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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 04:18

« Il n’y a pas de meilleur temps que celui de la communion et celui qui la suit, pendant lequel vous avez le bonheur de traiter bouche à bouche et cœur à cœur avec Jésus », affirmait saint Jean-Baptiste de la Salle. Oui, mais que lui dire lors de cette conversation avec le Roi des rois, réellement présent en nous ?
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incarnation, à l’image de celle opérée il y a deux mille ans dans le sein de Marie. « Pour autant qu’on la vive dans le “Fiat”, c’est-à-dire la pleine acceptation de la volonté de Dieu, comme Marie à l’Annonciation », précise le Père François Marie Léthel o.c.d. (cf. La Lumière du Christ dans le cœur de l’Église – Retraite de Carême avec Benoît XVI). Jésus, faisant référence à sa propre mère, avait lui-même souligné dans l’Évangile que « celui qui fait la volonté de [son] Père, celui-là est pour [Lui] une mère… »

Pour le laisser s’incarner en nous à travers la communion eucharistique, il faut donc lui dire, au moment de l’action de grâces : « Que tout se réalise en moi et dans ma vie selon ta Parole »


3/ S’offrir sans crainte à Dieu 

Se donner (on dit aussi se livrer ou s’offrir) à Dieu est une des grandes lois de la vie spirituelle, tous courants et tous saints confondus. Le temps de la communion, où il est là, est un moment privilégié pour faire cet « acte d’offrande ».

Faut-il en avoir peur (comme si Dieu allait en profiter pour nous envoyer aussitôt quelques bonnes croix bien taillées) ? Docteur de l’Église, Thérèse de Lisieux professe le contraire : « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit… Il n’est qu’amour et miséricorde… ». Se livrer au Christ, explique-t-elle, c’est donc se livrer à l’amour, à « ses opérations consumantes et transformantes », et « lui permettre de laisser déborder en notre âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en lui ».

On peut s’offrir à Jésus par les mains de Marie, comme le recommande saint Louis-Marie Grignion de Montfort, et selon sa célèbre formule que Jean-Paul II adopta comme devise et qu’il recopiait en haut de la première page de ses manuscrits : « Totus tuus ego sum » (« Je suis tout à toi, ô mon aimable Jésus, par les mains de ta Sainte Mère »). Une devise qu’il est opportun de rappeler, alors que l’Église fête cette année le tricentenaire du Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, d’où elle est tirée.

 

Élisabeth de Baudoüin


* Cette laïque mariée vit actuellement en Bolivie. Ses écrits ont reçu l’imprimatur de l’archevêque de Cochabamba, Mgr René Fernandez Apaza (cf. Votre messe ne sera plus jamais la même).

Le moment le plus saint

 

« Consacrez, si vous le pouvez, une demi-heure à l’action de grâces, ou au moins, en toute rigueur, un quart d’heure. Il vaudrait mieux, dans la nécessité, diminuer le temps de la préparation au profit de l’action de grâces. Car pourrez-vous trouver un moment plus saint, plus salutaire pour vous, que celui où vous possédez Jésus en corps et en âme ? » Saint Julien Eymard

 

É. B.

Source : Famille Chrétienne

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:11
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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 06:11

Alors que le port de signes religieux est mis sur la sellette, les catholiques restent fidèles aux médailles, celles de la Vierge en particulier. Une affaire de foi et d’identité, où se mêlent attachement à l’objet, confiance en Marie et amour de l’Église.


    La médaille que le croyant porte le plus souvent autour du cou est celle qui lui a été offerte, parfois dans un bel écrin, le jour de son baptême. Un cadeau ancré dans une tradition culturelle et religieuse forte (1). Malgré la hausse du cours de l’or et la baisse de la pratique religieuse, le commerce de cet « incontournable », le plus souvent frappé à l’effigie de la Mère de Dieu et gravé au nom de l’enfant, fait toujours recette. Il arrive même en tête du palmarès des ventes de médailles, dans les magasins spécialisés.
    En témoigne Élisabeth Plassard, de la Maison Rey-Coquais, bijoutier-joaillier fabricant à Lyon, depuis 1903 : « Sur les 1 200 médailles vendues l’an dernier, 80 % portent l’image de la Vierge. Les clients sont essentiellement des parrains et marraines qui veulent une médaille de baptême pour leur filleul ».

    Quelques tendances…

    Quels sont les modèles « à succès » ? « Les gens marchent au coup de cœur. Ils ont besoin de faire tilt ! », confie Élisabeth Plassard, au service de la clientèle depuis 1980. Chez Rey-Coquais, certaines Vierges ont le vent en poupe, telle la « Virgo Maria », ou « Notre-Dame de la confiance ». Mais la médaille d’or des ventes de l’an passé est « Notre-Dame de la tendresse » : une Vierge tenant l’Enfant-Jésus dans ses bras, 168 fois choisie cette année-là.
    Parfois, les clients n’hésitent pas à se fendre d’un cadeau de prix, quitte à se mettre à deux. « Comme ces personnes qui viennent d’acheter un ensemble chaîne-médaille pour un baptême, d’une valeur de 700  euros », rapporte Élisabeth Plassard. Mais parfois, l’occasion fait le larron : 
    la médaille de baptême est un bijou de famille, transmis par une grand-mère ou une tante célibataire. Elle se dote alors d’une valeur supplémentaire, affective.

    La remise des médailles le dimanche matin…

    Reste à savoir dans quelle mesure ces bijoux seront portés. Par peur 
    du vol, ou de la perte (surtout quand les enfants sont petits) certaines médailles restent dans leur écrin, ou n’en sortent qu’à certaines occasions. Comme chez Marc et Alice, parents de jeunes enfants, qui perpétuent une tradition familiale : « Chaque dimanche matin, avant la messe, nous procédons à une remise, très attendue, des médailles de baptême. Le soir, elles sont récupérées et rangées, jusqu’au dimanche suivant ». À l’adolescence, le jeune, s’il s’engage personnellement dans sa foi, choisit parfois de la porter « à temps plein ». Comme Henri, très attaché à sa médaille de baptême, une « Vierge de la prière » qui lui vient de sa grand-mère. Il y voit l’occasion de « témoigner de sa foi et de son appartenance à l’Église ». Ou Augustin, chef scout, pour qui elle représente une protection dans la vie quotidienne et une aide dans le combat pour la pureté. Quant aux adultes qui portent leur médaille de baptême, sans doute plus de femmes que d’hommes, « ce sont toujours des croyants », affirme Élisabeth Plassard, et « ils y tiennent : quand ils la perdent, ou se la font voler, ils viennent chez nous, racheter la même ».

    Celle que l'on offre à la mère de ses enfants

    Plus rare, surtout en cette période de crise, mais très tendance, un autre type de médaille fait aussi l’objet d’un passage obligé chez le bijoutier : celle que l’époux offre en hommage à la mère de ses enfants. Côté face : une belle Vierge, souvent couronnée. Côté pile : les prénoms gravés des enfants. « Un beau bijou qui peut aller jusqu’à 32  mm de diamètre, et qui fait plaisir », précise Élisabeth Plassard. Ce que confirme Béatrice, heureuse destinataire d’un tel présent : « J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux, et elle ne me quitte jamais. Elle est le signe de mon appartenance à Marie, Mère de Jésus et notre Mère ».

    La valeur des médailles « à trois sous »

    Mais toutes les médailles n’ont pas une telle valeur marchande. Combien de chrétiens portent ainsi des médailles de la Vierge « à trois sous ». Des objets dits « de dévotion », achetés le plus souvent dans des sanctuaires tels que Lourdes, Lisieux ou la rue du Bac à Paris, à l’occasion d’un pèlerinage, ou en vertu d’un attachement personnel : médaille miraculeuse en métal mise au cou de l’enfant (pas grave s’il la perd), médaille en argent de la grotte ou de Pontmain… Quand on y tient, avec le temps, on lui substitue parfois une version plus précieuse. Ainsi, Patricia a économisé pour remplacer sa médaille du scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel, en plaqué or, et qui s’était noircie avec le temps, par là même, en or. Elle a alors offert l’ancienne à un SDF. « Je suis sûre qu’à travers le port de cette médaille, Marie l’aide et le protège », confie-t-elle. Et pourquoi pas ?

    Élisabeth de Baudoüin


    (1) Les médailles religieuses font partie des sacramentaux. Dans sa réponse à la question « Faire bénir sa maison, c'est de la superstition ? », le Père Alain Bandelier explique le rôle des sacramentaux. 
    Source : famille chretienne

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    17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 05:28

    Qui pense encore à tremper sa main dans le bénitier en entrant dans une église, ou à garder chez soi de l’eau bénite pour un usage personnel ou familial ? Pourtant, ce sacramental a toute sa place dans la vie quotidienne du chrétien. Explications.

    Zoom

    Elle coule, elle coule, l’eau bénite, entre deux excès : certains en font une consommation abusive, lui prêtant des pouvoirs pseudo-magiques, et s’en servant surtout pour « lutter contre » les démons, les maladies, les influences néfastes… Dans son livre L’Eau bénite – Histoire et spiritualité, l’abbé Marc-Antoine Fontelle rapporte comment des prêtres voient ainsi se vider anormalement vite les bénitiers de leur église ; ou note l’emploi de pulvérisateur, pour une protection complète et efficace des maisons contre le démon. Sans parler de ces « accrocs du bénitier », qui cuisinent ou se douchent à l’eau bénite (sic), pour éviter d’être empoisonné, lutter contre les maladies ou les tentations, ou se purifier après une mauvaise rencontre.

    De tels abus font office de repoussoir. Ainsi, Magdalena a été « vaccinée à vie » par sa grand-mère, qui « s’en servait à tout bout de champ de façon machinale, à la limite de la superstition ». Ils versent aussi de l’eau (pas bénite, celle-là) au moulin de ceux qui – autre excès – veulent la chasser du lac de la pratique religieuse : elle ferait partie des résidus d’un passé obscurantiste et révolu. Mais prenons garde à ne pas la jeter trop vite avec l’eau (et les grenouilles) de ce bain-là.

    Contre le démon

    En effet, l’eau bénite, c’est-à-dire l’eau bénie par un prêtre, et son usage dans la liturgie ou la vie chrétienne, font partie des sacramentaux : les rites ou signes – tels que les bénédictions, consécrations, autels, médailles… – institués par l’Église pour l’obtention de grâces particulières. Il s’agit d’aider les fidèles dans leur vie quotidienne : protection des personnes ou des lieux, combat contre les tentations… Plus largement, pour aider le chrétien à être fidèle à la grâce de son baptême, et à devenir un saint. S’appuyant sur le Catéchisme de l’Église catholique, l’abbé Fontelle rappelle les fruits liés à l’usage de l’eau bénite, parmi lesquels la rémission des péchés véniels et l’éloignement des démons (saint Thomas d’Aquin précise d’ailleurs que c’est le sacramental idoine dans ce dernier cas).

    Eau bénite, pas « potion bénix » !

    Mais attention : l’eau bénix n’est pas une potion magique. Son efficacité, qui procède de la passion et de la résurrection du Christ, dépend des bonnes dispositions de l’utilisateur : humilité, mais aussi foi, espérance et charité, qui mettent en relation directe avec Dieu. Ainsi, se signer avec un peu d’eau bénite n’entraîne pas automatiquement la rémission des fautes vénielles : encore faut-il les reconnaître et en avoir la contrition. Dans ce cas, d’ailleurs, l’usage de l’eau bénite ne dispense pas du recours, fréquent, au sacrement de réconciliation. À noter aussi : les grâces demandées, telles que les guérisons, doivent correspondre au dessein de Dieu. Attention enfin à ne pas se limiter au seul geste (signe de la croix, onction…) mais à l’accompagner d’une prière, même brève, ou au moins d’une prise de conscience de ce que l’on fait. Essentiel pour ne pas tomber dans l’automatisme.

    « Dans ces conditions, l’eau bénite peut, et même doit, retrouver sa – juste – place dans la vie chrétienne, comme l’encourage d’ailleurs le concile Vatican II », souligne le Père Fontelle. Pourquoi, par exemple, ne pas veiller à en user au seuil de chaque eucharistie dominicale, pour y entrer purifié et restauré dans notre dignité baptismale ? Pourquoi, aussi, ne pas la réintroduire dans les maisons, où elle a eu sa place (au creux de petits bénitiers) pendant de nombreux siècles ? On pourrait ainsi en user, par exemple, lors de la prière, personnelle ou familiale, ou encore pour bénir les enfants, au moment du départ à l’école, ou du coucher.

    Élisabeth de Baudoüin

    Quatre saints parlent de l’eau bénite

     

    « Pour faire votre prière comme il faut, il faut prendre de l’eau bénite, afin d’éloigner de vous le démon, et faire le signe de la croix, en disant : "Mon Dieu, par cette eau bénite et par le sang précieux de Jésus-Christ votre Fils, lavez-moi, purifiez-moi de tous mes péchés". Il faut bien nous persuader que si nous le faisons avec foi, nous effacerons tous nos péchés véniels. »
    Saint Curé d’Ars


    « Quand on dit que la bénédiction de l’évêque et l’eau bénite effacent les péchés véniels, ce n’est pas en vertu de la bénédiction, mais en vertu de l’acte d’humilité que l’on fait en la recevant, et en vertu du retour que nous faisons de notre esprit en Dieu ».
    Saint François de Sales


    « Il est bon d’avoir toujours de l’eau bénite en sa maison, auprès de son lit, afin d’en prendre au soir en se couchant et au matin en se levant, et quand on sent quelque tentation ou peine d’esprit ».
    Saint Jean Eudes



    « Il n’y a rien de plus efficace que l’eau bénite pour repousser les démons et les empêcher de revenir… pour moi, j’en éprouve une consolation très particulière et très sensible lorsque j’en prends. Et je l’affirme, elle me fait éprouver d’ordinaire un bien-être que je ne saurai exprimer, et une joie intérieure qui fortifie toute mon âme. »


    Sainte Thérèse d’Avila

     

     

     

    É. de B.

    Source : Famille Chrétienne

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    11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 05:39

    Dans son éditorial d'un numéro consacré à la christianophobie, Aymeric Pourbaix écrit :

    C"S’il en est un qui a réussi son plan de communication, c’est bien Romeo Castellucci. Était-ce volontaire ? C’est assez probable, mais ce qui est encore plus certain, c’est que cet auteur de théâtre s’est offert, en mettant en scène le visage du Christ dans une pièce scatologique, une belle publicité. Sans cela, sans les réactions scandalisées qu’elle a provoquées, il n’est pas sûr que la postérité aurait gardé une quelconque trace de cette « œuvre ».

    Ce qui est non moins certain, c’est que dans cette affaire, les catholiques paient en quelque sorte la facture de cette publicité gratuite, en se divisant parfois violemment sur le caractère sacrilège de la pièce, sur les moyens de répondre ou pas, et en étalant leurs divisions sur la place publique. Comme le dit justement un prêtre parisien : « Avons-nous encore les moyens de ces batailles de clochers ? Avons-nous les moyens de nous taper dessus et de paraître divisés aux yeux du monde ? » La question mérite d’être posée clairement, à nous catholiques gaulois, à l’heure où Benoît XVI fait tout ce qu’il peut pour assurer l’unité au sein de l’Église et rassembler ses brebis…

    Pourquoi l’art contemporain semble fasciné par la figure du Christ au point de l’associer, à plusieurs reprises récemment, à des élucubrations scatologiques, que ce soit dans une pièce de théâtre subventionnée ou un tableau ? On peut aussi se le demander. Il y a là un télescopage brutal entre la grâce divine et ce qu’il y a de plus vil dans la nature, qui ne peut que blesser ce qu’un évêque avait appelé, lors de la sortie en 1988 du film de Scorsese, La Dernière Tentation du Christ, la « liberté spirituelle de millions d’hommes et de femmes ».

    Comme catholiques, nous savons pourtant que la nature n’est pas mauvaise en soi, qu’elle porte l’empreinte divine du Créateur et, par conséquent, qu’elle est capable de beautés grandioses, de paysages magnifiques ou de dévouements admirables. Pourquoi, dès lors, privilégier cet échelon ?

    En opposant aussi radicalement la nature et la grâce, l’artiste ne fait pas œuvre utile, il produit nécessairement un déséquilibre et un désordre, et il offense les croyants. Dans un discours adressé aux artistes, Pie XII affirmait que « pour que l’art accomplisse avec dignité et fruit sa glorieuse mission d’entente, de concorde, de paix », il faut que par les sens, il s’élève « des petitesses et des mesquineries passagères, vers l’éternel, vers le vrai, vers le beau, vers le seul vrai bien, vers le seul centre où se réalise l’unité, vers Dieu »."

    Le dossier spécial propose :

    • Enquête sur l’objet du scandale, la pièce « sur le concept du visage du Fils de Dieu », qui peut diviser des catholiques
    • Décryptage sur les affaires mettant aux prises l’art subventionné et la figure du Christ
    • Interview du pasteur et artiste Père Michel-Marie Zanotti–Sorkine
    • Les images du Christ dans l’histoire, 2000 ans d’attaque
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    25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 06:17


    Le cardinal André Vingt-Trois prendra part à la rencontre du Trocadéro, le jeudi 27 octobre prochain. Le président de la Conférence des évêques de France explique pourquoi il est normal que l’Église catholique soit motrice dans cette démarche de dialogue. Troisième entretien d’une série de six en préambule de la prochaine rencontre interreligieuse d’Assise.
    Zoom

    Qu’attendez-vous de la Rencontre des religions pour la paixorganisée à Paris  en écho au rassemblement d’Assise ?

    Je souhaite montrer que l’écoute et le respect mutuel sont inhérents à chaque religion, je souhaite que nous donnions une image publique de ce vers quoi tout le monde s’efforce d’aller.

    Dans nos sociétés occidentales, certains courants idéologiques accusent les religions d’être l’une des causes de la violence sociale. Nous, responsables religieux, devons être capables de nous tenir publiquement ensemble pour dire que nous voulons la paix et que nous nous y employons.

    Ce dialogue avec les autres confessions n’est-il pas que le seul souci de l’Église catholique ?

    Il y a plusieurs explications à cette impression. La première est qu’historiquement et géographiquement, les relations entre les religions ne sont pas les mêmes selon le pays où l’on se trouve. En France, où le catholicisme est culturellement majoritaire, nous avons une responsabilité particulière : nous devons prendre l’initiative et développer les relations avec les autres religions. D’autre part, nous croyons que la volonté de Dieu est d’accomplir le rassemblement de l’humanité. Cette vision théologique doit nous inspirer le désir d’aller à la rencontre de l’autre.

    Ce type de rencontre ne renforce-t-elle pas le relativisme ambiant qui affirme que toutes les religions se valent ?

    Cette rencontre signifie que toutes les religions sont mobilisées pour la paix, et je ne peux que m’en réjouir. Cela ne veut pas dire que toutes les religions aient la même valeur, ni qu’elles croient la même chose. Quand je rencontre les responsables musulmans ou juifs, je n’ai pas l’impression de me retrouver avec les croyants d’une nouvelle foi, qui serait subitement devenue commune.

    Outre une meilleure connaissance réciproque, quelle est alors la finalité de ce dialogue, ?

    Dans la mesure où c’est possible, le dialogue interreligieux illustre la volonté de collaboration des confessions pour permettre une meilleure coexistence des peuples. Il comporte également l’idée que, si nous avons un échange profond et franc les uns avec les autres, nous serons stimulés à une vie plus parfaite, chacun dans la logique de sa religion. On n’entre pas en dialogue pour s’annexer les autres, mais pour être plus fidèle à sa foi et en espérant que les autres seront plus fidèles à la leur.

    Qu’entendez-vous par « en espérant que les autres seront plus fidèles à leur foi » ?

    Entre les textes de référence, les traditions auxquelles nous nous référons, et la pratique de tous les jours, il y a beaucoup d’écart. Pour que nous puissions progresser, il est nécessaire qu’un travail soit accompli au sein de chaque religion par rapport à sa tradition. Ainsi, de nombreux débats théologiques traversent l’islam, dans la manière de se situer par rapport au Coran. Si nous voulons y voir clair, nous avons intérêt à ce que les musulmans progressent dans ce travail.

    Ne s’agit-il pas aussi de faire front contre le laïcisme qui progresse en France ?

    Si l’État français est constitutionnellement laïc, la société elle n’est pas areligieuse. Les religions existent, elles sont visibles et elles peuvent échanger les unes avec les autres et dire quelque chose à la société. C’est ce que nous voulons signifier.

    Benjamin Coste

    Source : Famille Chrétienne


    Lisez aussi :

    Pour la Fédération protestante, « en France, le dialogue interreligieux est nécessaire à la paix sociale »

    Pour la communauté juive : « Vatican II et Nostra aetate ont révolutionné nos rapports avec l’Église »

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    21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 06:00

    Eh oui ! Les prêtres, comme tous les êtres humains, ont des défauts… Pour autant, doivent-ils être la cible des critiques des fidèles ? N’ont-ils pas plutôt besoin d’être soutenus et encouragés ? Adoptons envers eux une attitude juste, dans la vérité et la charité.

    Zoom
    © TOOGA COLLECTION - LIFESIZE – GETTYIMAGE

    « Il a mauvais caractère... Il ne sait pas déléguer... Il n’a pas d’autorité sur les gamins du caté... Ses sermons sont trop longs... Il n’est pas assez marial... Il l’est trop...»Alors que les candidats ne se bousculent pas au portillon des séminaires diocésains, les paroissiens se plaignent souvent de leur curé (ou de son vicaire) et le critiquent derrière son dos… Quand ils ne lui tombent pas directement dessus ! 


    Le respecter et l’aimer tel qu’il est

    Résultat ? Blessé, le prêtre est alors tenté par le découragement. « Lui qui se donne beaucoup, tout en vivant une certaine forme de solitude, aurait au contraire besoin d’être encouragé et de se sentir respecté et aimé tel qu’il est », regrette le Père Patrick de Varax, curé de Saint-Pierre de Gex, dans le diocèse de Belley-Ars (Ain). De plus, en adoptant le parti de la critique systématique, « les fidèles scient la branche sur laquelle ils sont assis », poursuit le Père de Varax. Ce dont témoigne Claire, une mère de famille du pays de Gex : « Quand on critique à tout bout de champ les prêtres de la paroisse devant les enfants, on risque de décourager les vocations sacerdotales ».

    Un nécessaire esprit critique

    Cela signifie-t-il que les prêtres ne sont pas critiquables ? « Autrefois, le prêtre était sacré. On le mettait sur un piédestal, se souvient l’Abbé José Vilain, prêtre retraité du diocèse d’Angers. Or, c’est un homme comme tout le monde, avec ses qualités, mais aussi ses défauts, ses misères... » Même observation, assortie d’une mise en garde, chez le Père de Varax : « Le sacerdoce est immense, mais l’homme qui en est investi, bien qu’il tienne la place de Dieu, comme disait le Curé d’Ars, est pauvre et pécheur. Attention à ne pas l’idéaliser ».

    Comme tout le monde, le prêtre commet des erreurs et des maladresses. Il peut ne pas être juste, sur le plan humain ou celui de la foi. Certains actes ou certaines paroles ne doivent pas faire l’objet d’un déni et être passés sous silence. « Il ne s’agit pas de faire un chèque en blanc au curé de la paroisse, de dire amen à tout ce qu’il dit et fait. Les fidèles doivent garder l’esprit critique », insiste le Père de Varax. Mais alors, comment le faire à bon escient ?


    Le prêtre a besoin de nos prières

    Une attitude « juste » repose d’abord sur le dialogue et la délicatesse. « Si quelque chose ne va pas – une maladresse, une exagération... –, il faut tout simplement aller le dire, gentiment », conseille l’Abbé Vilain. « Mon curé m’avait blessée, raconte Claire. Plutôt que de ressasser et de faire du mauvais esprit, j’ai pris mon courage à deux mains, et je suis allée lui parler, en tâchant d’y mettre les formes. » Pour le Père de Varax,« la critique faite dans la lumière et la charité est positive. Elle fait grandir toute la communauté ».

    Mais dans la relation entre prêtres et paroissiens, la charité ne s’arrête pas là. En effet, le sacerdoce suppose un combat, à la hauteur des enjeux, importants : « Quand un prêtre tombe, c’est toute une communauté qui est touchée. À l’inverse, un saint prêtre est un torrent qui emporte tout », explique le Père de Varax. Satan n’avait-il pas coléré contre le Curé d’Ars : « S’il y en avait trois comme toi sur la Terre, mon royaume serait détruit » ?

    C’est pourquoi le prêtre a également besoin de la prière et des sacrifices des fidèles. N’est-ce pas un juste retour des choses ? En répondant à l’appel de Dieu, le prêtre a bien tout quitté pour se mettre à leur service… Une famille a ainsi prié (et même jeûné) pour un jeune prêtre qui avait abandonné le sacerdoce un an après son ordination, demandant à la Vierge de « lui tendre une main secourable ». Suppliques entendues : quelques temps plus tard, le pasteur est « rentré à la maison ». Plus largement, Claire, qui porte les prêtres de sa paroisse dans le chapelet quotidien, prie « pour qu’ils puissent dire : “Je suis heureux parce que je suis prêtre” ».

    Élisabeth de Baudoüin

    Source : Famille Chrétienne

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    18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 04:14

    DÉBAT

    Trop de pape?

    Avec Frigide Barjot, humoriste et chroniqueuse, et Jean-Pierre Schmitz coprésident des Réseaux du parvis, fédération d’associations catholiques qui veulent vivre leur rapport à la foi autrement. Animé par Jean Mercier, journaliste à La Vie.

    © Jean-Matthieu Gautier / CIRIC

    © Jean-Matthieu Gautier / CIRIC

     

    Compte-rendu du débat

    La salle n’était pas comble mais très concentrée vendredi après-midi pour un débat parfois vif avec deux intervenants aux positions très tranchées. 

    Mais quel est donc le sujet ? Question récurrente tout au long du débat. Il faut dire que le titre du débat laissait la place aux interprétations. S’agissait-il de parler du pape, de la hiérarchisation ou de l’Église catholique en général ? Les deux participants ont commencé par raconter leur parcours respectif et expliquer leur position. C’est Jean-Pierre Schmitz qui a pris la parole le premier. D’abord pour reconnaître les qualités « d’esprit » de Benoît XVI mais aussi pour dire "le poids écrasant de la fonction, surtout pour un homme âgé." Il a ensuite rappelé ce qui avait conduit diverses associations à se rassembler dans la fédération des Réseaux du parvis « notamment sur les questions sociales mais aussi sur les cérémonies, quand on voit tant de pompes ou est l’Évangile ?" 

    Jamais sans les ors et l'encens ! Frigide Barjot, en t-shirt Touche pas à mon pape, "J’annonce la couleur", rigole-t-elle, a ensuite raconté comment ce sont les hommes d’Église qui l’ont ramené au catholicisme. D’abord le cardinal Lustiger, lorsqu’elle assiste à une messe "et vous voyez les ors et l’encens, ça m’a saisie", puis le pape Jean Paul II et enfin Benoît XVI. Elle titille son interlocuteur et le public avec la force de ses convictions : "J’ai trouvé le sens de ma vie, j’ai trouvé Jésus (…) être catholique c’est faire partie de l’Église en adhérant au Credo." 

    Et pourquoi pas tout réorganiser ?
     Tout au long du débat, la question d’une autre organisation s’est posée. La fédération des Réseaux du parvis propose une organisation en fédération, dans le public, on suggère "l’émergence de nouveaux patriarcats", mais avec un pape qui resterait quand même le gardien de la tradition. Des regards ont aussi été jetés du côté du fonctionnement des systèmes anglicans, orthodoxes ou protestants, mais qui possèdent aussi leurs propres failles. Frigide Barjot peste contre les médias et le traitement qu’ils réservent au pape : "C’est simple il dit blanc, ils disent noir", et rappelle le danger de trop de permissivité et d’une société sans autorité. 

    Le Christ avant tout. C’est finalement du public que viendra la réconciliation après un débat qui commençait à s’échauffer un peu. Un jeune homme, historien de formation, rappelle : "Chacun a sa propre sensibilité, respectons nous !" Les deux interlocuteurs en conviendront, ils rappelleront aussi que leur engagement, c’est le Christ, et termineront le débat en s’embrassant.

     

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    18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 04:07


    2012 sera donc «  une année de la Foi  ». Benoît XVI l’a annoncé, dimanche 16 octobre, aux participants de la première rencontre organisée par le nouveau Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Évangélisation. Le début* de cette année, le 11 octobre 2012, coïncidera avec le cinquantième anniversaire du Concile Vatican II et le rapprochement avec ce grand événement ecclésial dont Jean XXIII fut l’initiateur n’est nullement fortuit. On l’a peut-être oublié aujourd’hui, mais le dessein du bienheureux pape était d’offrir au monde moderne les richesses de la Révélation du Christ. Déjà il apparaissait qu’une logique de sécularisation, issue de l’incroyance des Lumières du XVIIIe siècle, conduisait à une déchristianisation des anciennes nations de chrétienté, tandis qu’il fallait poursuivre l’évangélisation des autres continents dans une conjoncture mondiale alors bouleversée par les idéologies prétendument «  progressistes  ».

    En un demi-siècle, l’optimisme progressiste — communiste ou technocratique — a cédé la place à un pessimisme «  écologique  » guère plus raisonnable, tandis que la dictature du «  Marché  » produisait ses effets délétères, mais la tendance d’un décrochage massif de l’Europe par rapport à son patrimoine originel s’est confirmée. On assiste par ailleurs à une redistribution des forces spirituelles et l’Église catholique se trouve souvent en butte avec l’offensive des évangéliques et un impérialisme islamiste. C’est dans ce contexte chamboulé que beaucoup de chrétiens ont conçu la nécessité d’un redéploiement de la mission, aussi bien dans nos nations sécularisées que dans toutes celles dont le destin est en train de tourner avec les révolutions induites par la mondialisation.

    Ce nouvel âge de l’Histoire, dont parlait déjà le Concile, a donc rendu caduques nombre de théories du siècle dernier et surtout obsolète la mentalité de repli qu’impliquait un trop grand alignement sur les idéologies séculières. Le temps est venu d’un réveil, y compris là où le sentiment de la fatalité et du déclin a pris le dessus. L’année de la Foi sera mise à profit pour un réveil des énergies, celui qui suscite l’Esprit de force, l’Esprit de Pentecôte qui renouvelle la face de la terre. n

    * Elle se terminera le 24 novembre 2013.

    Source : France Catholique

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    7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 05:26


    Vidéos en direct, reportages photos, comptes-rendus de débats… Lavie.fr se met aux couleurs des Etats généraux du christianisme du 5 au 9 octobre pour vous permettre de vivre l’évènement comme si vous étiez.

    Les Etats généraux du christianisme en direct sur lavie.fr

     

     

    Les débats filmés et retransmis en direct

    Comme pour l’édition 2010, tous les grands forums ainsi qu’une sélection de débats seront filmés en direct, et resteront disponibles sur lavie.fr pour une durée indéterminée. 
    Cette année, nous vous proposerons même deux directs simultanés. Voici le programme de nos retransmissions :  

    Mercredi 5 octobre

    18h30 -  21h 
    La démocratie se perd-elle dans la société du spectacle ?

    Vendredi 7 octobre

    9h30 – 11h Faut-il avoir peur de l’islam ? (débat)
    10h – 13h Faut-il avoir peur ? (grand forum)
    11h30 – 13h Les théories du genre, un danger pour la société ? (débat)
    15h – 16h30 Le désir est-il fidèle ? (débat)
    17h – 18h30 Qu'est-ce qui fâche dans l'Eglise ? (débat)

    Samedi 8 octobre 

    9h – 12h Qu’avons-nous fait de l’amour ? (grand forum)
    9h30 – 11h Réconcilier l'homme et l'économie, pour changer le monde ? (débat)
    11h30 – 13h La fragilité, clé de la performance ? (débat)
    15h – 16h30 Vivre les ruptures, vivre les crises  (débat)
    15h – 17h Chrétiens, réveillez-vous ! (grand forum)
    17h – 18h30 Faut-il afficher davantage notre christianisme ? (débat)

    Emissions radio RCF retransmis sur lavie.fr

    Trois rencontres exceptionnelles avec les animateurs ou les intervenants des Etats Généraux du christianisme vous seront proposées par les journalistes de RCF, en direct depuis l'Université catholique de Lille : 

    Vendredi 7 octobre

    17h -18h
     Le Press Club présenté par Anne Kerléo. Parmi ses invités, Thomas Levivier, de la Croix du Nord, Bernard Deseure, de la Voix du Nord, Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de La Vie, et Jean-Claude Guillebaud, écrivain et essayiste

    Samedi 8 octobre

    13h - 14h
     Stéphanie Gallet anime une table ronde sur le thème : "Débattre dans l'Eglise, pourquoi, comment ? Quelle contribution des Etats Généraux du christianisme ?". Parmi les intervenants, Michel Cool, rédacteur en chef du journal La Vie, Patrice Gourrier, prêtre, Koz toujours, bloggeur, et Thérèse Lebrun, président-recteur de l'Université catholique de Lille.

    17h - 18h Anne Kerléo anime une table ronde sur le thème "Faut il avoir peur ?".
    Avec Elisabeth Marshall, rédactrice en chef du journal La Vie, le pasteur Carlos Payan, Olivier Morice, avocat des familles dans l'affaire Karachi, Thérèse Glardon, théologienne.

    Emission spéciale du Jour du Seigneur et messe en direct

    Dimanche 9 octobre, Le Jour du Seigneur consacre une émission spéciale aux des Etats généraux, diffusée en direct sur France 2. Elle sera suivie par la messe filmée, elle aussi en direct, depuis la chapelle de l’Université catholique. Dès le lundi 10 octobre, vous pourrez revoir à souhait la messe et l’émission spéciale sur lavie.fr, pour une durée de 15 jours. Plus d'infos en cliquant ici.

    Suivez l’évènement sur Facebook et Twitter

    Abonnez-vous au fil twitter des Etats généraux et devenez "fan" de la page Facebook  pour ne rien rater de l’évènement, et des publications sur lavie.fr, heure par heure.

    Les autres rendez-vous sur lavie.fr

    • Des reportages d’ambiance, le compte-rendu des débats et ateliers, enrichis de sons, vidéos et de photos prises sur le vif, vous seront aussi proposés au fur et à mesure du déroulement de l’évènement
    • Une fois l’évènement terminé, vous pourrez revoir à volonté les débats filmés, et réécouter tous les débats sous forme de streaming audio.
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