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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 07:14


La tragédie qui vient de s’achever à Toulouse risque de faire apparaître à nouveau Dieu et la religion comme responsables de la haine entre les hommes. Or ce ne sont pas les religions qui tuent. Ce sont des individus ou des groupes. Ce n’est pas Dieu qui commande de tuer. Ce sont les hommes qui projettent sur Dieu leurs fantasmes de puissance et de destruction. Pourtant on accuse souvent Dieu, ou les religions, et on imagine que tout irait mieux s’ils disparaissaient d’un monde devenu enfin raisonnable et rationnel. C’est faire peu de cas des passions qui mordent le cœur humain, de génération en génération et de siècle en siècle : jalousie, haine, domination, cruauté.

Gageons que si elles n’avaient pas le nom de Dieu, ou la cause religieuse, pour les

justifier, les parer d’un semblant de noblesse, leur fixer un but et une récompense, elles ne tarderaient pas à trouver un autre idéal, quelque nécessité suprême de remplacement pour s’autoriser à déferler sur le monde selon leur bon plaisir. Les totalitarismes athées nous en ont donné de terribles exemples.

Alors comment se fait-il que le Dieu des trois monothéismes, dont l’enseignement vise la justice, la sollicitude, la miséricorde, la paix entre les hommes puisse être, de siècle en siècle et en ce moment-même, métamorphosé au point d’apparaître en sa figure contraire ? Question terrible et douloureuse pour les croyants, souvent désarmés pour y répondre !

Textes à l’appui, les accusateurs de Dieu et des religions ont beau jeu de poser le doigt sur des versets impitoyables, aussi bien dans la Bible que dans le Coran. De fait ils s’y trouvent, injustifiables mais explicables dans des contextes historiques où la violence n’avait pas le caractère scandaleux qu’elle revêt à notre époque.

Mais rendons à Dieu ce qui est à Dieu et aux hommes ce qui leur appartient : croire que les textes et les Livres Saints sont inspirés ne signifie pas que Dieu les aurait écrits, ni même dictés lui-même, sauf de manière métaphorique. Ce sont des hommes qui ont écrit la Bible et le Coran, pas n’importe lesquels certes, mais des hommes, des témoins, des croyants, des transmetteurs. Dire cela n’enlève rien à la valeur unique de ces textes, au contraire. Reconnaître leur humanité, c’est aussi rendre à Dieu son altérité, sa transcendance : on ne saurait le contenir, ni emprisonner sa Parole, dans l’Écrit ni dans la pierre.

Mais c’est aussi redonner aux croyants des différentes religions toute leur responsabilité de lecteurs, d’auditeurs, d’interprètes, et de témoins des Écritures. Sébastien Castellion en son temps disait : « Tuer un homme ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme. ». Ceux qui tuent au nom de Dieu donnent raison à ceux qui rejettent Dieu au nom de l’humanité.

Alors Dieu, la religion, sont-ils des réalités trop dangereuses ? Si dangereuses que mieux vaudrait s’en passer ? En achevant le processus de sécularisation des sociétés et en reportant sur la seule conscience éthique de l’être humain la responsabilité d’assumer les devoirs, les interdits, les valeurs nous permettant de vivre dans notre société démocratique ?

Certes la morale personnelle et la morale politique peuvent se ressourcer en elles-mêmes et dans des convictions humanistes. Mais l’être humain, comme les sociétés, recèlent des complexités, des zones d’ombre, des rêves d’absolu, des passions destructrices, des élans nihilistes devant lesquelles la réflexion éthique, le raisonnement moral sont à la fois candides et démunis. Et si la psychanalyse offre des outils d’exploration de l’âme et des comportements très précieux, cela ne suffit pas pour construire l’avenir.

Il incombe aux croyants des différentes religions monothéistes – non pas de proposer leur religion comme un remède aux maux de la planète ou comme un ilot de pureté dans ce monde déchu – ce serait une imposture, mais de témoigner que le Dieu auquel ils se réfèrent, qu’il se nomme Hashem, Dieu de Jésus-Christ, ou Allah, est le contraire d’un tueur : un Dieu de vie et pour la vie.

Et qu’ils le disent ensemble est d’une importance majeure pour déjouer les discours de ceux qui prêchent l’opposition, sinon la guerre des religions.

Et qu’ils le disent haut et fort dans la cité est enfin le meilleur moyen de ne pas abandonner ce Nom aux fondamentalistes, aux intégristes et aux extrémistes, c’est-à-dire à ceux qui l’utilisent pour leurs fins propres, que celles-ci soient religieuses, économiques ou politiques.

Pasteur Florence Taubmann Présidente de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 05:54

 

Au moment du drame de Toulouse, le cardinal archevêque de Lyon était à New York pour rencontrer des rabbins. Comment a-t-il vécu l’événement ? Il répond à nos questions.

Le cardinal Barbarin participait à une manifestation à Lyon le 24 mars dernier, à la mémoire des 7 personnes tuées par Mohamed Mérah © Jeff Pachoud / AFP

Le cardinal Barbarin participait à une manifestation à Lyon le 24 mars dernier, à la mémoire des 7 personnes tuées par Mohamed Mérah © Jeff Pachoud / AFP

« Il était à peine plus de 5 heures du matin à New York, quand nous avons appris ce drame. Aussitôt, j’ai appelé le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, le président national du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Richard Prasquier, et celui de Rhône-Alpes, Marcel Amsallem. Les Américains nous ont exprimé leurs condoléances. On sentait le pays touché par ce drame, qui a fait la une du New York Times, le lendemain. À l’emplacement des Twin Towers, où nous étions, des bassins montrent désormais des ­larmes qui couleront éternellement. C’est le sentiment qui nous saisit, lorsque nous sommes confrontés à des crimes d’une telle monstruosité.

À présent, nous, chrétiens, juifs et musulmans, devons rendre témoignage de ce qui fait le cœur de notre foi : la miséricorde de Dieu qui est source de paix pour le monde. Le mot miséricorde est encore peu connu et utilisé, alors qu’il est partout présent dans la Bible ou le Coran. Les juifs savent qu’ils sont un peuple élu pour témoigner de la miséricorde de Dieu devant les nations. Les musulmans appellent Dieu, « le Tout miséricordieux, le Très miséricordieux ». Et nous chrétiens, qui entendons la Vierge Marie s’écrier dans le Magnificat : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge », nous savons qu’elle résume toute la Bible en quelques mots !

À ceux qui pensent que l’islam n’est que violence, je conseille de lire l’éloge funèbre prononcé par Azzedine Gaci, recteur de la mosquée de Vil­leurbanne, pour les obsèques de Mohamed Legouane, tué à Montauban. Il explique que « l’homme n’est pas sur terre pour haïr, mais pour aimer ».

Pascal dit que la paix est « un bien souverain » et que, pour y parvenir, il faut que toutes nos forces soient mises au service de ce qui est juste. Quel défi ! Juifs, musulmans et chrétiens, nous voulons tous le relever. Dans la nuit de Noël, nous donnons à Jésus le titre messianique de « Prince de la paix », qui nous vient du prophète Isaïe. Pourquoi l’unité serait-elle impossible sous prétexte qu’on doit reconnaître la personnalité de chacun ? Toutes les familles vivent cela. Bien sûr, il arrive qu’elles soient divisées par des jalousies ou par des conflits, mais tous savent ce qu’est « l’esprit de famille ». C’est aussi le défi de toute l’humanité. Nous sommes différents par le sexe, la culture, la race ou la religion. Pourtant, nous avons conscience d’appartenir à la famille humaine, qui a été trop souvent défigurée par les luttes fratri­cides. Les croyants regardent Dieu le Créateur, et le « Père » pour les juifs et les chrétiens, comme la source de toute cette grande famille. C’est pourquoi ils voient toute vie humaine comme sacrée.

On comprend que ces violences monstrueuses, qui reviennent cycliquement, engendrent la peur. Mais, plutôt que de céder à ce sentiment sous prétexte de ne pas tomber dans l’angélisme, je préfère que nous relayions les paroles des musulmans qui sont conscients de ce danger et affirment avec force qu’aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu. Plusieurs dénoncent la violence de certains prêches dans leurs mosquées et lancent un appel aux responsables politiques pour en être délivrés.

Sur terre, aucun lieu n’est à l’abri. Chaque jour, où que nous soyons, notre vie dépend de la liberté d’autrui qui peut parfois se transformer en violence, et même en folie. Sortir de la naïveté, c’est aussi rappeler que le péché n’est pas réservé aux membres d’al-Qaida. La violence habite le cœur de tous les hommes, et nous voyons comme elle est difficile à juguler en nous, parfois.

Par ailleurs, il y a une réflexion à mener 
sur le concept de laïcité, utilisé parfois dans des sens contradictoires. Il faut se souvenir que le mot vient d’un contexte chrétien : le laïc, c’est celui qui n’est pas clerc. En France, les premiers à avoir demandé la séparation de l’Église et de l’État, dès 1830, ce sont des catholiques, comme Lamennais, Lacordaire ou Montalembert. Ils voulaient que l’Église échappe à la mainmise de l’État. On voit aussi comment Aristide Briand, très violent contre les catholiques au départ, a assoupli sa position pour aboutir à la loi de 1905.

Il est clair que le contexte n’est plus le même et que ce mot doit être repensé à partir des diversités culturelle et religieuse que vit notre pays, aujourd’hui. Il y a quelques années, j’avais été frappé par une tribune d’Alain Jakubowicz dans Le Monde, intitulée : Laïcité, aïd’cité, yid’cité. Il avait forgé ces deux néologismes pour montrer le chemin encore à parcourir pour sortir d’une laïcité pensée à partir du contexte catholique. »

 

Source : La Vie

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 05:09

Extrait d'un message de l'évêque de Fréjus-Toulon :

Rey"Chacun d’entre nous a «un devoir moral de cohérence» entre sa foi et son engagement civil et politique . En 2002, dans une Note adressée spécialement aux catholiques engagés en politique, le Cardinal Ratzinger soulignait « que la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne d’encourager par son vote la mise en œuvre d’un programme politique ou d’une loi dans lesquels le contenu fondamental de la foi et de la morale serait évincé » . Il n’est permis à personne de « soutenir par son vote » des programmes ou des lois qui contreviennent gravement à la dignité de la personne humaine créée à l’image de Dieu.

Dans leur déclaration d’octobre 2011, les évêques de France ont identifié plusieurs points de discernement. Parmi eux, il y en a trois que le Pape Benoît XVI a déclaré être des « principes non-négociables ». Je le cite :

  • la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ; 
  • la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d’union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable ;  
  • la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants.
Comme pasteur de ce diocèse et au moment où vous vous apprêtez à exercer votre devoir de citoyen, j’invite chacun à honorer ces principes d’humanité, que nous rappellent le Christ et son Eglise. L’Eglise n’a pas à donner des consignes de vote ni à se prononcer en faveur de tel ou tel candidat, mais la responsabilité morale et spirituelle inaliénable qui lui revient, est d’éclairer les consciences sur ce qui porte gravement atteinte aux fondements éthiques et anthropologiques de la vie, de la famille et de l’éducation."
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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 05:05

A l'attention des candidats aux élections présidentielles et législatives

Mesdames, Messieurs,

Observateurs attentifs de l'actuelle campagne, nous sommes contraints de noter que cette dernière n'est pas à la hauteur des enjeux.

Les querelles de personnes et les luttes de coulisses empoisonnent l'esprit public.

Malgré cela, nous ne pouvons pas nous désintéresser de ces importantes échéances électorales et nous tenons à vous faire connaître, loin des appartenances partisanes et des affinités légitimes, ce qui motivera notre vote, espérant que cette intervention de simples citoyens élèvera un peu le niveau d'une campagne trop médiocre.

Catholiques pratiquants ou Français de bonne volonté, nous voterons, conformément à la loi naturelle et aux indications du Pape Benoît XVI, en fonction des principes non négociables : la promotion de la vie de la conception à la mort naturelle, le soutien de la famille traditionnelle, et la liberté éducative des parents, nous semblent un minimum au-dessous duquel nous quittons l'Etat de droit pour entrer dans la barbarie.

Nous sommes, certes, bien conscients que d'autres sujets, qu'il s'agisse de la fiscalité, de l'immigration, de la protection sociale, ou de l'Europe sont cruciaux pour notre avenir.

Pourtant, aucun de ces sujets ne peut avoir le moindre sens si l'Etat, au service d'un clan politique, choisit délibérément de rayer la dignité de l'être humain de ses préoccupations.

Souhaitant que vous puissiez entendre les centaines de milliers de Français qui pensent, comme nous, que ces fameux principes non négociables sont le strict minimum que l'on puisse exiger d'un programme politique, nous vous prions instamment de nous rassurer sur ce thème dans les quelques semaines qui restent avant les échéances. Nous attendons votre positionnement définitif, qui orientera sans aucun doute notre vote et ceux de nos amis sur ces questions fondamentales pour le bien commun de la société.

Vous priant de bien vouloir agréer, Mesdames, Messieurs, l'expression de nos sentiments respectueux, nous vous assurons de nos prières et notre attention vigilante.

Signataires :

  • Mgr Marc Aillet (évêque de Bayonne-Lescar-Oloron)
  • Philippe Carhon
  • Daniel Hamiche (journaliste)
  • Michel Janva
  • Jean Lahire
  • L'abbé Hubert Lelièvre (prêtre du diocèse de Rome et fondateur de la famille missionnaire l'Evangile de la vie)
  • Jean-Pierre Maugendre (Président de Renaissance catholique)
  • Jean-Marie Le Méné (président de la Fondation Lejeune)
  • Hervé Rolland (président de Notre-Dame de Chrétienté)
  • Jeanne Smits (journaliste)
  • Guillaume de Thieulloy (journaliste)

Vous pouvez signer cette lettre ouverte :

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 08:52

L’abbé Fabrice Loiseau, supérieur des Missionnaires de la Miséricorde divine, qui oeuvrent dans le diocèse de Fréjus-Toulon, notamment dans l’évangélisation des musulmans, déclare au mensuel La Nef de ce mois :

Que pensez-vous du dialogue interreligieux avec les musulmans ?
Le dialogue interreligieux est nécessaire mais il est souvent mal vécu. Car on se contente d’une certaine paix spirituelle sans exigence de vérité. La confusion des différentes formes de dialogues (définies dans le document pontifical Dialogue et annonce de 1991) entretient une naïveté et l’ignorance. Il faut revenir à une forme respectueuse de disputatio en quête de vérité. L’islam repose sur des erreurs historiques et doctrinales à propos de Jésus, des prophètes, de la Trinité et de la Providence qu’il ne faut pas hésiter à exposer. Cependant, devant la laïcité agressive de nos pays occidentaux, le fait que des hommes croient en un Dieu unique dans une révélation avec des exigences spirituelles de vérité et une dimension publique de leur foi est un reproche vivant lancé à notre déchristianisation. L’islam est un aiguillon pour notre mollesse spirituelle.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:08
3 min pour Convaincre
Source : padreblog.fr


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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 06:09

Philippe Muray, moins d'un an avant sa mort, a décrit le pape idéal pour notre monde de fou ("Il nous faut un Pape en phase") :

 "Un pape à la botte, au pied, aux ordres, aux mots d’ordre, un pape qui file doux et qui respecte les nouveaux règlements. Les nôtres. Un pape qui lâche ses bondieuseries pour notre eau bénite et ses patenôtres transcendantes pour nos homélies multiculturelles.

Un pape qui, cessant de bêtement parler des “errances de la modernité”, nous rejoigne dans nos divagations divines.

Un pape à roulettes et en culottes courtes.

Un pape citoyen.

Un pape qui sorte du Saint-Siège, une bonne fois, en poussant le cri primal, pour n’y plus jamais revenir.

Un pape qui dégraisse la doctrine, dépoussière le Vatican, se batte pour la légalisation de l’euthanasie, prenne fermement position en faveur de la procréation assistée comme pour le mariage des prêtres et l’ordination des femmes.

Un nouveau pape comme il y a de nouveaux pères,un pape qui porte le petit Jésus sur son ventre, dans un sac, comme les mamans kangourous ("Habemus mamam !").

Un pape vigilant sur le respect de la laïcité.

Un pape qui proteste avec nous contre la mises en berne des drapeaux de la République en hommage au pape défunt.

Un pape qui participe aux fanfares de soutien à Florence Aubenas et s’occupe de lâcher des ballons plutôt que de promulguer des bulles. Un pape qui milite pour les couloirs de bus, la candidature de Paris ville olympique en 2012 et l’opération "Ici c’est 100% sans tabac" (s’il pouvait, par la même occasion, nous donner un petit coup de pouce pour faire un peu remonter le oui à la Constitution européenne ce ne serait pas plus mal).

Un pape soucieux de l’amélioration de la qualité de l’air.

Un pape résolument décidé QUI laisser tomber ses lamentables discours normatifs sur le sexe pour rejoindre les nôtres.

Un pape conciliant et pas conciliaire.

Un pape bon apôtre, en somme, et conscient de tous les chantiers prioritaires qui l’attendent.

Un pape d’époque. Un pape comme l’époque. Un pape-époque. Un pape-société."

Un pape qu'ils n'auront, Dieu merci, JAMAIS.

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:11

 

par Gérard Leclerc

du journal France Catholique

 

Il y a quelques années déjà (1997), le cardinal Joseph Ratzinger s’était longuement expliqué avec le journaliste Peter Seewald sur les questions ecclésiales souvent incomprises par l’opinion. Cela avait donné un livre très riche et accessible au plus grand nombre (Le sel de la terre, Flammarion-Cerf). Devenu pape, et après cinq ans de pontificat, il a choisi le même interlocuteur pour un dialogue [1], toujours aussi limpide et profond, si l’on se réfère aux bonnes feuilles publiées par l’Osservatore Romano et La Croix. L’image d’un homme étranger à son temps et enfermé dans un système, si communément répandue par les médias vole, évidemment, en éclats. Et les lecteurs de bonne foi sont invités à réfléchir avec Benoît XVI, à nouveaux frais, sur la mission de l’Église dans le monde d’aujourd’hui. Peter Seewald a été totalement libre de son questionnaire et le Pape a répondu avec la simplicité que lui connaissent ses familiers.

Il fallait s’attendre à ce que les journalistes se précipitent sur le passage concernant l’usage du préservatif dans la prévention du sida. Cela a donné lieu à une de ces explosions dont nous avons l’habitude et qui ne font que réanimer un sketch médiatique qui a presque trente ans d’âge. Pour être juste, il faut reconnaître que c’est la première fois qu’un pape aborde le problème aussi directement. Sans doute fallait-il passer par ce mode de la conversation familière pour répondre aux requêtes d’une information qui a la plus grande difficulté à rendre compte des documents officiels. Pourtant, sur le fond, rien de ce que dit le Pape n’est surprenant. Cela correspond très exactement à ce que disent depuis le début des années quatre-vingt les théologiens moralistes les plus qualifiés. C’est ce que nous confiait, par exemple, le Père Chapelle, l’un des principaux consultants romains en cette matière.

Cependant la presse — et singulièrement la télévision — ne parvient pas à rompre avec ses habitudes invétérées. Selon une méthode fractale et binaire, analysée par un Régis Debray, elle ne se saisit que de fragments et, incapable d’accéder à la complexité d’une pensée, elle la réduit à quelques slogans. Peut-on espérer qu’à partir de l’agitation d’un moment, une vraie réflexion s’engagera, qui puisse éclairer les consciences et réchauffer les cœurs  ? n


[1] Benoît XVI, Lumière du monde, Bayard-Centurio

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 04:10

L'abbé de Tanoüarn fait remarquer que le processus, en 3 phases, est désormais bien connu :

AVANT : les médias prédisent la catastrophe, soit en terme d'assistance (il n'y aura personne) soit en termes d'opposition (le pape va rencontrer des adversaires implacables). L'Angleterre n'est pas un pays catholique, comme chacun sait. Et c'est un pays travaillé en profondeur par la propagande irreligieuse issue, avant même les Lumières, de la diversité des sectes chrétiennes qui s'affrontent. Le consumérisme agressif ne trouve en face de lui comme force organisée que l'Eglise catholique. il est naturel que le pape paraisse cristalliser les opposition.

P PENDANT : La douceur du pape, l'intelligence du pape, l'autorité tranquille de sa parole conquièrent tout le monde. Le voyage tourne au triomphe. Souvenez vous, c'était le scénario africain ou, plus anciennement, turc. Et dans une moindre mesure, on retrouvait cela au Portugal. Cette fois la visite se déroule dans un grand pays de la Vieille Europe. Le scénario est le même qu'en Turquie, le même qu'en Afrique...

APRES : Il reste les textes. Puissants. Que l'on a entendu et que l'on garde sous le coude pour les méditer.

Pour la première fois au Royaume Uni, un pape était reçu devant les deux Chambre le 17 septembre à Westminster Hall. Il en a pris occasion pour décrire les relations entre l'Eglise et l'Etat. Il se fonde sur deux propositions apparemment antithétique : 1-L'Eglise catholique doit avoir un rôle public ou elle n'est plus l'Eglise. 2-Mais la politique des Etats est en elle-même purement laïque. Il n'y a pas de politique spécifiquement chrétienne. C'est l'accès au Bien commun qui est la mesure de l'opportunité politique. Rôle public de l'Eglise, laïcité de l'Etat et de son action. [...] Benoît XVI parle de "rôle correctif" de l'Eglise, parce que la foi, issue de la Parole de Dieu, peut, ici ou là, corriger la raison enfermée en elle-même et dans ses calculs. Le calcul rationnel, à court terme n'est pas infaillible, les plus grands politiques l'ont souvent expérimenté. Une vraie politique se laisse pénétrer des principes fondamentaux de la religion chrétienne, dans l'esprit du pape, avant tout le principe de fraternité : nous sommes tous frères parce que Dieu est notre Père et Jésus Christ notre Frère. Constatez que ce "principe de fraternité" est ici intrinsèquement religieux. Avec cette idée, développée par le pape, de "correction" de la raison par les principes de la foi, on retrouve le thème du péché originel et le vieux thème chrétien selon lequel la raison ne suffit jamais, à elle toute seule, pour fixer et déterminer le bien humain."

Prochaine étape : l'Espagne les 6 et 7 novembre à Santiago de Compostela et à Barcelone.

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