’aime demander combien Churchill, De Gaulle, Roosevelt et Staline en ont sauvés. Et nul ne leur fait grief de leur attitude à cet égard ! C’est quand même curieux.

Ceci étant, le pape Pie XII ne s’est pas contenté de parler autant qu’il le pouvait, sa marge de manoeuvre étant étroite, car un mot de trop risquait d’entraîner des représailles massives de la part des nazis, comme ce fut le cas aux Pays-Bas quand les évêques condamnèrent leurs exactions en chaire. Pie XII a également agi en organisant des réseaux d’évasion de Juifs hors d’Italie, par exemple en obtenant du président de la République Dominicaine1600 visas par an. Il a aussi demandé aux institutions catholiques d’ouvrir généreusement leurs portes pour accueillir des Juifs, comme lui-même en fit admettre des centaines au Vatican, dont400 s’enrôlèrent dans la Garde pontificale."

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 11:03

De l'abbé Laffargue :

R"Le 14 juillet 1789 à Paris, une bande à la recherche de fusils et de munitions, entrée par la porte ouverte par le gouverneur de Launay (contre leur promesse, il sera assassiné)  trouve sept (7) prisonniers qui sont libérés: quatre faussaires, un libertin et deux fous. C'est une révolution profondément anti-chrétienne qui commence: le 11 août (1789), la dîme, qui permettait à l'Eglise d' assurer sa mission sociale dans les écoles et les hôpitaux, est supprimée; le 28 octobre, l'Assemblée suspend autoritairement le recrutement monastique; le 2 novembre, les biens ecclésiastiques sont saisis. Le 13 février 1790, les vœux monastiques sont interdits et les ordres contemplatifs supprimés. Le 23 février, l'Assemblée constituante décide que ses décrets seront dorénavant lus en chaire par les curés; le 17 mars, les biens de l'Eglise, déclarés biens nationaux, sont mis en vente; le 12 juillet, la Constitution civile du clergé est adoptée: les curés et les évêques sont "élus". Si le clergé veut rester fidèle au Pape et ne pas faire schisme, il est condamné à mort (ainsi que ceux qui les cachent ou fréquentent leurs sacrements). Sur 130 évêques, 4 seulement acceptent la Constitution civile du clergé. 100.000 prêtres, sur 130.000, l'ont refusée, 4000 quitteront le sacerdoce. Le 27 mai 1792, un décret de "la Législative" ordonne la déportation des prêtres réfractaires. Le 2 septembre 1792, 114 prêtres furent assassinés, au couvent des Carmes à Paris (rue de Vaugirard. L'abbé Laffargue célèbre la messe le 14 juillet pour les martyrs de la Révolution.

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 05:50

Nous avons vu les saints Apôtres, au jour de la Pentecôte, recevoir l'effusion de l’Esprit-Saint, et bientôt, fidèles à l’ordre du Maître (1), ils vont partir pour aller enseigner toutes les nations, et baptiser les hommes au nom de la sainte Trinité.

Il était donc juste que la solennité qui a pour but d'honorer Dieu unique en trois personnes suivît immédiatement celle de la Pentecôte à laquelle elle s'enchaîne par un lien mystérieux.

 

Au VIII° siècle, Alcuin rédige une Messe votive en l'honneur de la sainte Trinité

Dès le VIII° siècle, le savant moine Alcuin, rempli de l'esprit de la sainte Liturgie, comme ses écrits en font foi. crut le moment venu de rédiger une Messe votive en l'honneur du mystère de la sainte Trinité. Il paraît même y avoir été incité par un désir de l'illustre apôtre de la Germanie, saint Boniface.

 

Cette Messe, simplement votive, n'était toutefois qu'un secours pour la piété privée, et rien n'annonçait que l'institution d'une fête en sortirait un jour. Cependant la dévotion à cette Messe s'étendit peu à peu, et nous la voyons acceptée en Allemagne par le concile de Seligenstadt, en 1022.

 

En 920, Etienne, évêque de Liège, institue solennellement la fête de la Sainte-Trinité dans son Eglise

A cette époque déjà, une fête proprement dite de la Sainte-Trinité avait été inaugurée dans l'une des églises de la pieuse Belgique, dans celle-là même qu'une autre grâce prédestinait à enrichir le Cycle chrétien d'un de ses signes les plus resplendissants.  Etienne, évêque de Liège, instituait solennellement la fête de la Sainte-Trinité dans son Eglise en 920, et faisait composer un Office complet en l'honneur du mystère.

 

La fête de la Sainte-Trinité se répand partout

Elle s'étendit peu à peu, et il paraît que l'Ordre monastique lui fut promptement favorable ; car nous voyons, dès les premières années du XIe siècle, Bernon, abbé de Reichnaw, s'occuper de sa propagation.

A Cluny, la fête s'établit d'assez bonne-heure dans le cours du même siècle, comme on le voit par l'Ordinaire de cet illustre monastère rédigé en 1091, où elle se trouve mentionnée comme étant instituée depuis un temps déjà assez long.

 

Mais le pape Alexandre II n'accepte pas la fête car chaque jour l'adorable Trinité est sans cesse invoquée :

Le pape Alexandre II, qui siégea de 1061 à 1073, dans une de ses Décrétales, tout en constatant que la fête est déjà répandue en beaucoup de lieux, déclare que l'Eglise Romaine ne l'a pas acceptée, pour cette raison que chaque jour l'adorable Trinité est sans cesse invoquée par la répétition de ces paroles : Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, et dans un grand nombre d'autres formules de louange (2).

 

Cependant la fête continue à se répandre :

Cependant la fête continuait à se répandre, comme l'atteste le Micrologue; et dans la première partie du XII° siècle, le docte abbé Rupert, que l'on peut appeler avec raison l'un des princes de la science liturgique, proclamait déjà la convenance de cette institution, s'exprimant à son sujet comme nous le ferions aujourd'hui, dans ces termes remarquables :

Aussitôt après avoir célébré la solennité de l'avènement du Saint-Esprit, nous chantons la gloire de la sainte Trinité dans l'Office du Dimanche qui suit, et cette disposition est très à propos; car aussitôt après la descente de ce divin Esprit, commencèrent la prédication et la croyance, et, dans le baptême, la foi et la confession du nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

(De divinis Officiis, lib. XI, cap. I.)

 

En Angleterre, l'établissement de la fête de la Sainte-Trinité eut pour auteur principal le glorieux martyr saint Thomas de Cantorbéry ; ce fut en 1162 qu'il l'institua dans son Eglise, en mémoire de sa consécration épiscopale qui avait eu lieu le premier Dimanche après la Pentecôte.

 

Pour la France, nous trouvons, en 1260, un concile d'Arles présidé par l'archevêque Florentin, qui, dans son sixième canon, inaugure solennellement la fête, en y ajoutant le privilège d'une Octave.

 

Dès 1230, l'Ordre de Cîteaux, répandu dans l'Europe entière, l'avait instituée pour toutes ses maisons ; et Durand de Mende, dans son Rational, donne lieu de conclure que le plus grand nombre des Eglises latines, dans le cours du XIII° siècle, jouissaient déjà de la célébration de cette fête. [Mais la date exacte variait d'un lieu à l'autre].

 

Jean XXII accepte la fête de la Sainte-Trinité et l'étend à toutes les Eglises

On pouvait dès lors prévoir que le Siège apostolique finirait par sanctionner une institution que la chrétienté aspirait à voir établie partout.

Jean XXII, qui occupa la chaire de saint Pierre jusqu'en 1334, consomma l'œuvre par un décret dans lequel l'Eglise Romaine acceptait la fête de la Sainte-Trinité et l'étendait à toutes les Eglises.

 

Motif qui a porté l'Eglise à assigner un jour spécial dans l'année pour rendre un hommage solennel à la divine Trinité

Jusque vers l'an 1000, les fêtes des saints universellement honorés y étaient très rares. Après cette époque, elles y apparaissent plus nombreuses, et il était à prévoir qu'elles s'y multiplieraient toujours davantage. Un temps devait venir où l'Office du Dimanche, qui est spécialement consacré à la sainte Trinité, céderait fréquemment la place à celui des Saints que ramène le cours de l'année.

Il devenait donc nécessaire qu'une fois du moins dans l'année, le Dimanche offrit l'expression pleine et directe de cette religion profonde que le culte tout entier de la sainte Eglise professe envers le souverain Seigneur, qui a daigné se révéler aux hommes dans son Unité ineffable et dans son éternelle Trinité.

 


1 - MATTH., XXVIII, 19.

2 - De feriis. Cap. Quoniam. Cette décrétale a été attribuée par erreur à Alexandre III.

 

Extraits de : Dom Guéranger, 1805 - 1875,
L'année Liturgique, le temps après la Pentecôte

 

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