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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 03:23

Saint Joseph, le père adoptif de Jésus

 
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Saint Joseph figure dans l'histoire de la Bible et de l'Église comme « le grand silencieux ». S'il nous est possible d'accéder à l'âme de la Vierge Marie à travers ses quelques phrases retenues dans les évangiles, il n'en va pas de même pour son époux, Joseph. Pas une seule phrase de lui n'a été rapportée par les évangélistes. 

Pourtant, ce silence non seulement ne nuit pas à sasainteté mais il accorde une grande profondeur à sa mission. Joseph a reçu l'annonce de l'ange en songe. Il s'est levé pour accomplir la mission demandée par Dieu : prendre Marie pour épouse et veiller sur l'enfant Jésus qui va naître, non pas du vouloir de l'homme mais de l'Esprit Saint

C'est pourquoi saint Matthieu l'évangéliste l'appelle « juste ». Pour nous, le mot justice nous fait penser à la justice sociale et aux revendications salariales. Dans la Bible, la justice équivaut à lasainteté. Joseph est juste, non seulement parce qu'il a travaillé correctement dans son atelier d'artisan dans le bâtiment mais parce qu'il a ajusté sa volonté à celle de Dieu. La prière du Notre Père a pris chair en lui : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ».

Un modèle pour les pères comme pour les évêques

La volonté de Dieu conduit précisément le croyant à la plus haute réalisation de son existence, malgré les apparences. Nombreux sont ceux qui plaignent Joseph. Un ami m'avouait un jour : « J'ai toujours eu pitié de saint Joseph qui me semblait un personnage falot chargé d'un mauvais rôle. Il n'était ni tout à fait un mari ni tout à fait un père. Mais j'ai découvert la force de sa mission quand je suis moi-même devenu père. À la naissance de mon premier enfant, j'ai été saisi d'un sentiment étrange. Ma femme tenait dans ses bras le bébé qui venait de sortir de son sein. Il faisait partie d'elle-même. Ce n'était pas mon cas. Le bébé s'interposait maintenant entre la femme que j'aimais et moi. Recouvert de sang, ses cris ne me le rendaient pas attirant. Je me suis dit intérieurement qu'il me fallait l'accepter, l'adopter et le reconnaître comme mon enfant. Et à ce moment-là, j'ai pensé à saint Joseph. Me voilà en train de vivre sa propre démarche d'adoption. Quand mon deuxième enfant est arrivé, j'ai été de nouveau habité par les mêmes sentiments et par la nécessité d'accomplir l'adoption, même si je n'avais aucun doute sur ma paternité. » 
Un autre ami me faisait part un jour de ses difficultés avec son père. D'après les explications de sa mère, lors de sa naissance, son père n'avait pas apprécié sa couleur. Il ne l'avait pas adopté. Il ne l'aima pas vraiment. Dans les pays à fort métissage, le type racial des enfants peut varier au cœur du même couple. J'ai connu une famille à La Réunion où trois filles des mêmes parents représentaient les trois continents - asiatique, africain et européen -, en fonction de la couleur de leur peau et de leurs cheveux.

Au fond, toute personne se trouve face au dilemme de l'adoption d'une manière ou d'une autre. Pas d'adoption, pas d'engagement, pas d'amour. Il me semble possible de parler d'adoption dans les différentes situations de l'existence : notre corps, notre famille, notre histoire, notre pays, notre sexe, nos travaux et missions... Nous avons à les adopter sous peine de vivre en contradiction stérile avec nous-mêmes. À quoi bon rêver d'un autre corps, d'une autre famille, d'un autre pays ou d'une autre Église que les nôtres ? « Avec des si on mettrait Paris en bouteille » dit le proverbe. Le complexe de victime et l'illusion d'une autre vie que celle que nous avons reçue ne conduisent qu'aux protestations et à l'amertume, à l'image de celui qui n'avait reçu qu'un talent au lieu de cinq ou de dix dans la parabole de Jésus (Matthieu 25, 14-30) et qui passait son temps à critiquer et à répandre un mauvais état d'esprit. Les comparaisons sont odieuses. Pourquoi se comparer alors que chacun est unique ? Nous nous connaissons mal nous-mêmes et nous prétendons connaître les chemins dans l'esprit des autres ? 

L'exemple de saint Joseph nous invite à l'action. Saint Joseph a vécu heureux : « Heureux ceux qui écoutent la parole du Seigneur et la mettent en pratique » (Luc 11, 28). Si certains peintres dépeignent saint Joseph quelque peu triste et en retrait par rapport à la Vierge Marie et à l'enfant dans le souci de manifester qu'il n'est que le père adoptif de Jésus, Fra Angelico le présente rayonnant dans son rôle. Dans les fresques du couvent des Dominicains de Saint-Marc à Florence, le saint patron des artistes met en lumière le sourire et la paix de l'âme de Joseph, comblé dans sa mission.

L'étymologie du mot « évêque » nous révèle le sens de cette charge : « veiller sur », « surveiller ». En ce sens, saint Joseph est le modèle des évêques, surveillants du troupeau qui leur est confié par Dieu. Il arrive que saint Joseph soir représenté dans l'art revêtu des vêtements du grand-prêtre. En effet, si le grand-prêtre veillait sur le temple, saint Joseph a veillé sur son épouse, le temple de Dieu, « le buisson ardent », symbole de la présence de la divinité. Saint Paul, inspiré par l'Esprit Saint, écrit aux chrétiens de Colosses qu'en Jésus « habite corporellement la plénitude de la divinité » (Colossiens 2, 9). La Vierge Marie a porté en son sein corporellement cette plénitude de la divinité et saint Joseph a veillé sur elle et sur le développement intégral de son fils adoptif, Jésus.

Abba ! Père !

« Tel père, tel fils », disons-nous souvent en constatant l'influence de l'éducation paternelle sur les actions de l'enfant. De son père Joseph, Jésus a reçu une éducation humaine, spirituelle et professionnelle. Combien de fois Jésus n'a-t-il pas prononcé le mot abba en s'adressant à son père Joseph ? C'est précisément ce mot abba de la langue araméenne, langue maternelle et paternelle de Jésus, qui deviendra la prière originale de Jésus à Gethsémani la veille de sa Passion. Abbasera aussi la prière de l'Esprit Saint dans le cœur des chrétiens comme le décrit l'apôtre saint Paul dans les épîtres aux Romains (8, 15-16) et aux Galates (4, 6). Maître Eckhart, le grand mystique dominicain de l'École rhénane du XIVe siècle, affirme que nous ne prions pas mais que « nous sommes priés », car ce n'est pas nous qui prions mais l'Esprit qui intercède pour nous dans des gémissements ineffables. 

Si des enfants tremblent au souvenir violent de leur père, le mot abba évoquait pour Jésus la tendresse et l'amour fidèle de son père Joseph. C'est ce mot qu'il choisit pour s'adresser à Dieu son Père au jour de l'angoisse à l'approche du supplice de la croix : « Abba ! Père ! Éloigne de moi ce calice mais que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui se fasse » (Marc 14, 36).

Bien que Nazareth ne soit pas citée dans la Bible, sa synagogue possédait un rouleau important du prophète Isaïe comme le rappelle saint Luc l'évangéliste. Au cours de sa vie publique, Jésus a imité le geste de son père dans la même synagogue de Nazareth en lisant en hébreu le passage du prophète Isaïe qu'il commente en araméen pour proclamer son accomplissement : « L'Esprit du Seigneur repose sur moi. Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres » (cf. Luc 4, 16-21). 

Il fallait que Jésus naisse de la tribu de David car il était le Messie annoncé par les prophètes (cf. Matthieu 1, 16). Jésus sera acclamé comme « fils de David » parce que fils de Joseph. 

La prière eucharistique numéro un cite saint Joseph. Sa participation au mystère du Salut est fondamentale. 

Les artistes chrétiens se sont plus à représenter la mort de saint Joseph honoré par son épouse et par son fils Jésus. Joseph a aimé Jésus. Jésus a aimé son père. Puissions-nous l'aimer comme Jésus l'a aimé ! Confions-lui nos soucis matériels et spirituels. Homme de prière, il intercédera pour nous auprès de son fils Jésus. Puissions-nous imiter aussi sa foi et sa fidélité !

Fr. Manuel Rivero, o.p.
7 avril 2012
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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 08:13
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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 04:55


 

Animation multimédia. Images pieuses, regards exaltés et plâtres poussiéreux : les saints, dans leurs représentations, peuvent paraître dépassés. Et si nous redécouvrions leur valeur spirituelle ?

 

 

 

Les saints sont partout. À la fin du bulletin météo, sous la date dans nos agendas, sur les panneaux de nos communes, dans les dictons populaires... "Saints bidules" oubliés de nos églises communales, ils semblent appartenir à un christianisme d'un autre temps. Erreur ! Si Jean-Paul II a célébré, au cours de son pontificat, 1 341 béatifications et 482 canonisations, c'est bien pour rappeler toute leur actualité. Et leur utilité. Mais en quoi les saints peuvent-ils nous aider ?

"Mieux vaut s'adresser à Dieu qu'à ses saints », dit le proverbe. Certes. Mais ils peuvent s'avérer de précieux guides, eux qui ont défriché le chemin, nous ouvrant des voies pour parvenir à Dieu. Édification, identification et intercession, tels sont les rôles des saints dans l'Église catholique.

"Ils sont si nombreux, de tout milieu social, morts à tout âge et de caractères si différents, que chacun de nous peut s'y retrouver. Il y a les saints officiels, mais aussi tous les anonymes, remarque le psychologue Jean-François Noël. Tous ne sont pas canonisés. Convaincu qu'ils continuent à œuvrer là où ils sont, je les inclus dans ma prière. J'aime comparer cette « communion des saints » à une antibanque : on peut y avoir recours à travers les siècles, elle s'enrichit au fur et à mesure qu'on y puise"
 
On attribue parfois des pouvoirs étranges aux saints. « Il peut arriver qu'aux prises avec le désespoir, on attende comme le secours « magique » de tel ou tel saint. Le catholicisme reconnaît ce droit d'appeler les saints dans les moments de faiblesse, mais attention à ne pas se complaire dans la passivité : la foi suppose toujours une attitude active », poursuit-il.

la suite sur le site du : Pèlerin cliquez sur le lien http://www.pelerin.info/Signe-des-temps/Religion/A-quels-saints-se-vouer
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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 06:18

Place Saint-Pierre, Benoît XVI a canonisé 3 nouveaux saints, modèles de vie chrétienne missionnaire et d’engagement social. Il s’agit de Guido Maria Conforti (1865-1931), évêque italien, modèle de missionnaire, Don Luigi Guanella (1842-1915), Italien, modèle d’ami des pauvres, mère Bonifacia Rodriguez de Castro (1837-1905), Espagnole, modèle de spiritualité du travail, d’engagement social, notamment pour l’éducation des jeunes filles, et première sainte de la ville de Salamanque. Benoît XVI en a tiré les conséquences pour le chrétien aujourd’hui : « l’exigence principale pour chacun de nous est que Dieu soit présent dans notre vie ».

« Dans des situations différentes et avec charismes différents », ces trois saints ont ceci en commun : ils « ont aimé le Seigneur de tout leur cœur et leur prochain comme eux-mêmes ». Car, « le signe visible que le chrétien peut montrer pour témoigner au monde de l’amour de Dieu est l’amour envers ses frères ».

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 05:51

 Le Père Maximilien Kolbe est né à Zdunska Wola, près de Lodz en Pologne, en janvier 1894.
     Entré en 1907 au séminaire des Franciscains Conventuels, il fut envoyé à Rome pour y poursuivre ses études ecclésiastiques.

     Alors qu'il était encore étudiant, il fonda avec quelques frères la MISSION DE L'IMMACULÉE en vue de sanctifier le monde entier avec l'aide de la Vierge Immaculée.

     Ordonné prêtre en 1918 et revenu en Pologne, il commença son apostolat à l'aide d'une revue, " Le Chevalier de l'Immaculée ". En 1927, il fonda un " Couvent-Maison d'édition " confié à Marie :Niepokalanów (Cité de l'Immaculée), centre de vie religieuse et de diverses formes d'apostolat, où plusieurs centaines de religieux vivaient dans une pauvreté de vie vraiment franciscaine, mais travaillaient sur les machines les plus perfectionnées.

     Désireux de communiquer l'amour de l'Immaculée à tous, il partit pour le Japon, où il fonda une institution semblable (Mugenzai no Sono).

     De retour en Pologne, en 1936, il fut emprisonné pour la première fois en 1939 par les allemands.
     Arrêté définitivement le 17 février 1941, il fut enfermé dans le camp d'Auschwitz. Il y vécut parmi les privations et les persécutions, illuminant de foi, d'espérance et de charité ce lieu de mort et de haine, jusqu'au jour où il s'offrit pour mourir dans le bunker de la faim à la place d'un père de famille.
     Après avoir soutenu tous ses compagnons, il fut tué par une injection de phénol le 14 août 1941.
Son corps fut brûlé au four crématoire le lendemain, fête de l'Assomption.
 

     Paul VI l'a déclaré " bienheureux " le 17 octobre 1971.

     Jean-Paul II l'a déclaré " saint ", comme martyr, le 10 octobre 1982.

     Ce même pape a présenté plusieurs fois saint Maximilien comme protecteur de ce siècle difficile, parce que toute sa vie fut marquée par un profond esprit missionnaire. En effet, le Mouvement qu'il a fondé (la Mission de l'Immaculée) n'a d'autre but que de " rendre au Christ le monde entier par l'Immaculée ", et toute son œuvre éditoriale et journalistique ne visait qu'à permettre au plus grand nombre possible de personnes de redécouvrir leur mission de baptisés dans le monde.

     Le Pape l'a aussi voulu comme exemple pour notre société à cause du témoignage héroïque de sérénité
et d'amour qu'il a vécu aux heures les plus sombres de la barbarie destructrice.

     " Seul l'amour est une force de création ", disait-il à ses compagnons de malheur, les invitant par là à faire face à la haine avec la force de l'amour. Jésus n'avait-il pas dit : " Il n' y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime " ?


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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 04:44


Vie du Saint Curé

Né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, dans une famille de cultivateurs, Jean-Marie Vianney connaît une enfance marquée par la ferveur et l'amour de ses parents. Le contexte de la Révolution française va cependant fortement influencer sa jeunesse : il fera sa première confession au pied de la grande horloge, dans la salle commune de la maison natale, et non pas dans l'église du village, et il recevra l'absolution d'un prêtre clandestin.

Deux ans plus tard, il fait sa première communion dans une grange, lors d'une messe clandestine, célébrée par un prêtre réfractaire. A 17 ans, il choisit de répondre à l'appel de Dieu : « Je voudrais gagner des âmes au Bon Dieu », dira-t-il à sa mère, Marie Béluze. Mais son père s'oppose pendant deux ans à ce projet, car les bras manquent à la maison paternelle.

Il commence à 20 ans à se préparer au sacerdoce auprès de l'abbé Balley, Curé d'Écully. Les difficultés vont le grandir : il navigue de découragement en espérance, va en pèlerinage à la Louvesc, au tombeau de saint François Régis. Il est obligé de devenir déserteur lorsqu'il est appelé à entrer dans l'armée pour aller combattre pendant la guerre en Espagne. Mais l'Abbé Balley saura l'aider pendant ces années d'épreuves. Ordonné prêtre en 1815, il est d'abord vicaire à Écully.

En 1818, il est envoyé à Ars. Là, il réveille la foi de ses paroissiens par ses prédications mais surtout par sa prière et sa manière de vivre. Il se sent pauvre devant la mission à accomplir, mais il se laisse saisir par la miséricorde de Dieu. Il restaure et embellit son église, fonde un orphelinat : "La Providence" et prend soin des plus pauvres.

Très rapidement, sa réputation de confesseur lui attire de nombreux pèlerins venant chercher auprès de lui le pardon de Dieu et la paix du cœur. Assailli par bien des épreuves et des combats, il garde son cœur enraciné dans l'amour de Dieu et de ses frères ; son unique souci est le salut des âmes. Ses catéchismes et ses homélies parlent surtout de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Prêtre se consumant d'amour devant le Saint-Sacrement, tout donné à Dieu, à ses paroissiens et aux pèlerins, il meurt le 4 août 1859, après s'être livré jusqu'au bout de l'Amour. Sa pauvreté n'était pas feinte. Il savait qu'il mourrait un jour comme "prisonnier du confessionnal". Il avait par trois fois tenté de s'enfuir de sa paroisse, se croyant indigne de la mission de Curé, et pensant qu'il était plus un écran à la bonté de Dieu qu'un vecteur de cet Amour. La dernière fois, ce fut moins de six ans avant sa mort. Il fut rattrapé au milieu de la nuit par ses paroissiens qui avaient fait sonner le tocsin. Il regagna alors son église et se mit à confesser, dès une heure du matin. Il dira le lendemain : « j'ai fait l'enfant ». Lors de ses obsèques, la foule comptait plus de mille personnes, dont l'évêque et tous les prêtres du diocèse, venu entourer celui qui était déjà leur modèle.

Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, “patron des prêtres de France”. Canonisé en 1925 par Pie XI (la même année que sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus), il sera proclamé en 1929 “patron de tous les Curés de l'univers”. Le Pape Jean-Paul II est venu à Ars en 1986. 
Aujourd'hui Ars accueille 450000 pèlerins par an et le Sanctuaire propose différentes activités. Un séminaire a été ouvert en 1986, qui forme les futurs prêtres à l'école de "Monsieur Vianney". Car, Là où les saints passent, Dieu passe avec eux !

Découvrez la vie du saint Curé d'Ars dans la vidéo réalisée par le Sanctuaire

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 05:28

" A. M. D. G. "

" Ad Majorem Dei Gloriam "
Devise de la Compagnie de Jésus.


Ignace de Loyola. Ecole espagnole. XVIIe siècle.
Château de Versailles.

Saint Ignace rendit son âme à Dieu en1556 et fut canonisé dès 1622. Il est le patron céleste des Exercices spirituels.

 

En quoi consistent les Exercices Spirituels ?

- Ils sont une méthode exceptionnelle de retraite spirituelle. A la portée de tous et d’une efficacité étonnante. A l’origine, ils se faisaient en trente jours, mais les contraintes de la vie moderne ont conduit le Père Vallet, au XXe siècle, à les concentrer sur cinq jours, ce qui les rend accessibles aux laïcs.

- Les Exercices donnent au retraitant l’opportunité de se retirer du monde et de ses soucis habituels, pour, dans le silence et la solitude, se retrouver face à Dieu seul. Pendant les cinq jours, le retraitant, en plus d’une vie régulière de prière et d’assistance quotidienne au Saint Sacrifice de la Messe, suit des instructions, données par les prédicateurs, ces instructions constituant la base de méditations personnelles, organisées sur un plan type et durant normalement vingt minutes, passées dans la cellule du retraitant.

Les cinq jours sont divisés en quatre périodes, appelées semaines, mais de durée inégale.

1 - La 1ère semaine est fondamentale : elle est consacrée à la vie purgative :

Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Le retraitant médite sur le but de sa vie sur cette terre,sur le péché,sur les fins dernières. Cette semaine se termine par une confession générale, couvrant toute la vie, s’il s’agit d’une première retraite, ou bien la période écoulée depuis la retraite précédente.

2- En 2ème semaine, le retraitant contemple la vie de Notre Seigneur. C’est aussi l’occasion, pour ceux qui n’ont pas encore fait un choix de vie, de faire ce choix, qu’on appelle une élection.

3 - En 3ème semaine, la contemplation porte sur la Passion de Notre Seigneur et met le retraitant face aux souffrances supportées par Notre Sauveur pour lui.

4 - Enfin, la 4ème semaine est consacrée à la Résurrection de Notre Seigneur.

 

Fruits d’une bonne retraite de Saint Ignace :

Que l’on soit un catholique pratiquant ou un chrétien superficiel, voire même un incroyant, le bénéfice retiré des Exercices est toujours très important. Les Exercices permettent, de par les résolutions de règle de vie que l’on se fixe, de prendre un nouveau départ, de rompre avec les mauvaises habitudes et d’abandonner ses affections désordonnées, de «refaire» surface spirituellement, et de retrouver la paix intérieure et la vraie joie. 

N’oubliez pas que la vie est brève :
on ne connaît ni le jour ni l’heure.

Alors, inscrivez-vous sans tarder!

 

Abbaye de Flavigny

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 16:20

Patronne des causes désespérées, Sainte Rita, sera à l’honneur le 22 mai au sanctuaire de Vendeville (Nord). Une neuvaine a été proposée du 14 au 22 mai, attirant près d’un millier de personnes. Le Père Jean-Marie Bonniez, chapelain des lieux, explique cette ferveur.



Le sanctuaire de Vendeville est-il très populaire ?

Les pèlerinages à sainte Rita ont lieu toute l’année. En moyenne, trois cents personnes viennent chaque jour. Nous recevons également près de mille lettres par an ! Fondé en 1928, le site possède une relique du monastère de Cascia (Italie), où le corps de la sainte est conservé intact.

Au cours de l’année, le sanctuaire est marqué par plusieurs événements : d’abord la fête de Pâques ! Puis la grande neuvaine qui précède la fête de sainte Rita le 22 mai. Au cours des quatre messes célébrées le dernier jour, des roses sont bénies, en souvenir d’une grâce reçue par sainte Rita avant sa mort. Elles représentent pour nous les grâces qu’elle reçoit du Seigneur, pour les répandre ensuite dans les cœurs de tous ceux et celles qui la prient avec confiance. La troisième grande manifestation est le 15 août. Certes, la foule n’est pas aussi importante qu’à Lourdes, mais la ferveur des deux mille pèlerins est certainement aussi grande.

Les pèlerins n’hésitent pas à écrire une prière à sainte Rita sur le grand cahier de cent pages mis à leur disposition à l’entrée du sanctuaire. Tous les quinze jours, il faut le remplacer, car il est vite plein ! C’est la vie des pèlerins qui est écrite dans ce cahier ! Il est rempli de cris de douleur, de supplications, mais aussi de cris de joie pour les grâces obtenues par l’intercession de sainte Rita.

Pourquoi une telle dévotion ?

Vendeville est situé dans une région populaire qui a beaucoup souffert. La vie dans les mines autour de Lens, Douai, Valenciennes et dans les usines textiles de Lille, Roubaix, Tourcoing était rude. Cela a marqué les habitants de notre région. Aujourd’hui, les enfants de tous « ces gens du Nord », sont plutôt touchés par le chômage, l’augmentation du nombre de divorces, d’avortements.

Encore ce matin, une femme en pleurs, en pleine détresse morale, m’a téléphoné pour demander mon aide… À ces maux, s’ajoute un mal plus profond : la perte du sens et de la valeur de la vie. Dans ces conditions, comment est-il possible de traverser des épreuves parfois très douloureuses comme un deuil, un accident, une maladie grave ? Vers qui se tourner dans ces moments-là ? Alors de bouche à oreille, un nom circule, surtout entre femmes : sainte Rita ! Vendeville !

Le message de Sainte Rita est-il encore actuel ?

Les pèlerins qui viennent à Vendeville se reconnaissent en sainte Rita parce qu’elle a vécu la vie et les difficultés que peuvent vivre des femmes aujourd’hui. Son mari était violent, elle a vu ses enfants emportés par la maladie. Elle a toujours cru en l’amour du Seigneur pour elle, et cette foi l’a sauvée.

À travers ses épreuves, son cœur s’est ouvert à un amour plus grand, plus fort, plus profond, l’amour de Jésus pour elle. C’est la grande grâce que sainte Rita a reçue durant sa vie et que nous pouvons contempler en elle : la grâce d’aimer !

Claire Frangi


Les lieux dédiés à Sainte Rita en France :

Chapelle Sainte-Rita, 65 boulevard de Clichy, 75009 Paris

Église Sainte-Rita, 1, rue de la Poissonnière, 06000 Nice

Sanctuaire Sainte-Rita, 38 rue de Seclin, 59175 Vendeville, 03 20 96 06 22

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 16:49

marthe-robin_article.jpgTrente ans après sa mort et alors que son dossier en béatification est désormais à l’étude à Rome, la mystique de Châteauneuf-de-Galaure, inspiratrice des Foyers de charité, continue de susciter une dévotion impressionnante. Témoignages. Didier se souvient d’abord de sa surprise lorsqu’il est entré pour la première fois dans la chambre, plongée dans la pénombre. Lui qui avait « perdu la foi » ne savait quoi dire. Il se lance finalement et déverse ses reproches : contre Dieu, contre le scandale de la mort des enfants. « Et pourtant… » , entend-il Marthe Robin lui répondre de sa voix claire.

Quarante ans plus tard, ce « Et pourtant » résonne encore en lui : « Ces deux mots tout simples m’ont bouleversé, une grande paix m’a envahi. Et dans la chambre de Marthe, j’ai vécu ma conversion ».

Comme Didier, aujourd’hui retraité au Raincy, des milliers de personnes racontent avoir été transformés par leur rencontre avec Marthe Robin. D’après ses carnets de rendez-vous, elle aurait reçu dans sa petite chambre, en cinquante ans, 103 000 visiteurs, attirés par sa qualité d’écoute, la justesse de ses conseils piqués d’humour, sa prière.

Plusieurs mètres d’archives de remerciements

Rien, pourtant, de la vie de cette fille d’agriculteurs espiègle, simple et peu instruite, rongée par une encéphalite et alitée pendant cinquante-trois ans, ne laissait présager une telle aura. Trente ans après sa mort, le 6 février 1981, alors que son dossier de béatification est désormais à l’examen à Rome, le flot de pèlerins n’a pourtant jamais tari vers La Plaine (Drôme), la ferme où elle vécut. Au contraire.

 

 

Il a même doublé en dix ans, avec 40 000 visiteurs par an. « Le peuple chrétien l’a déjà béatifiée dans son cœur, résume le P. Bernard Peyrous, postulateur de la cause (1). Beaucoup de gens la prient. Nous avons stocké plusieurs mètres d’archives de remerciements ! »

«D’ici on ne ressort jamais pareil»

Si, de son vivant, beaucoup la rencontraient à l’occasion d’une retraite au Foyer de Châteauneuf-de-Galaure, dont elle fut l’inspiratrice avec le P. Georges Finet, aujourd’hui les pèlerins montent souvent directement à La Plaine, de tous horizons. Des plus modestes aux plus aisés, jeunes et vieux, seuls ou en familles, croyants ou simples curieux ayant entendu parler d’elle à la télévision ou dans un livre.

« On se demande toujours comment certains sont arrivés jusque-là, s’étonne Honorine Grasset, membre des Foyers de Charité, qui a participé à l’édition d’un recueil de témoignages (2). On pourrait penser que c’est une mystique éloignée de la vie du chrétien lambda, mais les gens nous parlent de sa proximité, des petits coups de pouce qu’ils lui attribuent dans leur quotidien. »

À « La Plaine », la chambre a été conservée en l’état : le minuscule divan sur lequel elle vécut alitée, la commode avec la statue de la Vierge… « On sent toujours sa présence. Dans cette chambre où elle a beaucoup aimé et beaucoup souffert, les gens continuent de déposer leurs fardeaux :

 

des mamans qui désirent un enfant, des personnes en recherche, des membres de communautés nouvelles dont elle a aidé les fondateurs de son vivant, des prêtres, des évêques… Cette chambre est un lieu d’Église », affirme Christiane, membre du Foyer de Chateauneuf qui assure régulièrement l’accueil à « La Plaine ». « D’ici on ne ressort jamais pareil : les gens affichent un sourire, un visage apaisé… »

«Je lui confie tout»

Chacun a une histoire à raconter. Il y a ceux qui l’ont connue de son vivant, mais aussi ceux qui ont découvert son héritage spirituel après sa mort. Ainsi de Joseph Lebèze, qui a passé plusieurs années dans la rue avant de vivre une résurrection spectaculaire (3).

« Je venais d’être baptisé , raconte-t-il. Mais je ne parvenais pas à pardonner à mon père qui avait tué ma mère lorsque j’avais sept ans. J’avais une telle haine en moi que je ne pouvais pas dire le Notre Père. J’ai beaucoup prié Marthe lors d’une retraite à Chateauneuf, et j’ai pu enfin demander le sacrement de réconciliation. Aujourd’hui, j’ai pardonné et j’ai pu me reconstruire. À 42 ans, je viens de réussir mon CAP de restauration. »

Brigitte, assistante familiale de 54 ans, qui s’est installée à quelques kilomètres avec sa famille il y a quinze ans, dit même avoir noué une amitié avec Marthe Robin en venant dans cette chambre après sa mort : « Je n’ai pas du tout l’impression de me recueillir sur une page morbide du passé ! , assure-t-elle. Je lui confie tout : ma famille, les personnes que je rencontre. Elle m’a toujours donné des réponses et réconfortée. »

 

 

Source : Magazine Lacroix

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 05:53

 

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LA PAROISSE

 

 

 

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SEPTEMBRE 2013

 

 


 

 

 

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IMG_6445--2-.JPGC'est en vain qu'on cherche à remplacer Dieu. Rien ne saurait combler le vide de son abse

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