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Abbé Yves GROSJEAN


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Le saint du jour

Le psaume du jour

 

 

11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 18:29

Le corps du bienheureux Innocent XI, béatifié en 1956, a été transféré, dans la soirée du 8 avril, de la chapelle Saint-Sébastien, dans la basilique Saint-Pierre - qui accueillera le corps de Jean-Paul II après sa béatification - à l'emplacement préparé sous l'autel de la transfiguration, a rapporté Radio Vatican.

La cérémonie a été présidée par le cardinal Angelo Comastri, vicaire du pape pour l'Etat de la cité du Vatican, qui a conduit la procession. Le chant des litanies aaccompagné l'urne du bienheureux Innocent XI.

Dans la chapelle Saint-Sébastien, les derniers travaux sont en cours, pour renouveler l'installation électrique. Mais la place est déjà prête pour accueillir le corps de Jean-Paul II après sa béatification.

La chapelle Saint-Sébastien se trouve dans le bas-côté droit de la basilique Saint-Pierre, entre la Pieta de Michel-Ange et la chapelle du Saint-Sacrement.

ROME, Lundi 11 avril 2011 (ZENIT.org)

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 16:58

 Le Premier Juillet 2010 Benoît XVI a signé la promulgation du décret reconnaissant le martyre de Soeur Marguerite Rutan, une religieuse française des Filles de la charité de saint Vincent-de-Paul guillotinée durant la Révolution le 9 avril 1794. Selon l’acte d’accusation, elle aurait cherché «à corrompre et à ralentir l’esprit révolutionnaire», elle qui avait consacré sa vie au service des pauvres.

Ce sera donc le 19 juin 2011 aux arènes de Dax qu’aura lieu la béatification de Sœur Marguerite Rutan.dax arenes.jpg

 Il n’y a jamais eu de béatification dans le diocèse de DAX puisque avant Benoit XVI cette célébration se déroulait à Rome. St Vincent de Paul est le dernier saint Landais reconnu.

rutan metz.jpgJusque-là, son seul titre de gloire était une rue à son nom dans le quartier de Bellecroix, à Metz. Dans environ six mois, sœur Marguerite Rutan va basculer dans la catégorie rare des bienheureuses de l’Eglise catholique.

A Dax, où cette Messine a péri sur l’échafaud, l’événement promet d’être grandiose.

Quatre jours de cérémonies et de processions sont déjà envisagés. Avec pour point d’orgue un culte public célébré, non pas dans la cathédrale, jugée trop petite pour accueillir les 4 000 chrétiens attendus, mais dans les… arènes !

Un légat du Pape fera pour l’occasion le déplacement depuis le Vatican. Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, sera également présent. La congrégation des Filles de la charité, à laquelle appartenait Marguerite Rutan, devrait également être grandement représentée.

Il est vrai que les béatifications ne sont pas légion tant le chemin y menant est tortueux. La preuve : celle de sœur Marguerite Rutan survient deux siècles après sa mort. Et un siècle après que la première demande a été déposée.

Deux procès en béatification eurent lieux. La recherche de documents fut difficile car des pièces disparurent dans un incendie. Heureusement un prêtre avait pris soin d’en faire des copies.

«  Elle émanait de Mgr Touzet, évêque du diocèse d’Aire-sur-l’Adour et de Dax. C’était en 1906 », indique Jean-Marie Clertan. A l’époque, c’est Pie X qui a soeur rutan 1908_couverture.jpgréceptionné le dossier qui a ensuite progressé bon an mal an au gré des changements de papes et d’évêques. Ces derniers sont en effet chargés de centraliser l’enquête approfondie, véritable instruction judiciaire !

Il a finalement fallu que l’évêque landais actuel, Mgr Breton, en fasse une priorité et se fende de plusieurs voyages à Rome pour que la requête aboutisse enfin.

«  L’Eglise ne souhaite pas galvauder cet honneur et ne l’autorise que lorsqu’il ne subsiste aucun doute sur la qualité de la personne. Le dossier doit être soutenu par des gens convaincus et volontaires. Les démarches sont très exigeantes. Il faut sans cesse apporter des preuves ou des témoignages qu’on n’a pas », raconte le porte-parole.

C‘est un organisme spécialisé du Saint-Siège, la Congrégation pour les causes des saints, qui a procédé au procès en béatification, avant de remettre ses conclusions au pape, à qui revient l’ultime décision. Avocats de l’ange et du diable y sont alors allés de leurs arguments. L’objectif étant de ne rien laisser dans l’ombre de la vie du serviteur de Dieu, y compris tout ce qui pourrait être défavorable à sa cause. Le martyre de sœur Marguerite Rutan a, semble-t-il, suffit à la rendre exemplaire. L’Eglise en a conclu que l’offrande de sa vie, par fidélité à sa foi, constitue le suprême témoignage que peut donner un chrétien.  

Canonisation et béatification

Les actes de béatification et de canonisation ont pour but de proposer en exemple au peuple chrétien le témoignage d'un des membres défunts de l'Église et d'autoriser ou de prescrire un culte public en son honneur. Ce culte public se traduit par l'attribution d'un jour de fête au calendrier avec honneur plus ou moins solennel rendu au saint ou au bienheureux pendant l'office et la messe du jour de sa fête. Il se traduit aussi par la possibilité d'exposer des images et des reliques dans les églises.

Un peu d'histoire

Sœur Marguerite Rutan, Fille de la Charité, guillotinée à Dax, le 9 avril 1794, en haine de la foi, première supérieure de l'hôpital de Dax.

Rutan 1.jpgNée le 23 avril 1736, à Metz, la huitième de 15 enfants, Marguerite RUTAN est initiée aux travaux de son père, architecte. Elle apprend à s'occuper des enfants. Elle dirigera une manufacture pour eux à Pau et à Dax, créera des classes.

 Le 23 avril 1757, Marguerite RUTAN entre dans la Compagnie des Filles de la Charité de Paris en compagnie de deux se sœurs, Après avoir fait son Noviciat à Metz.  Elle quitte l'internat des novices pour Pau en ayant passé quelques mois à Toulouse, poste de confiance. L'Hôpital, pour relever ses finances, lui confie en sus des malades, la direction de la Manufacture des Enfants trouvés.

 Entre 1767 et 1773 cette religieuse officiera à Agde, Autun, Belle Isle. On la Rutan 2.jpgretrouve ensuite à Fontainebleau. uite etouve ensouooficieraetzoite de nuit de Dax le 27 nov 2007LlLLa Reine Marie-Antoinette, ayant visité et trouvé très bien tenu, sous la direction de Soeur RUTAN, l'hôpital de la ville, lui confie son amie Mademoiselle de Fleury, atteinte de la petite vérole.

Nommée a l'hôpital de Dax, c'est elle qui, à partir de 1779 réorganisa entièrement l'ancien Hôpital Ste-Eutrope (l'hôpital actuel), et dirigea son agrandissement sur la demande de l'Évêque de Dax, Monseigneur Le Quiem de Laneuville. Ce dernier avait enfin obtenu un arrêt du Conseil d'État faisant fusionner à l'Hôpital Ste-Eutrope l'ancien Hôpital St-Esprit, situé sur les bords de l'Adour dans le quartier du Sablar.

Rutan-3.jpgEn 1784, Soeur RUTAN surveille les constructions   de l'Hôpital Ste-Eutrope, à Dax, commencées par Monseigneur de Laneuville, fait allonger l'aile Nord, construit des classes et la Chapelle actuelle, selon ses propres   plans.

Notons que l'emplacement des deux hôpitaux de la ville, remontant sRutan 4.jpgans doute au Moyen-Age, était situé à l'extérieur des fortifications. Nous retrouvons cette disposition dans de nombreuses autre villes ; elle trouve son explication par les précautions prises en cas d'épidémie et vis-a-vis des vagabonds   qui étaient   éventuellement   recueillis   dans ces établissements,

Rutan-5.jpgLe 24 décembre 1793, le soldat Raoux, guéri à l'Hôpital, revient avec d'autres donner, à Soeur RUTAN, en remerciement, une   aubade. Elle leur offre à boire. Elle est accusée   d'avoir abandonné les autres soldats malades et d'avoir voulu fuir son poste avec les autres soeurs, emportant de nuit, leurs effets, non ceux   des malades, et de n'avoir pas prêté le serment du 3 octobre 1793.

 Le même jour , Soeur RUTAN est enfermée à la prison des femmes ; elles sontRutan-6.jpg 300 au Couvent des Carmes. Pendant 6 mois, elle y soutient moralement et soigne ses codétenues, attendant courageusement la mort qu'elle prévoit.

 Rutan-7.jpgLe 9 avril 1794, Pinet et Cossaune siégeant dans l'ancien Palais épiscopal (Mairie), condamnent, Soeur RUTAN. On a trouvé chez elle des papiers compromettants : des prières, et lettres des défunts hospitalisés qu'elle devait garder pour leurs familles. Les tambours couvrent ses paroles de défense. Sentence de mort immédiate prononcée.

 Le 9 avril 1794, le prêtre Lanelongue et Soeur RUTAN, liés dos à dos, passent Rutan-8.jpgrue Cazade. Elle donne son mouchoir et sa montre à deux dragons qui pleuraient. Les fenêtres sont closes en signe de deuil, seul un enfant lui sourit entre deux volets.

 Ce jour-là, la guillotine a bien fonctionné pour un mouton décapité. Le premier supplicié est le prêtre Lanelongue. Soeur RUTAN repousse le bourreau en disant «aucun homme ne m'a jamais touchée» et elle ôte elle-même son mouchoir de tête et ses fichus de cou.

Rutan-9.jpgSoeur RUTAN a chanté le magnificat le long du trajet et a osé regarder en face la mort d'un innocent, et, par pudeur, a repoussé courageusement le bourreau. Celui-xi est exaspéré ; lâchement il se venge par deux soufflets à la tête décapitée et il fouette le corps de la martyre. Le 9 avril 1805, un acte civil solennel de réparation est dressé pour la respectable victime.

 

Rutan-10.jpg

La cause de Soeur Marguerite RUTAN a été introduite depuis longtemps, avec d'autres martyrs de Dax.

 Images : Série de dix dessins à la plume rehaussés à l'aquarelle (17 sur 12 cm) signés B. PECASTAING. (Collection particulière, Dax.)
Mademoiselle Berthe PÉCASTAING, d'origine landaise, puisque descendant par sa mère de la famille des de Ces-Caupenne, artiste peintre, a travaillé à Paris au début du siècle, dans l'atelier de Maurice DENIS, s'est installée à Dax pendant la guerre, est décédée dans cette même ville aux environs de 1960.
Ces dessins d'une facture naïve et pleine de saveur, relatent différents épisodes de la vie de Soeur Marguerite Rutan,   première supérieure de l'hôpital de Dax.

Sur Marguerite RUTAN, voir :
— «Une intrépide fille de St Vincent de Paul, soeur Marguerite RUTAN» sans nom d'auteur,   ni date (vers 1907), F, Paillait   Abbeville.
— Pierre Coste, cm : «Une victime de la Révolution,   Soeur Marguerite Rutan, Fille de la Charité» , Paris, Desclée de Brouwer, 1908)

"Guide de l'Amicale : Centre hospitalier de Dax, N° 1, Jan. 1979, pp. 6-9

 

Publié dans Landais célèbre


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