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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 05:54

Editorial

Geffroy Christophe

Nous avons appris fin mai que la théorie du gender (du « genre ») sera officiellement enseignée en 1ère dès la rentrée prochaine (elle l’est déjà à Sciences-Po). Cela se fera en SVT, discipline censée donner des bases sur des matières scientifiques. Or, la théorie du gender n’a strictement rien de scientifique, elle relève de l’idéologie la plus pure. Que dit-elle en effet ? Que la masculinité et la féminité (le « genre ») ne seraient pas déterminées par le sexe de la personne, mais par la culture, d’où l’idée de pouvoir devenir ce que l’on veut être, indépendamment de son sexe : on ne naîtrait pas homme ou femme, on le deviendrait (1) !

Le propre d’une théorie vraiment scientifique est de pouvoir être discutée pour permettre une éventuelle réfutation. Or, rien de tel avec le gender, puisque dénoncer l’absurdité de cette théorie, c’est forcément être victime de ses préjugés, hérités de sa culture, c’est révéler son racisme, son machisme et son homophobie. Aucun débat n’est ainsi possible, les lois antiraciste et antihomophobie aidant au besoin à faire taire les récalcitrants.

 

Née aux États-Unis dans les années 60 à la suite d’influences principalement françaises – Beauvoir, Foucault, Derrida… les philosophes de la « déconstruction » –, la théorie du gender a révélé son influence lors de la conférence de l’ONU sur la femme à Pékin, en 1995. Depuis, elle s’impose peu à peu dans les instances internationales en raison de la puissance des lobbies féministe et homosexuel qui la promeuvent. En effet, le gender feminism rejette le féminisme classique jugé trop timoré dans ses revendications d’égalité, son objectif étant infiniment plus radical en visant la destruction de la société patriarcale, ce qui suppose d’aller jusqu’à la « déconstruction » du langage, de la famille, de l’éducation, de la religion, de la culture, de la sexualité… Sorte de néomarxisme, le gender va en réalité beaucoup plus loin pour saper les bases de la société. « Pour les gender feminists, les marxistes ont échoué en voulant se concentrer sur des solutions d’ordre économique sans s’attaquer directement à la famille, la véritable cause des classes » (2).

 

Cette théorie du gender est l’aboutissement de la folle revendication de notre postmodernité d’une totale autonomie de l’homme qui refuse ce qui s’impose à lui sans qu’il l’ait choisi, allant maintenant jusqu’à façonner lui-même son propre genre, masculin, féminin, bi ou trans ! Outre la religion, bien sûr, qui enseigne l’existence d’un Dieu au-dessus de l’homme, le grand ennemi du gender est la notion de nature : un ordre créé implique en effet une finalité (ce pour quoi on est fait), de même que reconnaître une nature commune à tout homme – qui fonde sa dignité d’être raisonnable – suppose qu’il n’est pas libre de faire tout ce qu’il veut : il est ici limité par la loi naturelle qui s’impose à lui. On voit bien, derrière cette folle évolution, les revendications d’une volonté détachée de toute morale objective qui ne recherche qu’à faire accepter par la société toute pratique qu’elle juge légitime à tel moment. Et, en démocratie relativiste, il suffit d’une majorité pour avaliser n’importe quoi : hier l’avortement (puisque le petit être que l’on tue ne partage pas notre nature humaine qui n’existe pas), aujourd’hui l’union homosexuelle, demain l’euthanasie et, pourquoi pas, la polygamie si une majorité en est d’accord.

 

Au nom de l’égalitarisme hérité du marxisme, on confond égalité et identité, comme si deux êtres ne pouvaient pas être ontologiquement égaux et cependant différents, complémentaires. La dialectique mise en branle par le gender, à l’instar du marxisme, s’appuie sur la haine et le rejet de l’autre, jugé opprimant car différent. C’est une porte ouverte vers une société inhumaine, vers un totalitarisme effrayant, car il détruit l’homme d’une façon apparemment « douce » mais en réalité très violente en le ramenant au rang d’un vulgaire animal qui ne connaît aucune limite à son propre pouvoir de destruction, brisant tous les interdits les plus structurants – bases d’une civilisation digne de ce nom – ne pouvant que mener à un nihilisme absolu permettant toutes les transgressions.

 

Dans cette affaire, la responsabilité des « élites » – médiatiques, politiques, intellectuelles… – est gravissime, car jamais une telle théorie ne se serait développée sans leur complaisance et leur soutien massif, sans les attaques incessantes que le modèle familial classique a subi en Occident depuis un demi-siècle, sans l’invraisemblable tyrannie du « politiquement correct » qui étouffe toute pensée – au besoin par la loi – opposée aux normes édictées par les puissants du jour. Si l’information était seulement équilibrée et honnête, jamais une telle théorie n’aurait franchi le seuil de la marginalité, tant il est évident qu’elle heurte le sens commun le plus élémentaire.

En imposant le gender aux lycéens, le gouvernement de « droite » viole les consciences de nombre de parents, ouvrant la voie à une légitime objection de conscience. N’hésitez pas à manifester clairement votre opposition à cette mesure criminelle et scandaleuse (3).

 

(1) Le gender est un sujet suffisamment grave, nous lui consacrerons un dossier de fond en octobre. (2) Oscar Alzamora Revoredo, dans le très remarquable Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques, Conseil pontifical pour la Famille, Téqui, 2005, p. 563. (3) Signez les pétitions des AFC sur www.afc-france.org/education/petition-education et celle sur http://ecole-deboussolee.org/ 

 

Source :La Nef N°228 DE JUILLET-AOUT 2011

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Published by paroisse.bligny - dans Société
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Jean-Pierre 31/08/2011 09:56


Des députés UMP viennent enfin d'interpeler le ministre de l'éducation nationale... Il n'est que grand temps, à une semaine de la rentrée scolaire, que des députés se préoccupent de cette
imposture. Alors qu'ils ont été alerté depuis de nombreux mois…

Quatre-vingt députés UMP ont demandé mardi au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, le retrait de manuels scolaires qui expliquent "l'identité sexuelle" des individus autant par le
contexte socio-culturel que par leur sexe biologique.

Ces parlementaires, conduits par Richard Maillé, député des Bouches-du-Rhône, font ainsi écho aux critiques exprimées sur le même sujet au printemps par la direction de l'enseignement
catholique.

Dans une lettre au ministre, ils estiment que ces manuels de SVT (Sciences et vie de la terre) de classe de première font référence à "la théorie du genre sexuel".

"Selon cette théorie, les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités: homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels",
écrivent-ils. Il s'agit selon eux d'une "théorie philosophique et sociologique qui n'est pas scientifique, qui affirme que l'identité sexuelle est une construction culturelle".

Les signataires citent un passage d'un manuel publié par Hachette: "Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de
féminin. Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre
positionnement par rapport à l'autre".

Jugeant "du devoir de l'Etat de mieux contrôler le contenu des manuels scolaires" et ajoutant que "la "théorie du genre sexuel" n'apparaît pas stricto sensu dans les programmes d'enseignement de
SVT" définis par le ministère, les députés concluent à l'adresse de Luc Chatel: "Nous comptons sur votre action afin de retirer des lycées les manuels qui présentent cette théorie".

Dans une circulaire du 30 septembre 2010, le ministère indiquait que les programmes de SVT de première devaient comporter un chapitre intitulé "devenir homme ou femme". "Si l'identité sexuelle et
les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l'orientation sexuelle fait partie, elle, de la sphère privée", précisait la circulaire.

La lettre est notamment signée par Christian Vanneste, Lionnel Luca et Jacques Myard, fondateurs du collectif de la Droite populaire, Bernard Debré, Eric Raoult et Hervé Mariton.


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